‹ Notice sur M. DaunouChapitre 46 sur 70 · Garanties individuelles ^ p · texte numérisé non relu

Garanties individuelles ^ p

NOTICE SUR M. DAUNOU. ICi

gnie, qui se fût empressée de lui ouvrir ses portes s'il eût eu le désir d'entrer chez elle , est devenue quelquefois y comme on l'a déjà observé^ un sujet de raillerie pour sa plume maligne. Le trait suivant suffira pour donner une idée de la forme de ses épigranunës. Dans une note sur l'abbé de Saint- Pierre, après avoir remarqué qu'il était mort en 1743, exclu de l'Académie française depuis 1718, « il s'était pourtant intéressé, dit M. Daunou, aux travaiix de cette compagnie ; il avait rédigé un pro^ jet pour la rendre utile. Quelques autres de ses rêves, ajoute-t-il, se sont réalisés \ » Ici, comme on le voit, il va jusqu'au dernier terme de l'ironie^ mais d'ordinaire il aime beaucoup mieux rester en deçà.

Élevé dans la philosophie de Condillac, il y demeura toute sa vie invariablement attaché, et n'en voulut pas reconnaître d'autre. Il regardait même comme nuisibles les doctrines fondées sur des principes différents. En rendant compte des travaux de la classe des sciences morales et politiques durant le premier semestre de l'an xi, il va jusqu'à dire : « Parmi les erreurs qui composent une si grande partie de l'histoire des siècles, aucune peut-être n'a plus contribué que la doctrine des idées innées à retarder le progrès des véritables connaissances *.

De l'école de Condillac ayant été entraîné à celle des philosophes, il reforma ses opinions religieuses

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