‹ Notice sur M. DaunouChapitre 44 sur 70 · ibid., î · texte numérisé non relu

ibid., î

lui , on aurait pu dire l'archange , de Tavoir régularisée , autant qu'une méthode si mal conçue pouvait Têtre. Quant à c^iaines opinions hasardées qu'elle a pu produire en théologie, auxquelles un homme sensé comprend diffîcil^nent quelque chose, il est d'avis qu'elles peuvent ne pas sembler incontestables , mais qu'il n'est guère possible de les trouver hérétiques ni surtout dangereuses *.

Ce qui doit étonner beaucoup de la part d'un savant si considérable , et ce qu'il ne m'est guère possible de dissimuler, tant il a pris soin de s'exprimer nettement à cet égard , c'est l'espèce de rigueur avec laquelle il semble avoir traité l'érudition. Ainsi, par exemple , dans son Discours préliminaire imprimé à la tête des Œuvres de Boileau , nous lisons ce qui suit : « Si de toutes les manières de louer Boileau , l'on choisissait la plus fastidieuse, on prouverait savamment qu'il démêle aussi bien qu'un autre le sens d'un texte altéré et mutilé , qu'il est enfin tout aussi bon helléniste que s'il n'avait jamais eu d'autre esprit et d'autre talent. Il s'ensuivrait que les écrivains illustres qui se sont résignés à manquer de cette utile instruction n'ont point assez senti combien il leur élait facile de l'acquérir. Un esprit juste et actif est ouvert à toutes les connaissances estimiables ; les hommes éclairés deviennent érudits quand ils veulent l'être, et un goût exquis est déjà une grande science*. » Son Discours préUminaire sur La Harpe contient un passage plus sévère encore.

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