‹ Notice sur M. DaunouChapitre 38 sur 70 · Tome I, p. 389, et t. II, p · texte numérisé non relu

Tome I, p. 389, et t. II, p

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ties considérables du douzième ^ du treizième seulement parsûssai^t achevées. M. Dâuuou , après les avoir liées entre elles , écrivit le précis des deux derniers livres à l'aide des matériaux laissés par Tauteur; puis il composa sur Rulhière une exceUente notice, dont nous avons déjà parlé, et qui fut placée à la tête de l'édition. Le livre , publié en 1 807, fut admis, deux ans après , au concours pour les prix décennaux, et présenté psr le jury d'examen pour le prix d'histoire. Mais les classes de l'Institut ayant été chargées, par un décret impérial, de revoir le travail du jury, l'ouvrage de Rulhière essuya d'amères censures , et donna lieu à une polémique à laquelle l'éditeur prit part pour le défendre, et qui remplit un grand nombre de pages dans les Rapports sur les prix décennaux. Quant à ces prix mêmes, dont M. Daunou n'approuvait pas d'ailleurs l'institution, on sait qu'il n'en fut décerné aucun.

M. Daunou a de plus travaillé spontanément à plusieurs autres éditions. En 1809, il en publia une des Œuvres de Boileau , qui fut ensuite réimprimée plusieurs fois. Le discours préliminaire et les notes, dans lesquels il a fondu son discours couronné par l'Académie de Nîmes , donnent beaucoup de prix à cette excellente édition. Il a, en outre, composé pour celle qu'il a publiée en 1825, une vie de Boileau, divisée en douze paragraphes. On y trouve tout<î6 qu'on sait d'intéressant sur ce grand poëte. En parlant des étude» du jmme Desprëaux, « il fit, comme un autre, dit-il, ce qu'on appelait un cours de philosophie, et en rapporta le seul fruit qu'un bon esprit

pût retirer d'un tel genre d'études ^ un profond mépris pour la scolastique. » Cette biographie , écrite avec une clarté et un goût dignes du sujet, offre d'un bout à l'autre une lecture instructive et agréable. Parmi les autres éditions auxquelles M. Daunou a prêté l'appui de son nom et de sa plume ^ je citerai celle de plusieurs ouvrages de M. J. Chénier et de Voltaire; celle de la Description de la Grèce de Pausanias, traduite par Clavier; celle de V Histoire littéraire d'Italie , par Ginguené , du Lycée de La Harpe, et des Œuvres posthumes de M. Thurot*. Dans l'avertissement qu'il a mis à la tête de V Essai sur les mœurs, il fait une judicieuse critique de cet ouvrage, dont il vante beaucoup les qualités , sans en dissimuler toutefois les défauts. Il donne encore plus d'éloges à la Eenriade , et porte sur le mérite, tant moral que littéraire, de ce poëme, un jugement qui me parsut bien digne d'être remarqué. Après avoir dit que « peut-être n'aurions-nous pas encore de poëme épique dans notre langue, si nous n'avions eu un Henri IV dans notre histoire, « il continue ainsi : « L'ordonnance de l'ouvrage nous semble, à tous égards, irréprochable, mieux conçue, plus sage , plus savante que celles de la plupart des compositions épiques anciennes et modernes. Une autre supériorité qu'à notre avis on ne saurait contester à la Henriade , est de répandre une instruction plus vaste et plus saine. » Et ailleurs : « Les plus saintes maximes de la morale civile et religieuse y

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