SENSATIONS DE ROTATION
■1. Rotation autour de l’axe vertical du corps. — Pour ces expériences le sujet se place assis, les yeux fermés ou bandés, dans une caisse suspendue par une longue corde que l’on tord avant qu’il y entre et qui, en se détordant, produit une rotation avec tous les caractères que l’on désire. Les rotations très lentes sont intégralement perçues, même celles qui n’ont qu une vitesse de 2" par seconde, rotation à peine visible à l’œil sur un cercle de 50 centimètres de diamètre. Voici le résumé des sensations et illu-
visons trop à droite et Une baguette vraiment vertical aée à gauche. Au contraire, dans la même position de uvement rotatoire, en réalité vertical, nous parait dévié à
olièremcot différentes des
- Ges éxpa-ience monlrerit que l’organe des sénsations rotatoires est dans la tête et la discussion de la participation possible des autres organes ou appareils à ces sensations, montre que les yeux, l’encéphale,, le. liquide sous-' âràchnoïdien doivent être mis de côté, et conduit à' cette conclusion :
« Dans les mouvements de rotation^, les Musions produites par les altitudes
ments qu’il aurait eus en réalité si la tête, après avoir repris.sa position normale, avait suivi la même trajectoire par rapport à ses axes morphologiques. — Ces illusions ont donc la même valeur angulaire que les déviations de la tête qui les provoquent; mais elles sont partiellement corrigées par une illusion statique dé sens inverse qui qe produit simultanément par lefait de la déviation des globes oculaires. Cette dernière s’ajoute algébriquement à la précédente et peut être à volonté augmentée, diminuée, annulée ou changée de signe. — Les sensations provoquées par les mouvements rotatoires ont leur siège dans la tête. Les autres organes de la tête,
Ce sont lés canaux demi-circulaires qui seuls rendent compte de ces derniers. »
En chemin dé fer, les trépidations apportent une perturbation fâcheuse. Pendant la' marche à vitesse uniforme on ne sent qu’une trépidation sur place nt il est aisé, les yeux fermés, de se représenter qu’on est entraîné à reculons ou même transversalement. Au voisinage de points d’arrêt l’accélération positive ou négative donne lieu à des sensations nettes d’entraînement en avant ou en arrière. Mais les attitudes variées de la tête ne provoquent aucune illusion.
J’ai étudié aussi les sensations éprouvées en bateau, mais il était nécessaire pour une étude complète du phénomène d’imaginer un appareil donnant un mouvement non uniforme, longtemps continué et sans secousse. C’est pour cela que j’ai construit la balançoire sans rotation décrite et figurée dans la première partie de cette notice (voy. p. 21). Cet appareil m’a permis d’établir les résultats suivants :
îts de translation sont perçus, quelle que soit leur nature uniave c tous leurs caractères d’étendue, de vitesse, de durée, lorst courte. —Quand la durée est longue, ils cessent d’êlré perçus >rmes (Loi de Mach). — Pour être nettement perçues les accéléi supérieures à 30 ou 40 centimètres par seconde. Le seuil, ou mi-
Sur une fonction nouvelle des otocystes comme organes d’orientation locomotrice.
Les idées générales qui ont provoqué ce travail et celles qui découleot des expériences faites ont été exposées dans la 1 M partiè de cette notice (voy. p. 28}.
L’opération destinée à vérifier la fonction que je soupçonnais dans les 'otocystes des Invertébrés consiste à-enlever ces organes et à examiner les troubles de l’équilibration avec ôü sans suppression des organes visuels et tactiles.
J’ai expérimenté sur les Mollusques et les Crustacés.