‹ Notice sur M. DaunouChapitre 40 sur 70 · Cmrs d'histoire de M, Daunou, 2vol. in · texte numérisé non relu

Cmrs d'histoire de M, Daunou, 2vol. in

Le diacoura d ouverture est empreint , comme tous les écrits de M. Daunou y de la modestie et de Thonnêteté qui le caractérisent. « Il n'appartient qu'aux Thucydide^ telles sont les paroles qu'il adresse à ses jeunes auditeurs , de se destiner à suivre les traces d'Hérodote; et s'il est un genre d'enseignement auquel je paisse me dévouer sans témérité, c'est celui qui recueille avec zèle Tinstruction que les talents répandent , qui réfléchit leur lumière sans aspirer à leur éclat ; celui qui consiste en quelque sorte à étudier publiquement, à rendre compte de ce qu'on a fait pour essayer de savoir j celui, enfin> par lequel on associe ses auditeurs à ses propres recherches > à ses douter , à ses tentatives et , s'il y a Ueu , aux connaissances que l'on croit avoir acquises*. «Cette défiance do soi-même dans un homme d'un si grand savoir était un bel exemple et une excellente leçon. S'il promet peu , on est persuadé qu'il donnera beaucoup plus qu'il ne promet. 11 dit ensuite que la plus 'sainte des obligations que sa chaire lui impose , ,est de rechercher scrupuleusement la vérité et de l'exposer avec franchise. Puis il continue en ces termes : a J'avoue que parmi les parties que l'histoire embrasse dans son immense étendue , je ne choisirai pas de préférence, pour l'objet de mes leçons , celles dont l'examen pourrait sembler le plus hasardeux : mais en traitant celles qui sont ou peuvent être abandonnées à la critique , il ne me suffira point de ne me permettre aucun déguisement , je ne me pres-

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