‹ Notice sur M. DaunouChapitre 62 sur 70 · PRONONCÉ A L'ÉCOLE DES CHARTES · texte numérisé non relu

PRONONCÉ A L'ÉCOLE DES CHARTES

principes qiii doivent ^ je le pense, vous servir de guides, et telle est la tâche qui vous est réservée. Appelé depuis peu de temps à prendre part à vos travaux, je m'efforcerai de suppléer par mon zèle aux lumières que certainement vous auriez trouvées dans rhomme vénérable auquel je succède. M. Tabbé Lespine, dont la Bibliothèque du roi et les anciens élèves de l'École des chartes déplorent la perte, était destiné à présider à vos exercices. L'étude du moyen âge, qui l'occupa toute sa vie, son habileté à déchiffrer les vieux textes et Tintelligence qu'il avait de la basse latinité, ainsi que des anciens idiomes de notre pays , le rendaient bien digne de vous diriger dans la carrière que vous embrassez aujourd'hui. J'ajouterai que son humeur toujours égale, ses mœurs simples et douces, sa modestie et ses autres vertus éminentes vous l'auraient rendu cher, comme il l'était à toutes les personnes avec lesquelles il a vécu, et qui, sans jamais recevoir de sa part le plus léger sujet de chagrin ou de plainte, ont constamment éprouvé l'indulgence et la bonté qui faisaient le fond de son caractère.

Ancien élève de l'École des chartes, où j'ai eu l'avantage de suivre les leçons de feu M. l'abbé Lespine, je viens avec joie, au milieu de vous, reprendre mes premiers travaux en diplomatique et me consacrer entièrement aux études auxquelles nos savants bénédictins ont rendu d'immenses services. La tâche qu'ils ont si glorieusement remplie a rendu la nôtre beaucoup moins pénible. Us avaient à maintenir leur doctrine contre des hommes qui n'en

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admettaient ni les i^es ni les principes, et qui traitaient de flriTole et de chimérique l'étude des diplômes, dont ils contestaient même l'authenticité. Ils ont eu y ayant de triompher , à soutenir une lutte opini&tre contre des adversaires d'un ^prand savoir^ contre les Germon, les Marsham, les Hardouin, laa Simon , les Lenglet, contre Voltaire lui-^mème. Enfin personne n'élève plus de doute aujourd'hui sur la réalité de la science qu'ils ont fondée; aussi n'aurai* je pas à en défendre devant vous les principes : la seule tâche qui me reste à remplir, c'est de vous les exposer.

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