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XX11I

Expériences et observations sur les roches vitreuses.

Recherches sur la dévitrification des roches vitreuses.

Cristallisation artificielle de l’orthose.

Origine des roches cristallines.

(Comptes-rendus du 2 décembre 1878).

Dans ces divers travaux l’auteur examine expérimentalement la question de savoir si les roches cristallines ne dérivent pas de roches vitreuses par voie de dévitrification.

On sait qu’on a eu plus souvent l’opinion inverse, mais une très grande difficulté résulte alors de la présence dans les verres naturels des élément volatils que la chaleur en dégage.

Expériences relatives au mode de formatim des nodules du grès de Fontainebleau.

Ces expériences précisent les conditions dans lesquelles peuvent se produire les diverses variétés de grès : compacts, feuilletés et botryoïdes.

xxvm.

Sur un mode spécial de formation des galets.

(La Nature du 21 avril 1877).

Il s’agit de véritables galets parfaitements ronds fournis par le oalcaire grossier inférieur de Coye (Oise) et qu’on regarderait comme des produits d’usure par frottement, s’ils ne portaient en relief une foule de nummulites qui n’ont subi aucune altération.

L’auteur indique le mécanisme de leur production et montre les applications, qu’on en peut faire à diverses questions de géologie.

De l'origine de Vacide carbonique atmosphérique.

(Annales agronomiques, t. V, p. 204, juillet 4879).

L’échange de l’acide carbonique entre les plantes qui les décomposent pour en fixer le carbone dans leurs tissus, et les animaux qui le reconstituent en brûlant par digestion les matières végétales, est un des exemples les plus classiques des cercles harmoniques que l’étude de la nature nous offre dé toutes parts. On est porté à en conclure à première vue qu’une quantité donnée, toujours la même et en définitive peu considérable, suffit indéfiniment aux besoins du monde orgie

Or, il est loin d’en être ainsi, plusieurs causes énergiques concoü- ; rant à soustraire de l’atmospbère l’acide carbonique qui s’y trouvé' dissout. C’est ainsi que deux chefs principaux : kaolinisation des roches feldspathiques et fossilisation des matières végétales, l’atmosphère a dû faire face à une dépense immense d’acide carbonique, qui, depuis lors, s’est trouvé immobilisé.

La conséquence immédiate de cette remarque est qu’il faut attribuer à l’acide carbonique une source qui ne le répand dans l’air que successivement. Or, on reconnaît que c’est surtout dans les contrées volcaniques que les dégagements d’acide carbonique sont très abondants. Ces dégagements étant fréquemment placés sur le granit, c’est des régions infra-granitiques que procède le composé carboné.

Quant aux réactions chimiques en vertu desquelles l’acide carbonique peut se dégager dans les parties profondes de la terre, elles doivent être attribuées à la dissolution de la fonte de fer par des substances appropriées. C’est la proposition quemalgré son apparence tout d’abord étrange, l’auteur prouve en rappelant que la fonte de fer peut être considérée comme une source d’acide carbonique ; et en faisant voir ensuite que la fonte existe en abondance dans les espaces infra-granitique, où elle subit des réactions convenables.

On reconnaît donc, à n’en pas douter que le globe contient dans ses propres profondeurs tout ce qu’il faut pour expliquer l’origine de l’acide carbonique atmosphérique. On conçoit d’ailleurs très aisément

que le phénomène ait pu à certaines époques de l’histoire de la terre, offrir des recrudescences et des affaiblissements qui sont représentés aujourd’hui par des développements plus ou moins considérables, et des atténuations de la végétation fossile.

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