‹ Notice sur M. DaunouChapitre 7 sur 70 · Titre X, art · texte numérisé non relu

Titre X, art

lantes solennités qui offraient jadis aux communes assemblées de la Grèce le ravissant spectacle de tous les plaisirs^ de tous les talents et de toutes les gloi* res. J'ignore s'il est dans les annales du monde des tableaux plus pleins de vie et de sentiments , plus faits pour donner aux hommes la conscience de leurs forces et du pouvoir de leurs facultés, plus capables d'imprimer au génie des sensations profondes, de l'entraîner à des pensées grandes et augustes, que ces jeux antiques, qui ont attaché aux noms de quelques bourgades des souvenirs inmiortels. » Plusieurs autres parties du rapport mériteraient également d'être citées. Le sujet était de ceux que M. Daunou avait le plus médités, puisqu'il s'en occupait sérieusement déjà quelques années avant son entrée dans la carrière politique. Plus tard, il eut encore des occasions d'y revenir, sans jamais changer de principes. Dans son projet, adopté par la Convention, il professait, comme il le fit toute sa vie, la liberté de l'enseignement , c'est-à-dire la liberté de l'éducation domestique, la liberté des établissements particuliers d'instruction et la liberté des méthodes instructives.

Ses derniers travaux à la Convention nationale, dissoute le 4 brumaire (26 octobre 4795), furent un règlement pour la formation et l'installation du Corps législatif, et plusieurs communications, qu'en sa qualité de membre du comité de salut public chargé de la direction de la marine, il fit à l'Assemblée pour lui annoncer les avantages remportés sur mer par le contre-amiral de Richery et par les capir

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talned Moultson et Rx)bîn. Quant à ces dernières attributions, ses coUègueâ pensèrent, s'il fallait eu croire sa modestie , qu'attendu qu'il était né à Boulogne-sur-Mer, il y avait lieu de le placer à la marine. Au moins est-il certain, disait-Il, qu'il n'y avait pas de meilleure raison à donner d'un pareil choix. Comme si l'esprit intelligent et le bon sens dont il était doué ne le rendaient pas apte à toutes les affaires. . Le Corps législatif, clos le 4 brumaire (26 octobre), rouvrit le tnême jour, après lé renouvellement du tiers, potat se fortoer en deux bonsells; et M. Dâunon , cjué vingt-sept départements avaient eb niêmé temps élu à la députation , vint prendre place au conseil des Cinq-Cents. DeUx jôili^s après, ses collègues , non moins empressés que les électeurs de lui donner leurs suffrages , relevèrent aux honneurs de la présidence.

Les deux coiisells, étant constitués, procédèrent à la nomination des cinq membres du Directoire. D'après la loi , les directeurs devaient être âgés de quarante ans : on exigea de plus qu'ils eussent voté la 'mort de Louis XVï. M Dautiou, toujours cohstatit dans ses principes et dans sa conduite, s'était élevé contre cette condition surérogatoire, qu'il ne regardait pas comme une garantie nécessaire à la révolution. Son âge, qui n'allait guère au delà de trentequatre ans, le mettait d'ailleurs, comme son caractère, à Tabri de tout soupçon d'ambition personnelle. Les cinq directeurs nommés furent : La ReVeillère-Léptàux, Letourneur, ReVvbéll, Sieyes et Barras. Au ï^us de Sieyes, Carnot fut choisi à sa place.

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II ti'^ àvAit partoi eux aucun homme d*État, et Ton tJrévît de suite qùHlâ ne donneraient pas au Jibuvoir iMeaucoup dé force et de considération. Néanmoins la cause qu'ils défendaient leur valut, de la part des républicains modérés, un appui qiii n'aurait ipas été accordé aussi facilement à leur mérite prot>rei M. Daunou , après avoir soutenu le gouvernement de Ijgi GohVention réformé par la journée du 9 thermidor, ^rêta d'autant plus volontiers son concours au gouvernement du Directoire, qu'il avait contribué plus que personne à l'organiser. Ce fut méine peut-être de tous les régimes sous lesquels il vécut, celui qu'il trouva le plus de son goût; et je ne serais pas éloigné de croire qu'il y est resté fidèle jusqu'à la mort.

Il marqua son passage au conseil des Cinq- Cents par une foule de travaux divers, ayant souvent moins d'éclat que d'utilité. Je mentionnerai dans cette classé ses rapports ou seis opinions sur la création d'une bibliothèque à l'usage des deux conseils^ ; sur les archivtes nationales , dont il était un des commissaires*; silr l?e tribunal de cassation'; sur les membres du bureau central du canton de Paris prévenus d'avoir illégalement lancé des mandats d'amener contre vingt- sept représentants*; sur le renouvellement du

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