Taillandier, p. 5i
38 MOTiCfi sut M. DAUKOU.
qu'elles fuasMit néoesaairas j mais qu'elles Mmt readu un serTÎee quelconque à la FraDee^ Luimême ^ ce républicain pur et invariable ^ les a eendamnées , non-seulement eomme inutiles , mais de plus eomme funestes à la cause de la révolution é Lorsqu'on (ait honneur à la Montage d'ayoir déli* vré le pa)ts des dangers qui le menaçaient, on oublie que c'est elle qui les avait créés. Un autre parti plus modéré et plus équitable aurait engendré mcnns dobstacles, et n'aurait pas eu besoin, pour vaincre, d'autant d'eSoHs; mais , s'il l'eât fallu, il eût déployé la même énergie ; et les Constituants , ainsi que les Girondins , ont prouvé par leur mort qu'ib ne le cédaient pas en courage à leurs adversaires ^ sur lesquels ils remportaient de beaucoup par le talent. Eh quoi ! ce que la violence el 1 iniquité ont Sait pour œuver la patrie, est- il permis de supposer que la sagesse, la vertu , le patric^sme n'auraient pu le faire? Non, les ennemis dti dehors, sans aucun doute , eussent été pareillement repousses^ Il faut convenir, du reste , que c'étaient les moins dange^ reux, parce que les armes étaient courtoises de part et d'autre) tandis qu'à l'intérieur, le parti eîahé , quoique faible par le nombre, triomphait de tout parce qu'il ne respectait rien. Dans les assemblées politiques , une poignée d'audacieux , appuyée à la porte sur une troupe de furibonds, est presque tou* jours sûre de forcer la majorité et de l'entraîner dans le mal , à moins qu'à Faudace du crime on ne saehe