‹ Notice sur M. DaunouChapitre 6 sur 70 · octobre · texte numérisé non relu

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feâiut ptlblîé et dé sûireté générale, là teiititivè faite par là section Lepellétier d'instituer , pour lés quaranie-huit sectioM de Paris, un comité Central d'op^ pa&ltion au gouvernement, et obtint un décret déclâi^nt icbupableâ d'attéhtat contre la souveraineté du peuplé tous les eltoyens qui feraient partie d'un tel icomité. Le 4 Vendémlairié, quelques raâsemblenients armés s'étant formés dans les sections, il rédigfeà, dans là Vue d'éclaiter et dé calmer les citoyens égarés, une adresse aux habitants de Paris, qui hit publiée, niais qui r^sta feans effet. Huit joui^ api^s, il fit décréter là dissolution Immédiate des assemblées primaires dont les opérations étalent terminées, et la défense aut assemblées èfeclorales èé âé Réunir avant l 'époque fijtée par la Coiiètitiition.

a Vous avez dû jusqu'à ce jour, dit-il à ses collègues, rester en deçà de votre autorité légitime plutôt tjue d'en excéder les limites, et il Valait mieux dans cette circonstance difficile ne pas faire assez pour le maintien de vos lois que de paraît!* même offenser les droits de cité dont vous vetiiez de i^ecréer Pexercice.... Mais lé moment est arrivé de réprimer les attentats ; l'indulgence n'a plus d'excuse, elle ne serait que faiblesse. »

Il était temps en effet que la Convention recourût à des mesures énergiques «t qu'elle employât d'auti^es ai^mes njue des proclamations et des décrets. Elle avait à livrer bataillé, non plus aux Jacobins, ter*rassés depuis plus de quatre mois avec les insurgés des faubourgs Saint-Antoine et Saint-Marceau , mois au parti contraire, composé des classes moyennes

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oti riched^ qui s'insurgeait à son tour, sôus des chéfe royalistes , pour réprihier et non pour précipiter la révt)lution.

Les comités de salut public et de sûreté générale, afin de donner plus d'unité et de force à Faction du gouvernement, concentrèrent leurs pouvoirs dans une comniission composée de cinq de leurs membres, iet M. baunou fut désigné pour faire partie de cette cômiteissiott. L'Assemblée s'eûtoUttt de soldats, nomma Barres général en chef, et se tint en permanence^. Bonaparte, dont les dispositions promptes et savantes devaient sauver lenceinte législative ^ recul le titre de général en second*, et huit cents fusils, gibernes et sabres ftirent envoyés aux rej)i»ésfentânté pour les armer et les mettre eta état de jpayer de leur* personnes dans lé cas où les sections parvîèhdiraient à pénétrer jusqu'au nulieu d'euX;

La Convention triompha complètement le 43 reAdémiairé> et ta'usa guère de sa victoire qtte pour pardonner aux vaincus. M. Biauhou, à qui i^e vient une grande part de l'honneut» d'une conduite aussi sage que généreuse, répoussa tout projet de vengeance, et eriapècha même les poursuites contre les insurgés les plus compromis. Ce fut grâce à son intervention que M. Lacretelle jeune, par exemple, l'un des chefe royalistes, restadans Paris sans être inquiété,

i. Bonaparte n'est pas même mentionné dans les rapports faits à la Cottvaition sur les événements du i3 vendémiaire : ce fut seulement dans la séance du i8 que son nom, devenu bientôt si glorieux, fut prononcé avec éloge par Barras dans l'Assemblée.

Les représentants du peuple, malgré Témotion très-vive qui les animait et les incriminations trop fréquentes auxquelles ils se livrèrent les uns à Yé^ gard des autres au sujet des derniers événements, trouvèrent encore le moyen de promulguer quelques lois utiles pendant le peu de jours qui leur restèrent jusqu'à leur dissolution. L'une des plus remarquables fut la loi pour Forganisation de llnstruction publique, dont M. Daunou, au nom de la commission des Onze et du comité d'instruction publique réunis, présenta le projet dans la séance du 27 vendémiaire (1 9 octobre).

D'après ce projet ^ rédigé en partie sur les anciens plans de Talleyrand, de Condorcet et d'autres législateurs ^ il était institué une ou plusieurs écoles primaires par canton , une école centrale par département pour un enseignement plus élevé, et des écoles spéciales, suivant le besoin, pour l'instruction supérieure. Lïnstitut, dont le germe avait été déposé dans la dernière constitution *, était divisé en trois classes; ^es encouragements étaient réservés aux sciences, aux lettres et aux arts; enfin des fêtes nationales étaient fondées dans toute l'étendue de la république. C'est au sujet de cette dernière institution que le savant rapporteur, inspiré sans doute par les souvenirs enchanteurs du siècle de Périclès, s'écriait : a Mais le plus vaste moyen d'instruction publique est dans rétablissement des fêtes nationales.... Recevez donc au sein de la France ces bril-

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