RECHERCHES AYANT POUR BUT L’ÉVALUATION D’UNE GRANDEUR IMPORTANTE
Détermination du rapport entre l’unité électromagnétique et l’unité électrostatique d’électricité.
En 1887, à l’époque où j’ai commence ce travail, il n’existait pour le rapport entre l’unité électromagnétique et l’unité électrostatique d’électricité que des nombres ne présentant pas entre eux un accord supérieur à ^5 ; c’était iusuflisant pour une grandeur de première importance. Je pensai que la mesure d’une même différence de potentiel en unités électromagnétiques au moyen de l’électrodynamomètre absolu, que je venais de faire construire, et en unités électrostatiques au moyen de l’électromètre absolu de Sir W. Thomson permettrait d’atteindre une précision bien plus grande.
Le nombre 3oo, 9x10' que j’ai trouvé ainsi, par un travail qui a duré plusieurs années, s’accorde bien avec les nombres qui ont été publiés par differents auteurs entre 1887 et 1891. Il ne diffère que de ^ du nombre donné par Cornu pour la vitesse de la lumière dans l’air (3oo, 3 X 10®).
n de l’équivalent èlectrocMmique de l’argen
{Bulletin des séances
L’électrodynamomètre absolu décrit plus loin permet de rapporter avec une grande précision l’intensité d’un courant à l’unité théorique (C.G.S). Nous nous sommes proposé, M. Potier et moi, de déterminer avec cetappareil la masse d’argent déposée, par seconde, dans un courant d’intensité électromagnétique connue. La moyenne de deux expenenees fmies avec soin a donné i“s,ti 92 d’argent déposé par un ampère en une seconde. Les nombres obtenus précédemment par Kohlrauseh, lord Rayleigh et M. Mascart sont respectivement i,i i83, i,i 18 et i,ii56. MM. Patterson etGuthe, dans un travail extrêmement soigné fait depuis nos expériences, ont trouvé exactement le même nombre que nous (i'”t,r 192).
la température
Ce travail a été entrepris su fication des méthodes d’ana des Finances.
Le programme qui m’avait i“ Déterminer la prise d’esi
Remarque au sujet des couches électriques doubles.
Pour expliquer la différence de potentiel de deux corps conducteurs de nature différente en contact, M. Helmholtz a admis, à titre d’hypothèse, l'existence, de part et d’autre de la surface de séparation, de deux couches électriques en regard, l’une positive, l’autre négative.
Je fais remarquer dans cet article que celie couche électrique double est non une hypothèse, mais une conséquence nécessaire de l’existence de la différence de potentiel. Je montre, en effet, que, d’après les lois de (loulomb, il ne peut y avoir une différence de potentiel entre deux corps au contact sans couche électrique double et que, réciproquement, la présence d’une couche électrique double entraîne une différence de potentiel entre les deux conducteurs au contact.
Sur la valeur de la pression électrique.
{Bulletin de la Société philomathique, ;■ série, t. V, iSSo, p. îg.)
Ku me fondant sur le théorème de Gauss relatif au (lux de forces é travers une surface fermée, je donne une démonstration rigoureuse de la formule de Thomson (v = aitp.’'), qui lie la pression électrique (t:) à la densité superficielle (p.). Je considère l’épaisseur de la couche électrique répandue à la surface d’un conducteur comme finie (elle ne saurait être infiniment mince), mais je ne fais aucune hypothèse sur la distribulion de l’électricité à l’intérieur de cette couche.
Théorème sur les écrans électriques.
(Bulletin de la Société philomathique, série, t. V, i8»i, p. i3o.)