Wd.,4789, t. IV, p
Iti N0T1€E SUR M. BAU9i01I.
le po<H^. Bientôt appi^raît le partisw de la révolutions et l'homme de lettres se transforme en p^bliciitOf. M^is déjà nous pouvons reconnaître dans les articles qu'il publiait en 1790 et 1791 la manière qui distingua plus Mtrd le principal rédacteur du Journal de$ Swmts et Fauteur de la Notice sur Chénier^ « Je n'entreprends point, dit-il > dans ses Réflexions sur un chapitre du Contrat social, une déclamation contre un philos(^he célèbre, mais Texamw de son opinion sur un sujet important. Le Contrat social est du nombre de ce^ imposantes productions de Tesprit bumaiu qui sont destinées à opérer dans les idée@^ ^t dans les choses lei^ plus étonnantes révolutioo^. Dfi^ tels ouvrages ont des droits à la recoopinaissance ^t au respect des peuples , et ce n'est qu'avec une religieuse timidité qu'il peut être permis d'en observer les taches ^ 3»
Dans ses Réflexions sur la Constitution française, il sait déjà unir l'audace à la réserve ; attentif à mesurer ses droits de même que ses devoirs ^ il se montre résolu de faire un libre usage des premiers , comme de se maintenir dans l'observation religieuse des seconds. Il commence en ces termes : « Lorsqu'un citoyen croit découvrir des taches dans la loi, il faut qu'il sache douter de ses opinions , et qu'il ne sache pas douter de Tobligation d'obéir. Mais la loi n'enchaîne pas la pensée; et si elle punit la calom-
i. De la Religion publique^ ou Réflexions swr un ehfipitre du Contrat social y dans le Journal encyclopédique^ 1790, t, I,p.456.
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aie ^t U s^tim, elle permet, die protège la libre communication de^ vuee politiques \ n
Bientôt un sujet de prix proposé par Tabbé Ray^ naU et mi^ W concours par T Académie de Lyon ^ séduii^t M^ Daunou, et le rappela dans la lice aca^ démique , au moment où il était prés de soutenir, à la Convention nationale > une lutte moins heureuse, quoique plus glorieuse ei^core* Quelles vérités et quels sentiments importe^t^il le plw d'inculquer ouo) hommes fiour leur bonheur? Tel était le sujet à traiter. Or, cette question toute philosophique avait intéressé pareillement un jeune officier d'artillerie, et suscité à M. Daunou un concurrent qui , à la vérité, ne pairaissait pas alors fo^t à craindre, mais qui devint peu d'années après un aptag<miste redoutable, dans im genre de combat beaucoup plua dangereux. Ce concurrent était l^apoléon Boim.parte* Il n'eut pas de bonheur d^ns cette arène littéraire; car, malgré ce que racontent les compagnons d'exil de T^n^ipereur à Sainte-Hélène, il eat certain que ce fut M. Daunou qui r^3[iporta le prix*; et, suivant la remarque spirituel^ de M. Dumas , dans son histoire de l'Acadé^
i. Journal encyclopédique, 4790, juillet, p. 101. Il avait publié, dans les numéros du 1«' et du 15 mars de la même année , une lettre sur les avantages que la littérature fran^ çaise doit retirer de la liberté publique. Dans ses Réflexions sur la Constitution française , il s'est proposé de prouver que la souveraineté réside dans la nation; que l'exercice des droits politiques doit s'étendre à tous les citoyens; que le veto royal doit être tout au plus suspensif.