XV
Recherches 'expérimentales sur Us sulfures naturels.
Le résultat de ces recherches consiste en ce que les sulfures naturels précipitent parfois les solutions métalliques ' comme feïaiènt des métaux librès, et donnent lieu ainsi à la reproduction dès métaux natifs observés dans les filons.
1 Lîauteür insiste à cette occassion sur les dssociationshaturellés' qui se tïouyeht imitées par ce procédé. Par exemple, la galène se chaifge de végétations d’argent et là pyrite de végétations ; d’or absolument identiques à celles que contiennent les collections de ihihéralo'gié. ; 1 '
Le travail se termine par des expériences sur des réductions opérées par les sulfures alcalins présents dans les eaux minérales et la théorie chimique de ces phénomènes est exposée d’une manière complète.
Reproduction artificielle de la brochantite.
(Comptes-rendus du U mars 1878).
La propriété réductrice de la galène s’exerce à la longue sur la solution du sulfate de cuivre en en précipitant le sous-sulfate appelé. brochantite parfaitement cristallisé. R faut d’ailleurs rappeler que
cette même espèce a précédemment été obtenue artificiellement par M. Friedel, en chauffant à 250 degrés la solution aqueuse du sulfate de cuivre ; mais le procédé dont il vient d’être question parait reproduire des conditions plus souvent réalisées dans la nature. En effet, outre que deux analyses de Magnus signalent l’oxyde de plomb dans le brochantite, on cite l’association, en Hongrie, de cette espèce avec la galène. L’oxydation spontanée de certaines pyrites de cuivre peut aisément alimenter des suintements de cyanose au contact du plomb sulfuré.
Reproduction artificielle de la mélanochroïte.
(Comptes-rendus du 28 octobre 1878).
L’expérience précédente répétée avec la solution du bichromate de potasse donne naissance au sous-chromate dit mélanochroïte lequel se montre, à Berezowsk, associé avec la galène.
On remarquera l’analogie de cette production par la galène, d’un sous-chromate aux dépens d’un bichromate alcalin, avec la production par le même sulfure d’un sous-sulfate de cuivre (brochantite) aux dépens de la couperose bleue.
xvm.
Reproduction artificielle des fers carbures natifs du Grolnland.
Eu réduisant au rouge, par l’oxyde de carbone un mélange de protochlorure de fer et de chlorure de nickel, l’auteur a produit un métal riche à la fois en nickel et en carbone qui offre tout le caractère de la fonte native, que les basaltes de l’île de Disko et du détroit deWaigatt au Groênland ont amenée aujour dans leur trajet ascensionnel.
Production et cristallisation, d’un süicate anhydre (enstatite) en présence de la vapeur d’eau , à la pression ordinaire.
La méthode imaginée par l’auteur diffère absolument de toutes celles qui avaient été mises en œuvre jusque-là. Elle consiste à mettre en présence à une température convenable, la vapeur d’eau, la vapeur de chlorure de silioum et la vapeur de magnésium. Quand l’opération est bien conduite, l’enstatite se dépose en abondance et elle se présente sous la forme d’une poudre blanche d’aspect analogue à la silice, mais offrant au microscope des caractères auxquels on ne saurait se tromper. Exceptionnellement les cristaux ont un volume un peu plus gros, plus de limpidité, plus de fendillement, une netteté plus parfaite d’arêtes ; on ne saurait alors les distinguer de la variété si remarquable que l’auteur a décrite en 1869, (V. le Cosmos) sous le nom de Victorite et que M. Des Cloizeaux a bien voulu soumettre alors à une étude cristallographique complète.
Reproduction artificielle du spinelle et du corindon.
L’expérience a consisté à mettre en présence, dans un tube chauflé, le chlorure d’aluminium, la vapeur d’eau, et le magnésium métallique. Le résultat consiste en cristaux, les uns cubiques et le s autres octaédriques , que leur dureté extrême , leur inaltérabilité absolue dans l’acide azotique bouillant, et leur composition identifient avec le spinelle naturel.
En traitant le chlorure d’aluminium par la vapeur d’eau, l’auteur a obtenu des lamelles hexagonales de corindon.
Reproduction synthétique des silicates alumineux et des silico-alnminates alcalins de la nature.
En traitant l'aluminium métallique par la vapeur d’eau et la vapeur de chlorure de silicium à la température rouge, on obtient des aiguilles cristallines qui paraissent identiques à la sillimanite.
Si on.ajoute dans lé tube où a lieu la réaction des fragments de potasse caustique, il se produit en extrême abondance des. cristaux brunâtres en trapézoèdes réguliers, parfaitement nets et présentant la composition de l’ampbigène.
Sur la chaux anhydre '.cristallisée.
L’auteur, en collaboration avec M. Albert Levallois a étudié une matière cristalline produite par la cuisson du calcaire de Champigny soumis pendant vingt huit mois consécutifs à la température de 1,200 à 1,300 degrés. Soumise â l’analyse cette substance cristalline s’est montrée entièrement composée de chaux anhydre et c'est la première fois qu’on ait eu l’occasion d’observer cecomposé.