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iCO NOTICE SUR M. DAUNOU.

« Ce n'est pas certes, y est-il dit, qu'il faille regretter de ne point trouver dans son Lycée ce pédantesque étalage de philologie et d'archéologie auquel le -nom d'érudition s'applique : La Harpe avait trop de goût pour donner dans ce grossier travers *. » Enfin, pour ne pas trop multiplier les preuves , lorsqu'il parle d'un gouvernement rétrograde qui se proposerait de fausser les institutions , et d'un régime où l'on voudrait éteindre les lumières, il dit : « Si l'on juge à propos qu'il y ait des savants, on décernera ce titre à ceux qui sauront vérifier des particularités indifférentes, découvrir ou expliquer à l'aventure des monuments inutiles, disserter sans fin sur toute minutie surannée qui ne touchera par aucun point aux destinées et aux intérêts des peuples*. » Évidemment il ne s'agit ici que des abus et des écarts de l'érudition , ou que d'une érudition sans critique et sans goût ; dans ce cas nous ne ferons pas difficulté d'avouer que les qualités qu'il dédaigne ne méritent pas en effet beaucoup de considération. Quant à l'érudition unie au bon sens , la seule qui soit véritable et utile , elle sera toujours digne d'être honorée; et M. Daunou lui-même nous en offre dans ses écrits trop d'exemples, trop de modèles, pour qu'il ait eu la pensée de la proscrire, et pour que nous ne soyons pas autorisés à lui rendre hommage. Qu'il me soit encore permis de rappeler qu'il n'était pas tout à fait exempt de prévention contre l'Académie française , et que cette illustre compa-

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