‹ Notice sur les travaux scientifiquesChapitre 8 sur 11 · LUI · texte numérisé non relu

LUI

Sur le rapport existant entre la quantité d’huile contenue dans les graines et celle qiion en retire par la pression.

(Bulletin de la Société chimique, t. m, p. 5o; i865.)

La proportion de matière grasse contenue dans les graines a été évaluée rigoureusement par l’épuisement au moyen du sulfure de carbone purifié par une nouvelle méthode qui consiste à agiter à plusieurs reprises le liquide impur avec j pour loo de son poids de sublimé corrosif réduit en poudre fine, puis à soumettre le produit ù la distillation, après l’avoir additionné d’une petite quantité d’une matière grasse neutre inodore.

Le premier j’ai conseillé l’emploi d’un corps gras neutre pour compléter la purification du sulfure de carbone; je dois ajouter que ce moyen a été donné récemment comme nouveau par un chimiste allemand, qui assure en avoir obtenu les meilleurs résultats.

Dans ce travail, j’ai employé un système d’appareils à épuisement complètement différent de ceux qu’on connaissait. Son principe consiste à faire passer de bas en haut le dissolvant de la matière grasse à l’état de vapeur à travers la matière à épuiser; cet appareil est plus simple et beaucoup moins fragile que celui de Payen : il remplit d’ailleurs exactement le même but.

Le nombre de graines dont j’ai évalué le contenu en matières grasses au moyen de cet appareil s’élève à plus de 200.

Pour ce qui se rapporte plus particulièrement au titre de ce travail, après avoir constaté que les tourteaux dés graines oléagineuses retiennent en moyenne un dixième de leur poids d’huile, j’ai admis que la quantité fournie par la pression se trouve par la formule

où H représente la quantité totale en poids de l’huile contenue dans la graine; R le résidu épuisé par le sulfure de carbone et desséché; h la quantité d’huile extraite par la pression.

Analyse chimique de la pierre météorique d’Orgueil.

(Comptes rendus des séances de l’Académie des Sciences, t. LVin, p. 986, et t. LIX, p. 37 et 83o. - BuUetin de la Société Philomatbique, 1864, p. ni, - Journal l’Institut,

L’aérolithe d’Orgueil appartient à la classe des pierres météoriques charbonneuses; elle est analogue à celles d’Alais, de Cold-Bokkeveld et de Kaba.

Un examen attentif des propriétés et de la composition de celte pierre m’a permis de constater quelques faits nouveaux et intéres-

sants pour l’histoire des aérolitlies. Voici les points les plus impor-

I" La présence de l’eau à l’état de combinaison avec une roche silicatée de nature serpentineuse. Cette eau ne peut pas être confondue avec l’eau hygroscopique que la pierre emprunte à l’air et qu’on lui enlève facilement en l’exposant dans le vide au-dessus de l’acide sulfurique ou en la chauffant dans une étuve à iio degrés.

2 ° La présence d’une substance humique formée de carbone, d’hydrogène et d’oxygène, substance tout k fait semblable k la matière noire que l’on peut extraire des tourbes et des lignites. La composition de cette matière charbonneuse semble indiquer l’existence d’êtres organisés dans les corps célestes.

3“ La présence du chlorhydrate et du carbonate d’ammoniaque, du carbonate de magnésie, de sulfures solubles, d’un hyposulfite alcalin, de traces de phosphate, etc.

A l’occasion de l’analyse de. cette pierre météorique, l’illustre chimiste de Gottingen, M. Wôhler, écrivait k l’auteur ;

f ... Nous voilk donc d’accord sur le fait qu’il y a des météorites qui contiennent de l’eau et des matières organiques. Que Dieu veuille faire tomber une météorite contenant une pétrification! •

Emploi du permanganate de potasse comme agent d’oxydation pour le dosage du soufre de la poudre et des composés organiques sulfurés (en commun avec M. Guignet).

(Comptes rendus des séances de l’Académie des Sciences, t. XLVI, p. iiio. — Journal

Le dosage du soufre de la poudre de guerre est une opération facile que l’on peut exécuter par des procédés divers, soit en enlevant le soufre par un dissolvant, soit en faisant passer ce corps k l’état d’acide sulfurique au moyen d’un réactif oxydant assez énergique.

Pour doser le soufre engagé dans une combinaison organique, on éprouve, au contraire, assez généralement de grandes difficultés, dues le plus souvent k la volatilité des composés organiques sulfurés.

Le moyen de dosage proposé et décrit dans notre Mémoire donne constamment des résultats exacts; il consiste à chauffer en vase clos, dans un grand tube en verre, fermé k la lampe par exemple, un poids connu du produit sulfuré avec une solution saturée de permanganate de potasse pur k laquelle on ajoute un excès du même sel cristallisé. Le soufre passe ainsi complètement k l’état d’acide sulfurique : il ne s’en perd pas de traces. On traite le produit du tube par l’acide chlorhydrique de manière k dissoudre l’oxyde de manganèse formé et k décomposer l’excès de permanganate employé; l’opération doit être faite avec de l’acide concentré; on chauffe jusqu’k décoloration complète du liquide : il se dégage.une grande quantité de chlore.

' Finalement, on précipite l’acide sulfurique formé k l’état de sulfate de baryte, que l’on recueille ensuite sur un filtre et que l’on pèse après calcination.

Ce procédé est consacré aujourd’hui par l’expérience; il est employé de préférence k tout autre par Iqs chimistes qui l’ont essayé.

Analyse de la coquille de la Lingule.

(Société Philomathiciue. - Journal Vlmtitm, 1859, p. 240.)

D’après quelques naturalistes, le phosphate de chaux se trouve exclusivement dans la partie solide des animaux vertébrés : c’est un des caractères de la classe. Les résultats de cette analyse fournissent une exception péremptoire k la règle; ils montrent combien l’on doit toujours se tenir eu garde contre certaines propositions générales émises prématurément.

La coquille de la Lingule [Unguia anatina) contient près de la moitié de son poids de phosphates; la composition chimique de cette coquille est semblable k celle des écailles de poisson.

Existence des acides choléique et hippurique dans les capsules surrénales des animauxherbifores (en commun avecM. Vulpian).

(Comptes rendus des séances de l’Académie des Sciences, t. XLV, p. 34 o; 1857.)

On ne connaît pas encore le rôle physiologique des capsules surrénales, ces petits organes qui coiffent les reins. Le résultat de leur examen semble établir une certaine relation entre ces capsules et les glandes rénales et hépatique.

J’ai cherché en vain à extraire de ces organes la substance qui se colore en rose-carmin par l’action de la solution aqueuse ou alcoolique d’iode et de plusieurs autres réactifs indiqués par M. Vulpian; mais, dans le cours de mes recherches, j’ai constaté la présence des acides choléique et hippurique.

Sur la présence du soufre et du chlore dans le caoutchouc naturel ( en commun avec M. A. Girard).

(Comptes rendus des séances de lAcadémie des Sciences, t. L, p. 874. — Journal l’ImiUul,

1860. - Polytechnisohes Journal von Dingler, Bd. aVtn, s. 3 io. - Répertoire de

Chimie appliquée, t. ÏI, p. i 5 i.)

On sait que, parmi les procédés employés pour la vulcanisation du caoutchouc, il en est un qui emploie le chlorure de soufre. Ce procédé a été l’objet d’un brevet qui a donné lieu à des conte.stations judiciaires; il était important d’avoir un moyen de reconnaître si un caoutchouc renferme les éléments du chlorure de soufre pour conclure à l’emploi de ce composé dans la vulcanisation.

On avait proposé dans ce but de soumettre le caoutchouc à la distillation, à une température inférieure à 3oo degrés, et de faire passer les produits dans un tube chauffé au rouge, afin de transformer le chlore en acide chlorhydrique, que l’on recueille dans de l’eau distillée destinée à la condensation des produits volatils.

Ce procédé ne peut donner des résultats satisfaisants que si le caoutchouc non vulcanisé ne contient pas de chlorures terreux décompo-' sables par la chaleur. Or nous avons constaté que le caoutchouc naturel, quel que soit le lieu de sa provenance, renferme du chlore et du soufre, et qu’il donne à la distillation de l’acide chlorhydrique et de l’hydrogfene sulfuré.

La présence du chlore s’explique aisément; elle doit être attribuée évidemment aux chlorures salins contenus dans le caoutchouc, comme dans la plupart des produits végétaux. Quant à l’acide sulfhydrique, il provient de la décomposition des matières azotées albuminoïdes, qui comptent le soufre au nombre de leurs éléments constituants.

Pour reconnaître si le chlorure de soufre a été ajouté à du caoutchouc pour le vulcaniser, on s’assure si le soufre et le chlore s’y trouvent en excès sur les quantités que le caoutchouc de même provenance renferme à l’état naturel, en ayant recours à une évaluation quantitative.

Recherche du sucre dans les liquides animaux contenant

(Bulletin de la Société de Chimie, a' série, t. I", p. aSa; 1864.)

Le glucose forme, avec le sel marin, un composé défini cristallisable, présentant des caractères tranchés qui permettent de le reconnaître facilement; sa dissolution se comporte avec plusieurs réactifs comme le glucose pur : ainsi elle réduit à chaud le tarirate de cuivre dissous dans la soude ; elle brunit par l’ébullition avec la potasse et elle donne par la fermentation de l’acide carbonique et de l’alcool.

On ne peut pas séparer le glucose en nature de sa combinaison avec le chlorure de sodium au moyen des dissolvants, tels que l’eau ou l’alcool; la solution abandonne toujours par évaporation le même composé salin.

Pour faire l'analyse, en quelque sorte immédiate, de cette combinaison, on transforme le chlorure de sodium en acétate de.soude au moyen de l’acétate d’argent, puis on précipite la soude par l’acide oxalique

employé en quantité convenable pour former de l’oxalate neutre de soude peu soluble dans l’eau et complètement insoluble dans l’alcool.

La solution filtrée doitêtre évaporée à siccité, puis traitée par l’alcool qui dissout le glucose.

Ce procédé est applicable à la rechercbe du sucre dans le foie, dans l’urine des diabétiques et dans tous les liquides de l’économie, où il existe du sel marin en dissolution.

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