S DISCOURS D*OUVERTURE
venu, malgré les vives attaques du philosophe gentilhomme, à fonder sa république armoricaine, qui depuis a été reconnue généralement. Ils survivront aussi nos illustres bénédictins ; oa ne les citera guère, il est vrai, mais on les consultera, on les pillera journellement. En attendant^ messieurs , que vous puissiez les imiter , vous allez travailler comme eux, embrasser leur méthode et suivre leur marche. Mettant de côté tous les systèmes, oubliant même pour un temps les ouvrages de seconde main, vous vous attacherez à voir de près plutôt que de haut , pour me servir de l'expression de M. Daunouj à recueillir tous les faits comme ils se présenteront ; à les étudier d'abord isolément, pour acquérir une intelligence parfaite de chacun d'eux, puis à les rapprocher les uns des autres, pour les considérer dans leur ensemble et pour les généraliser. Lorsque vous en tirerez les conséquences qui souvent en découlent, vous aurez soin de n'en extraire rien de plus que ce qui s'y trouve, mais aussi d'en exprimer * tout ce qu'ils contiennent ; autrement vous y prendriez trop ou trop peu et vous courriez le risque, en péchant contre la logique , de tomber dans les conjectures ou dans le faux. Placés face à face avec les originaux, vous toucherez aux sources de Thistoire, sans qu'aucun intermédiaire s'interpose entre vous et les monuments sur lesquels elle. se fonde; c'est vous qui , chargés de fouiller les vieux titres de nos annales, devrez fournir un jour à la plume de l'écrivain le thème, et, pour ainsi dire, la matière première de ses compositions historiques. Tels sont les