‹ Notice sur M. DaunouChapitre 43 sur 70 · Voy. Tarticle Tacite dans la Biographie universelle · texte numérisé non relu

Voy. Tarticle Tacite dans la Biographie universelle

iM NOTICE SUR M. DAUNOa

de tout système préconçu, ainsi que de toute indue* tion arbitraire^ et qu'on ne portât de jugement sur rien qu'après avoir tout connu et tout embrassé. Il sentait combien le demi-savoir, si facile à acquérir, est sujet à se tromper et à tromper la foule ; combien les vues générales, sans l'examen des faits particuliers, sont incertaines ou fausses ; enfin avec quelle assurance on parle lorsqu'on ne sait pas assez pour être en état de douter.

Nous avons déjà vu qu'il n'estimait pas beaucoup la vieille littérature française, soit qu'elle fût écrite dans la langue des trouvères , soit qu'elle le fût dans celle des troubadours. J'ajouterai qu'en général il trouvait peu d'attraits au moyen âge , qu'il appelle énergiquement l'âge de fw du genre humain *, et qu'il dépeint de la manière suivante : « L'antiquité, quoi qu'on en dise, n'offre point d'exemple d'un joug aussi accablant que celui qu'imposaient à nos misérables aïeux tant d'institutions despotiques , militaires, féodales, sacerdotsJes, monastiques, scolas tiques, imaginées ou perfectionnées depuis le vi' siècle de l'ère vulgaire jusqu'au xiv* *. »

C'est surtout pour la scolastique qu'il manifeste nne antipathie insurmontable^ Elle est, si j'osais m'exprimer ainsi, comme l'ennemi personnel de M. Daunou. Il la met sans hésiter au nombre des barbaries du moyen âge, et ne fait pas un médiocre sujet d'honneur à saint Thomas d'Aquin , nommé , non sans raison, l'ange de l'école, et que, suivant

i. GarêMies ^éNvidtêeUes , p. 139.

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