TRAVAUX SUR LA FÉCONDATION
Études sur la Mérogonie.
J’ai fait ressortir dans la première partie de cette notice les caractères généraux de ce travail et ne dois donner ici que des détails complémentaires^)
Le mémoire est divisé en 12 chapitres.
1. La mérogonie et ses degrés divers. — Je montre là que la fécondation des fragments d'œufs anucléés devient par suite de ce travail, non plus une eu- j riosité biologique comme au moment de ma note de Tannée précédente, mais un processus qui s’étend, se généralise et mérite de recevoir un nom. Je propose celui de mérogonie (pipoç partie, yor/i génération) et je montre qu’il y a lieu de distinguer des fécondations hémigoniques, Intogoniqum tétartogoniques etc. etc. selon la grosseur du fragment fécondé par rapport à l’ensemble.
2. Ecbtension de la mérogonie. — J’ai étendu la mérogonie à trois embranchements très distincts du Règne animal, les Échinodermes, les Mollusques et les Vers.
Échinodermes. — J’ai réussi la mérogonie chez un Echinus et chez un Strongylocentrotus et ai obtenu jusqu’à 13 segmentations sur 7 œufs coupés en 2.
Mollusques. — C’est le Dentale, Dentalium, qui m’a fourni le meilleur sujet d’études. J’ai obtenu jusqu’à 17 segmentations sur 18 œufs coupés, les témoins n’en ayant donné que 9 dans l’expérience comparative.
Vers. — L’opération, extrêmement difficile ici, a réussi chez l’Annélide Lanice et j’ai obtenu 19 segmentations sur 29 œufs coupés, tandis que les témoins ne m’en avaient donné que 8.
La conclusion de ce chapitre est que :
Là fécondation mérogonique est démontrée chez les Écliinodermes, les Mollusques et lés Vers.