Voy. Taillandier, p. 214 et
sont attachées au nom du meilleur des princes. La Henriade a gravé dans les esprits et dans les cœurs français d'ineffaçables sentiments de justice ^ de bonté, de tolérance^ de patriotisme ; et nous aurions peine à dire quel autre livre , composé depuis un siècle , a mieux secondé en France le progrès de la civilisation*. »
Il me reste encore , pour achever la revue des travaux littéraires de M. Daunou , à m'occuper de quelques-uns de ses ouvrages qui sont inédits. Je me bornerai à faire une simple mention , d'abord de la continuation de V Abrégé chronologique du président Hénault, qui lui avait été demandée par le gouvernement , et que d'autres occupations Tempêchèrent de finir; puis d'un traité fort étendu de bibliographie , dont l'existence a été révélée par M. Taillandier; enfin, d'un ou deux opuscules sur lesquels je ne possède que de vagues renseignements. Mais j'entrerai dans quelques détails au sujet du Cours d'histoire que M. Daunou a rédigé pour ses leçons du Collège de France, et qui forme le plus volumineux et peut-être le plus beau de ses ouvrages. Quoique le public ne possède que le discours d'ouverture , le premier volume n'en a pas moins été imprimé presque entièrement par les soins mêmes de l'auteur. L'analyse et des extraits de quelques-uns des volumes suivants ont été publiés dans le Journal des cours publics^ .
i. Voltaire DaMhon , t. XIII (Henriade), avertissement, p. I et V.