‹ Notice sur les travaux zoologiques et anatomiquesChapitre 4 sur 9 · III. - ANNELES · texte numérisé non relu

III. - ANNELES

Mémoire sur quelques Planariées marines appartenant aux genre Tkicelis, Ehr., Polyceeis , Ehr., Prostiostomum, Nob., PriocEiios, Nob Eolidiceros, Nob. (1), et Stïlocuus, Ehr., Monographie. — Ann. des s< nat., 3“ série, t. IV, p. 129, avec 5 planches, dont une double.

Dans ce mémoire, rauleur décrit plusieurs espèces nouvelles de Planariét irines et étudie avec dél ail l’anatomie de chacune d’elles.

Les Planaires avaient été, jusqu’à ces derniers temps, considérés comme de imaux parenchymateux. C’était principalement d’après les observations qu’

18. Mémoire sur l’Êcliiure de Gœrtner ( E. Gœrtneri, Nob.), Monographie lue à l’Académie le 3 mai 1847. — Comptes rendus, t. XXIV, p. 776, et t. XVI, p. 32. Ann. des sc. nat., 3' série, t. VII, avec 2 planches ( 1)1

Pallas, le premier, avait fait connaître un Ver marin très singulier sons.le nom de Lumiricus echiurus. Cet animal, devenu le type d'un nouveau genre, avait été classé, tantôt parmi les Rayonnés, avec les Holothuries (Cuvier), tantôt parmi les Annelés (Blainville). Ces variations s’expliquent par le défaut de connaissances suffisantes sur 1 organisation de ce Ver, type d’un groupe fort remarquable.

L’auteur a examiné successivement chacun des appareils organiques. Il décrit avec plus de détail que ne l’avait fait Pallas, les diverses couches cutanées, les appareils locomoteur, digestif et reproducteur. Il fait connaître les-systèmes vasculaire et nerveux qui avaient entièrement échappé à son illustre devancier.

Un fait général résulte de celle étude, c’est que l'Echiure offre une réunion fort singulière de caractères tant extérieurs qu'intérieurs, et qui semblent empruntés de toutes pièces, les uns au type des Annélides, les autres au type des Holothuries. Ainsi, les organes du mouvement présentent exactement la structure caractéristique des pieds d’Annèlides, mais en arrière ils sont disposés en rayons tout autour du corps. Le tube digestif possède une trompe d'Annélide, mais 1 intestin, par ïes circonvolutions, par l’existence d'une sort de mésentère, rappelle entièrement ce qui existe chez les Holothuries. La respiration du sang proprement dit s'accomplit sur un point spécial placé en avant comme chez certaines Annélides, mais il y a en arrière deux cæcums qui représentent évidemment l'arbre respiratoire des Holothuries. L’appareil circulatoire montre deux troncs principaux, l’un dorsal, i’aulre ventral, ce qui rappelle la disposition typique du même appareil citez les Annélides; mais un troisième tronc, en communication avec les deux autres et se distribuant au mésentère, établit une très grande ressemblance avec ce qu’on trouve chez les Holothuries. Le système nerveux seul ne peut laisser aucun doute. C’est un véritable système nerveux d'Aunelés assez semblable à celui

L'auteur, se fondant sur les faits précédents, voit dans les Echiurcs un des exemples les plus frappants de ce qu'on peut appeler les types de transition, lesquels établissent des rapprochements entre deux groupes, non point par leurs représentants dégradés, ainsi qu'on l’observe généralement, mais bien par leurs .représentants les plus élevés.

L'auteur appelle l'attention sur la division remarquable du travail physiologique que présentent chez l’Ecliiure les fonctions respiratrices. Le sang propre-

L’auteur termine ce travail en insistant sur la distinction profonde qu’établit entre les divers Turbellariés la séparation ou la réunion des sexes chez un même individu. Il propose en conséquence de partager cette classe en deux sous-classes, les T. monoïques, comprenant les Planaires, etc., et les T. dioïques, dont les Némertieus seraient, au moins pour le moment, le type fondamental. L’auteur a fait plus tard une applicalion plus générale de cës idées. (Voy.le n°40.)

20. Mémoire sur la famille des Hermelliens, Monographie lue à l’Académie des sciences. — Comptes rendus. Ann. des sc. nat., 3' série, t. X, p. 5, avec une planche double.

Les Hermelliens sont des Annélides très curieuses par leurs caractères extérieurs qu’avaient déjà signalés d'autres naturalistes. Elles ressemblent à la fois aux Errantes et aux Tubicoles. Par leur anatomie, qui était entièrement inconnue, elles réalisent un des principaux points de vue théoriques sous lesquels on envisage les Annelés. En effet, l'auteur a montré dans ce travail que, dans la plus grande partie du corps, presque tous les appareils sont douilles et symétriques, en sorte que l'animal est réellement composé de deux moitiés latérales qui ne tiennent l’une à l’autre que par la peau et le tube digestif.

Cette disposition remarquable persiste dans le système nerveux plus encore que dans les appareils locomoteurs ou vasculaires. L’auteur a découvert chez celle Annélide un exemple de la division de la chaine ganglionnaire ventrale en deux chapelets latéraux tenant seulement l'un à l’autre par de très grêles commissures. Cette chaîne présente en outre un caractère assez rare, mais que l’auteur avait trouvé déjà dans une autre Annélide : c’est l’existence de deux paires de ganglions par anneau.

Dans ce mémoire l'auteur a décrit plusieurs espèces nouvelles (1) et montré qu'elles devaient se partager au moins en deux genres ; il a fait connaître le mode de développement des soies céphaliques, qui diffère complètement de celui des soies ordinaires; il a montré que les pieds présentaient une organisation différente sur plusieurs points de ce qui existe chez toutes les autres Annélides : il a ajouté de nouveaux faits à ceux qu'ii avait déjà publiés, et qui prouvent que le liquide de la cavité générale du corps jouit d’une respiration spéciale.

21. Mémoire sur la famille desChlorémiens, Monographie. — Ann. des sc. nul., 3‘ série, t. XII, p. 277, avec 2 planches.

Cemémoire a pour objet de montrer que le genre Chlorema (Dujardin), et d’autres genres établis par divers auteurs, doivent être réunis en une seule famille (1) La plupart de ces espèces provenaient delà collection formée par Jl. Valenciennes, et avaient été déjà distinguées comme inédites par ce professeur.

‘lu ganglion. Celle espèce de décussation n’avail encore élé signalée par aucun naturaliste chez les animaux annelés.

Malgré son étendue assez considérable, ce travail n'a nullement été présenté par l'auteur comme définitif, et il a traité depuis le même sujet avec plus de détails. (Voyez. le n" 25.)

25. Mémoire sur le système nerveux des Annélides proprement dites, présenté à l’Académie des sciences le 29 avril 1850. — Comptes rendus, t. XXX, p. 515. Ann. des sc. nat., t. XII, p. 41.

Le premiér travail de l’auteur sur le système uerveux des Annélides présentait des imperfections qui n'ont du reste été relevées que par l'auteur lui-même. Cependant tous les faits essentiels sont pleinement confirmés par ces nouvelles recherches. Celles-ci portent sur diverses espèces appartenant à toutes les principales familles. ,

Le résultat le plus général de ce nouveau mémoire est que, chez les Annélides, le système nerveux présente un caractère remarquable de variabilité. Deux genres extrêmement voisins, les Aphroditeset les Polynoés, par exemple, offrent, dans les dispositions anatomiques de ce système, des différences qui, partout ailleurs, devraient être regardées comme très profondes.

Cette variabilité se manifesté dans le système nerveux général, principalement par des différences extrêmes dans le degré de centralisation des masses ganglionnaires. L’auteur a trouvé le cerveau tantôt composé d’une seule masse centrale, tantôt comme fractionné en un nombre plus où moins considérable de ganglions qui, dans certains cas, semblent n’avoir presque aucun rapport entre eux. La chaîne abdominale, chez les Annélides Errantes, aussi bien que chez les Tubicoles, est tantôt double, tantôt simple. Dans ce dernier cas, les ganglions, les connectifs,, sont tantôt distincts, tantôt comme noyés les uns dans les autres, etc.

Lés dispositions anatomiques du système nerveux viscéral présentent encore bien moins de fixité. L’origine même de ce système varie. Tantôt il acquiert un degré de complication extrême, tantôt il est d’une grande simplicité. Le dévéloppemenl plus ou moins grand de ce système est en rapport direct avec le développement et la complication de la trompe.

L’auteur a constaté que, chez l’Eunicésangnine, certains ganglions de ce système uetveux viscéral fournissent à la fois des filets aux troncs vasculaires ét aux muscles de la trompe. Ainsi, des nerfs de la vie organique et des nerfs du mouvement volontaire partent ici d’un même centre. C’est là un fait physiologique tout, nouveau dans l'histoire du système nerveux.

26. Mémoire sur les organes des sens des Annélides, lu à l’Académie le 31 décembre 1849. — Comptes rendus, t. XXIX, p.793. Ann. des sc.nàt., 3' série, t. XIII, p. 25, avec une demi-planche.

L’auteur décrit les organes des sens, dont il a reconnu l’existence chez les Annélides proprement dites. Il insiste sur les rapports de ces organes avec les divers centres nerveux. Les faits consignés dans ce mémoire l’ont conduit aux conclusions suivantes :

1» Les Annélides possèdent les divers sens généralement admis , à l'exception de l’odorat, qui se confond peut-être avec le goût.

2° Chez la plupart d’entre elles ces sens s’exercent à l'aide d'organes spéciaux.

3“ Ces organes peuvent se dégrader, et probablement alors l’exercice de la fonction devient moins parfait.

4° Le toucher s'exerce plus particulièrement à l’aide des appendices céphaliques, Les appendices caudaux paraissent, dans certains cas, remplir les mêmes fonctions.

5» Le sens du goût a probablement son siège spécial à la surface interne de la trompe, surtout chez les espèces où cet organe est plus ou moins exserlile..

6” Les Aniphicoriens, lès Arénicoles, et probablement les Eunices; possèdent des organes auditifs semblables à ceux des Mollusques Gastéropodes. Ces organes né sont point céphaliques.

7“ La plupart des Annélides ont de véritables yeux.

• Ces yeux sont assez souvent placés ailleurs qu’à la tête, et reçoivent parfois leurs nerfs d’autres centres nerveux que le Cprveau.

9“ Ainsi, au moins chez Certaines Annélides, les fonctions de relation sont aussi nombreuses, et peut-être aussi parfaites que chez la plupart des animaux aquatiques à respiration branchiale appartenant aux types les plus élevés.

Ce travail résume des observations faites pendant plusieurs années. Quelques uns des faits qui y sont consignés avaient été communiqués à l’Académie dès 1843, mais la plupart sont entièrement nouveaux.

27. Sur le sang des Annélides. — Ann. des se. nat., 3' série, t. V, p. 379.

On sait que Cuvier avait appelé les Anuélides Vers à sang rouge. Depuis, plusieurs naturalistes firent connaître des Tubicoles à sang vert. Il a aussi trouvé des espèces.à sang incolore. L’auteur a recueilli des faits semblables, mais de plus il a reconnu que, chez certaines espèces d’Annélides, de Némertes, etc., le sang change de couleur selon qu’on l'observe en lames minces ou en amas

d’une certaine épaisseur. Dans le premier cas, il est parfois d’un jaune v bien caractérisé, et présente une teinte d’un rouge vif dans le second.

La couleur du sang, chez les Annélides proprement dites, ne lient pas à la présence de globules comparables à ceux du sang des Vertébrés. Chez elles, le principe colorant est entièrement dissous, et l'es corpuscules que quelques auteurs ont cru voir dans le sang des Néréides, des Phyllodocés, etc.’, venaient non du sang, mais du liquide de la cavité générale. Ces résultats, qui étaient en désaccord avec les opinions professées par plusieurs naturalistes éminents d’Allemagne et d’Angleterre, viennent d’êtrepleinement confirmées par M. Williams. [Vltitlitut, n? mj p. 359.)

L’auteur fait connaître ensuite les résultats généraux de très nombreuses observations faites sur le liquide que renferme la cavité générale du corps des Annélides. Ce liquide, presque toujours incolore, alors même que le sang est coloré, charrie des granulations irrégulières, dont le nombre augmente avec l’énergie vitale de ranimai. C’est au milieu .de ce liquide que les œufs sortis dé l’ovaire dans un état entièrement rudimentaire parcourent les diverses phases de leur développement, et arrivent à maturité.

Chez certains Annelés inférieurs, tels que les Siponcles, où I on n’a pu encore constater l’existence d’un appareil vasculaire quelconque, ce liquide de la cavité générale renferme en très grand nombre des granulations plus régulières, dont les mouvements indiquent une sorte de circulation assez semblable à celle dont les Charas nous offrent un exemple parmi les végétaux.

28. Sur quelques points de l'anatomie' générale et de la physiologie des Annélides, extrait communiqué S l’Académie le 30 octobre 1843. Comptes rendus, t. XVIf, p. 961.

Des recherches anatomiques portant sur un très grand nombre d'espèces ont conduit l'auteur aux conclusions générales suivantes : 1° Chez les Annélides, considérées, comme formant une série partielle distincte, l’organisme se simplifie à mesure que l’on descend vers les derniers lermes de la série ; 2“ les éléments de l’organisme participent à cette simplification ; 3“ ce dernier mode de dégradation est en rapport direct avec la diminution de la taille. L’auteur fait connaître plusieurs faits anatomiques et histologiques qui viennent à l’appui de ces propo-

Cet extrait renferme le résumé d'expériences entreprises dans le but de rechercher jusqu'à quel point le chlorure de sodium est nécessaire a l’existence des animaux marins, et quel est le mode d’action de ce sel. L’auleur a été conduit à conclure que le chlorure de sodium ne peut être remplacé par aucun des sels qu’il a expérimentés ; que de l'eau de pluie salée artificiellement avec du sel marin,

aussi pur qu'on peut se le procurer clans le commerce, enlretient très bien la vie de plusieurs animaux marins, et en particulier des Annélides; qu'une diminution ou une augmentation dans la quantité du sel que renferme la mer est presque également nuisible à certaines espèces ; qu’une proportion double de sel surexcite vivement les phénomènes vitaux chez les animaux marins , mais les lue ensuite en peu de temps.

29. Recherches sur divers points relatifs à la génération des Annélides, extrait communiqué à l’Académie le 28 août 1843. — Comptes rendus, t. XVII, p. 424,

Tous les naturalistes, entraînés par les faits observés chez les Lombrics et les Sangsues, admettaient que les sexes étaient réunis chez les Annélides proprement dites ( Tubicoles , Errantes et quelques Terrîcoles). Des observations faites sur un très grand nombre de genres et d’espèces ont prouvé à l’auteur que, chez toutes ces dernières, les sexes sont séparés.

Les spermatozoïdes chez les mâles, les œufs chez les femelles, prennent naissance dans l’organe reproducteur, mais se, développent et mûrissent dans la cavité géuérale du corps.

Les spermatozoïdes se montrent d’abord sous la forme de grosses masses (masses spermatogènes) qui se résolvent plus lard en spermatozoïdes.

L’auteur croit pouvoir faire remorquer que ses observations sur ces divers points de la physiologie des Annelés inférieurs ont précédé toutes les recherches de même nature faites à l’étranger et surtout en Allemagne, recherches qui ont pleinement confirmé les résultats qu'il avait annoncés.

La génération des Syllis présente des circonstances très remarquables. A l’époque voulue, des individus nouveaux se forment en arrière du corps de ces Annélides. Ces Syllis de nouvelle formation sont d’abord en continuité de tissus et d’organes avec leur parent, mais n'en manifestent pas moins une spontanéité propre. C'est chez elles, et chez elles seules, qu'ou trouve soit les œufs, soit les spermatozoïdes. Quand ces produits sout déjà avancés, l’individu advenlif se détache du parent et jouit pendant quelque temps d’une vie complètement indépendante ; puis il meurt en répandant autour de lui les œufs ou la liqueur fécondante qui distendaient son corps. Ainsi ces individus adventifs ne sont en quelque sorte que des machines à iissêminalion. En outre ces individus adventifs diffèrent à beaucoup d’égards de ceux qui leur ont donné naissance. C’est le premier exemple de génération alternante qui ait été découvert dans l’embranchement des Annelés.

• Ces faits, accueillis , d’abord avec assez d’incrédulité, ont-été pleinement confirmés par les observations de M. Edwards sur les Myriauides,

30. Sur la cavité générdle du corps des Aphlébines et des Siponcles.

— Institut, n" 816.

L'auteur ajoute de nouveaux faits propres à faire ressortir l'importance physiologique de celte cavité et du liquide qu’elle renferme. Dans le genre Aphlébine, par exemple, qui appartient aux Annélides, ce liquide paraît remplacer entière-

31. Expériences physiologiques faites sur l’Eunice sanguine. — Bulletin de

la Société biologique, juillet 1850.

En faisant mourir des Eunices par inanition, l'auteur a vu ces animaux se morceler spontanément. Les premiers fragments qui se délachentrestent vivants quelquefois pendant plusieurs jours, et montrent par la régularité de leurs mouvements, par la manière dont ils fuient la lumière, etc., que toute conscience du monde extérieur n'est pas éteinte en eux. Plus lard, les fragments qui se séparent sont de plus en plus faibles èl se putréfient promptement; et enfin, les anneaux les plus rapprochés de la tête sont frappés de gangrène.

Diverses expériences ont prouvé à l’auteur que les poisons végétaux agissent avec beaucoup moins d'énergie sur les Eunices que les poisons minéraux. L’action des bases, comparée à celle des acides, est aussi de beaucoup plus faible.

Les expériences de vivisection ont montré : 1" que l’anneau bqccal, jusque-là regardé comme faisant partie du corps, appartient en réalité à la tète; 2° qu'il existe chez les Annélides quelque chose d’assez semblable à l'action nerveuse réflexe signalée chez les Vertébrés; 3° que la tête, tout en ayant conscience des impressions reçues sur toutes les parties du corps, semble percevoir d’une façon moins complète celles qui atteignent les anneaux les plus éloignés,

32, Description de quelques espèces nouvelles d’Annélides Errantes recueillies sur les côtes de la Manche. — Magasin de zoologie, 1843, avec

3 planches.

33. Note sur les Annélides saxicaves. Ann. des sc-. tint., 3 - série, t. VIII, p. 99.

L’auteur a trouvé à Guélhary une Sabelle qui creuse dans un calcaire 1res dur des galeries profondes etlortiteuses, tapissées intérieurement par un tube minoe de substance comme parcheminée. Ce fait, entièrement nouveau dans l’iitsioire des

af

Annélides, peut fournir un moyen de plus pour reconnaître l’ancienne immersion dans la mer de terrains aujourd’hui à sec; car, si l’on a pu dire que les Hélix perforent le calcaire à la façon des Mollusques lilhophages, on n’a encore signalé dans les habitudes d’aucun animal terrestre ou d’eau douce rien d’analogue à oq que présente cette Sabelle.

34. Description d’un genre nouveau d’Anguillules' marines pourvues de soies (G. Hémipsile, Nob.). — Ann. des sc. nat., 3" série, t. VI, p. 131.

Les espèces appartenant à ce genre portent un peu en arrière de l’extrémité antérieure cinq à six soies disposées cîrculairemcnl ; en outre, on trouve quatre

et rappelant, sous bien des rapports, ce qu’on voit chez les Nais. L’existence et les dispositions de ces soies chez les Hémipsites forment une exception jusqu’à ce jour unique à l’un des caractères les plus généraux de la classe des Nématoïdes.

L'auteur montre, d’ailleurs, par des détails anatomiques, que ce genre ne peut être rangé que dans le voisinage dès Attguillulés ou des Rhabditis. En effet, les appareils de la digestion et de la 1 reproduction rappellent entièrement ce qüe'i’on voit chez ces Helminthes ; seulement ils présentent ici ntt peu plus de complication. Ainsi, au point de jonction de la trompe et de l’intestin ; on trouvé quatre corps glandulaires d’un assez gros volume; les organes génitaux mâles, placés vers le milieu du corps, sont accompagnés de poches accessoires à parois

35. Sur une espèce nouvelle du genre Distome qui vit dans le liquide céphalo-rachidien de l’Ammocète. —Comptes rendus des séances et mémoires de la Société biologique, mai 1849.

L’auteur a trouvé ces Helminthes à divers degrés de développement chez toutes les Ammocèles qu’il a examinées. Leur nombre s’élève quelquefois à près de deux cents, et leur présence n’altère évidemment en rien les fonctions de l’encéphale

36. Sur l’anatomie des Sangsues et des Lombrics (extrait). —L'Institut,

n° 709. Ann. des sc. nat., 3* série, t. VIII, p. 36.

L’auteur a laissé pendant un mois une Sangsue dans de j’eap carminé,ç, ; Au bout de ce temps, les poches que Dugès avait regardées comme servant à la respiration n’étaient nullement colorées. Par conséquent l’eau ne pénètre pas daus leur intérieur. Ces poches sont des dépendances de l’appareil de sécrétion, et repré-

, sentent dans les Sangsues les canaux renflés cl tortueux qù’on trouve chez les Lombrics et les Nais.

Ce qu’on a appelé les denticules des Sangsues sont de véritables dents dont chacune est sécrétée par sa capsule propre.

Le système nerveux stomato-gasirique, récurrent ou viscéral, existe chez les Sangsues et les Lombrics, mais présente de grandesdifférences. Chez lesSangsues, il se rapproche de ce qui existe chez les Insectes. Chez les Lombrics, ce même système donne naissance à un véritable plexus de ganglions et de filets très multipliés. C’est la première fois qu’une disposition de cette nature est signalée chez on Annelé quelconque. Ces deux' systèmes nerveux oiil été représentés en détail par l’auteur dans deux planches du Règne animal illustré.

37. Note sur l’organisation des pieds chez les Péripates. — Ann. des sc.

mat., 3* série-,*, X, p. 57.

Les I’éripales ont été classés tour à tour parmi les Myriapodes et parmi les Annélides. L’auteur a recherché si leurs pieds présentaient les dispositions anatomiques si caractéristiques dans ce dernier groupe, et en particulier le Crypte sétigène. Il n’a rien trouvé de semblable. Toutefois il a découvert dans ces pieds un ganglion pédieux qui rappelle celui qui, d'après ses recherches, existe chez toutes les vraies Annélides.

38. Sur la circulation et sur la composition du sang de certaines larves d’insectes, extrait communiqué à la Société philomatique le 23 août. — L’Institut, n' 608.

L’auteur fait connaître les Variétés de structure que présente le vaisseau dorsal de certaines larves d’Ephémere. Il signale ebez une larve de Diptère l’existence d’un sang entièrement semblable à celui de la plupart des Annélides. En effet, ce sang est rouge, et la matière colorante est dissoute dans le liquide, qui ne charrie aucun globule. L’auteur ne croit pas qu’on eût encore signalé de faits de ce genre chez les Insectes.

39. Planches du Règne animal illustré, avec le texte explicatif,

Plusieurs de ces planches représentent non seulement des caractères extérieurs, mais encore des détails anatomiques d’ùn certain nombre d’Annélides et de Zoophytes. (Voy. entre autres les planches d’infusoires, de Rotateurs, colles qui représentent l’anatomie du Lombric et de la Sangsue, celles du système nerveux

çle^ ces mêmes Annelés, elc. ) Ces planches renferment la représentation de plusieurs faits anatomiques nouveaux pour la science.

40. Sur la classification des Annelés, extrait communiqué à la Société

philomatique le 11 août 1849. — L’Institut, n° 816.

L'auteur pense que dans la classification des Annelés proprement dits, on n’a pas tenu un compte suffisant de la séparation des sexes ou de leur réunion sur le même individu. En prenant cette considération pour point de départ de la division du sous-embranchement des Vers, il montre qu'on reconnaîtrait plus facile, ment les véritables affinités en même temps qu’on permettrait aux analogies de se manifester. Ce résumé est accompagné d’un tableau de classification dressé d’après ces idées. Cette manière d’envisager les rapports zoologiques d'un sousembranchement entier s A’sborA été combattue; mais plusieurs des naturalistes les plus compétents ont embrassé depuis les idées de l’auteur, et M. Van Beneden entre autres, à la fin de son beau travail sur les Cestoïdes, a publié un tableau de classification reposant en entier sur cette donnée.

41. Monographies de l’Emice sanguine, de la Dujardinia rolifera (Nob.),

de la Doyerina fallax (Nob.).

Ces trois monographies ont été entreprises pour reconnaître la marche de la dégradation organique dans le groupedesAnnélides. La première porté sur l’espèce la plus élevée en organisation et la plus grande de toutes celles qui habitent nos côtes. Les deux autres ont pour sujet deux espèces de plus en plus inférieures.

Ces trois monographies sont encore inédites, mais leurs résultats les plus généraux sont consignés dans un rapport fait à l’Académie sur l’ensemble des travaux de l’auteur. (Rapport sur une série de mémoires de M. A. de Quatfèfages, relatifs à l'organisation des animaux sans vertèbres des côtes de la Manche. Commissaires,MM. Duméril, Isidore Geoffroy, et Milne Edwards, rapporteur. Comptes rendus,, séance du 15 janvier 1844.)

11 résulte des faits consignés dans ces monographies, que les principaux appareils se dégradent progressivement chez les Annèlides, et quelquefois finissent par disparaître complètement. L’Eunice sanguine possède un degré de complication organique comparable à ce qui existe chez la plupart des Poissons et des Reptiles. Chez la Doyerina, et surtout chez la Dujardinia, l’organisation devient au contraire des plus simples.

La Dujardinia réunit aux caractères des Annèlides certains traits d’organisation empruntés aux Rotateurs. Les affinités naturelles de ces derniers, affinités sur lesquelles on a longtemps discuté, se trouvent ainsi démon trées,

L'auleur croit pouvoir citer ici les conclusions du rapport dont il vient de parler :

« La commission pense que l’Académie doit à M.-de Qualrefages des témoignages de satisfaction, et à ce litre nous proposerons d’accorder aux divers mémoires dont nous venons de rendre compte la faveur la plus grande dont elle dispose, c’est-à-dire, les honneurs de l’impression dans le Recueil des savants étrangers. »

42. Sur les Némerliens fossiles des roches de Solenhoffen, extrait communiqué à la Société philomatique le 11 avril 1846.

L’auteur montre qu’un certain nombre d’empreintes provenant de Solenhoffén, et qui font partie des collections de la Faculté de Strasbourg ou du Muséum dè Paris, appartiennent à des Annelés inferieurs voisins des Némerliens et dés Echiuriens. La même détermination s’applique à plusieurs fossiles figurés dans divers ouvrages comme représentant des intestins des Poissons. M. Agassiz, qui’ avait d’abord combattu ces déterminations, les accepta aussitôt qu’il eût vu des dessins de Némerliens faits d’après le vivant, et des échantillons de grandes Borlasies recueillis par l’auteur.

43. Note sur ta Scolicia prisca (Nob.), Annélide fossile de la craie.

— Ann. des sc. nat., 3* série* t. XII, p. 265.

. Les fossiles d’Anuelés nus, décrits jusqu’à ce jour, ne fournissenl des renseignements que sur la forme extérieure des animaux. Celui-ci est peut-être unique en ce qu’il montre clairement la structure anatomique d’une grande partie du corps. La Scolicia prisca était probablement apode; les parois du corps étaient épaisses, la cavité générale du corps était divisée transversalement par des cloisons incomplètes aussi rapprochées qu’elles, le sont chez nos grandes Eunices. Entre ces cloisons, on n’aperçoit aucune trace d’organes, circonstance qui rapproche cet Annulé dés Annélides proprement dites. Llinteslin, assez régulièrement plissé, occupe le milieu de la cavité générale, et ne présente pas de renflements interannulaires, etc. Ce fossile a été recueilli dans les roches qui entourent la baie de SaiulrSéhaslicn, et a été déposé dans, les galeries du Muséum,

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