LIV
Malgré tous ses efforts pour répondre selon ses vues aux besoins de sa charge pastorale, M. le curé Leprohon sentit que son tempérament, naguère encore si robuste, faisait défaut à son zèle, et lui laissait entrevoir le moment où il allait être forcé de se démettre de sog emploi. L’Evêque, dont l'œil était toujours ouvert sur les œuvres de M. le euré de Nicolet, et qui désirait assurer le plus longtemps possible
au collège les services de ce véritable mentor, avait déjà pris des arrangements pour le rendre à l'affection et aux vœux des amis de la maison. Bien que dévoué de cœur et d'âme à toutes les bonnes œuvres, la direction de la jeunesse était pour ce digne prêtre une véritable vocation, chère à son cœur par-dessus toutes les autres œuvres.
Enflammé de la noble passion du devoir et de la discipline, il savait joindre à une bienveillance naturelle, une fermeté inflexible et une sévérité féconde. Son administration plaisait souverainement à l'autorité. Elle était, en même.temps, d'un plus grand avantage aux subordonnés. Voilà ce qui faisait désirer aux administrateurs du collége le retour de M. Leprohon, et ce qui justifiait le vigilant Evêque de ses démarches si souvent réitérées auprès de ce vertueux ecclésiastique. Partout on sentait que sa vie, toute de dévouement, de travail et d’oraison, parlait le grand langage de l'exemple à tous ces jeunes gens dont il allait, de nouveau, devenir le chef.
Nous comprenons que nous insistons peut-être un peu longuement, et que nous revenons souvent sur l'esprit de prière et sur le dévouement qui inspirait M. l'abbé, mais ces vertus sont si précieuses et ces exemples sont si beaux! Se charité a tant édifié que ce serait injustice qu’elle ft méconnue.
Les négociations entre Mgr. Signay et Messieurs les directeurs du Séminaire de Nicolet en étaient à ce point, dans l'hiver 1843-44, les choses étaient arrangées de façon à soulager M. Leprohon, à aider à son prompt rétablissement, et à hâler son retour à son cher Séminaire, lorsque la cruelle maladie, qui termina sa carrière, vint déranger tous les plans concertés. On espéra, encore, pendant quelque temps ; mais l& mort, jamais si inflexible que lorsqu'elle enlève des victimes si précieuses, ne voulut pas se laisser toucher, et vint ravir sans pitié le bon curé à paroissiens, à ses aïmis, à
l'Eglise, qu’il avait si noblement servie, et à la jeunesse, qu'il avait si constamment édifiée.
Pour ce qui en est de M. l’abbé, qui ne croyait jamais avoir entièrement rempli sa tâche, il s'était soumis à l’arrangement concerté sans faire aucune observation, disposé à faire tout en son pouvoir pour accomplir la volonté de Dieu. Maisil ne lui était plus réservé de jouir de la vie de communauté. La nature a sesexigences contre lesquellesle zèle ne peut prescrire.
M. l’abbé Leprohon ne se relâchait en rien de ses travaux, malgré la rigueur de la saison, malgré les défaillances de son tempérament. Il ne savait rien abréger, rien surseoir. Les exercices de piété faisaient sa plus douce consolation ; mais il quittait même les pratiques qui lui étaient les plus chères dès qu'il s'agissait de quelqu'œuvre de miséricorde. Cependant, à cette vivacité, à ces allures empressées, il joignait une grande modération en tout, une entière possession de son esprit et une physionomie qui respirait le recueillement et la bienveillance. Aussi, sa paternelle administration Jui attira la plus vive reconnaissance de sa paroisse.
Son souvenir y est impérissable. La vénération universeile dont il était l’objet s’est manifestée en bien des occasions. On savait son héroïque dévouement, son inexorable frugalité, et sa conformité rigoureuse à la discipline de l'Eglise et à la volonté de ses supérieurs. C’est sous le poids. de ce dévouement que ce bon serviteur de Dieu a fléchi.
Ah ! nous le savons, le souvenir de son prédécesseur, qui fait la gloire de cette paroisse privilégiée, était toujours présent à son esprit. Il mettait son bonheur à imiter sa vie.
La mort, en frappant ces deux saints prêtres, à une époque
aussi rapprochée, enlevant si cruellement aux espérances de la religion deux pasteurs si recommandables, consterna bien des âmes.
Dieu, qui sait ce que vaut la souffrance, épurait la vertu de son grand serviteur par des douleurs aigues et incessantes. Ces épreuves, ces souffrances montraient à tous le beau spectacle d’un prêtre constamment austère envers luimême, d'un père aimable et tendre envers les autres, d’une nature intrépide devant les difficultés et devant les amertumes.
Enfin, ses veilles, ses ebslinences, ses travaux, bien audessus des forces humaines, le conduisirent au tombeau peu après qu'il eût accompii sa cinquante-cinquième année ! … L'art le plus dévoué ne put rien pour prolonger une carrière si utile... Cinquante-cinq ans !..... C’est peu, si l’on compte le nombre de ses années ; beaucoup, si l’on considère Pimportance des services qu'il a rendus à l'Eglise.
M. le curé Leprohon avait pris du froid pendant qu’il supportait les fatigues de la quinzaine de Pâques ; et, malgré le mauvais état de sa santé, il avait continué la visite des mfirmes. Il avait voulu utiliser jusqu'au bout ce qu'il lui restait de forces. Moins occupé du soin de sa personne que des intérêts de ses chers paroïssiens, auxquels il ne voulait nullement se dérober, il donna à la maladie le temps de faire des progrès, sans songer à les arrêter. I souffrait d'une inflammation.
Il laissa, pendant quelque temps, à ceux qui l’entouraient, une entière sécurité sur l'état de sa santé. Mais, au mois de mai, une recrudescence falale s’étant manifestée tout à coup, on désespéra de le rétablir. Le vénérable malade tomba d’épuisement. Les progrès du mal, d’abord assez lents,
furent bientôt plus rapides. Lorsque le médecin fut appelé, il comprit qu'une complexion usée lui donnait peu d’espoir d’une guérison, et qu'il ne pouvait que soulager les douleurs de son vénérable patient.
Le malade, de son côté, comprit l'anxiété du médecin et les inquiétudes de ses confrères. Depuis bien des années, il se préparait à sa fin ; aussi vit-il la mort s’approcher sans maaifester d'appréhensions. ‘ Rien ne troublait le calme de ses traits, dont la sérénité contrastait avec la profonde douleur de ceux que l’amitié et le respect conduisaient à son chevet.
Bientôt ses forces s’affaiblirent d’une manière alarmante, et on dut abandonner tout espoir de le conserver. Depuis qu'il avait compris qu’il ne guérirait pas de cette maladie, M. Leprohon exprimait continuellement le regret de ne pouvoir plus rien faire pour le prochain, ni presque rien pour mériter le ciel.
Le vénérable mourant reçut ses derniers sacrements avec un esprit parfaitement calme, avec une entière connaissance, et à la grande édification de la nombreuse assistance que eette déplorable circonstance réunissait. Profondément résigné en présence de la mort, il donna, encore une fois, l’exemple de cette grandeur d'âme, de cette force de caractère qui ne lui firent jamais défaut. M. Charles Harper (a), alors
(a) M. Chs. Harper, né à Québec, en 1800, fut ordonné prêtre au mois de septembre 1828, six ans après être entré au séminaire de Nicolet. Ils’attacha à cette maison. Bientôt sa sagesse et l'estime dont il jouissait l’appelèrent à remplir des charges importantes. El savait allier, dans la gestion des affaires, ia fermeté à la douceur, comme plus tard il sut combiner l'attachement aux règles, avec les tempéraments que nécessitaient les circonstances. "Pout le monde aimait à rendre hommage à l’aimable caractère de M. l’abbé Harper. I1 ne nous appartient pas de dire ce qu’il a déployé de zèle et de dévouement pendant près de trente ans Qu'il se donna au service du collége de Nicolet. Les améliorations effectuées au dedans et au dehors, les dépendances élevées autour de cette vaste maison, dans un temps où elle n’avait que des revenus modiqueë et précaires, attestent hautement F'esprit d'ordre et de régularité qui Fauimait. Il consacra tous les loisirs de sa laborieuse carrière au progrès de cette belle institution, et ses connaissances variées et pratiques lui permirent de rendre les plus utiles services.
Son dévouemerit fat admirable, il lui attira de bonne beure la confiance des
procureur du séminaire de Nicolet, lui administra le Saint Viatique. Plusieurs de ses confrères visitaient ce bon prêtre, ef songeaient moins à le consoler qu’à le féliciter. La vigueur de sa complexion en rassurait quelques-uns et faisait espérer à ses ouailles que ce bon père serait enccre quelque temps à l'abri des coups de la mort.
Pour lui, toujours occupé de la grandeur de Dieu, il lui renouvelait l’offrande de sa pénible existence ; il désirait de mourir, et de mourir dans une parfaite conformité à la volonté divine. Il parlait lentement. Il murmurait quelques prières. Sa dernière heure étant arrivée, il regarda tendrement ses amis réunis autour de lui, et après avoir fait quelques efforts et exhalé quelques soupirs, 1l ouvrit les bras et dit: «Je me sens mourir, priez pour moi ! »..... Ce sont ses derniers mots ; ils s’éteignirent presqu'avec lui, Toute conscience de sa situation échappa alors au malade.
A sept heures du soir, samedi, 19 mai 1844, le vénérable prêtre s’endormit du sommeil des justes. Il ferma les yeux, plein de l'espérance d’une vie meilleure. Il rendit à Dieu sa belle âme, remplie de toutes ses ferveurs, au son de lAngelus. Le son des cloches continua pendant longtemps encore à tinter le glas funèbre, et à réclamer les prières des fidèles pour le repos de l'âme du pieux ecclésiastique, pendant que ses frères, ses neveux, ses confrères et quelques amis, rangés autour du lit funèbre, récitaient, d’une voix émue et pour dernier adieu, les consolantes prières de l'Eglise.
administrateurs de l’établissement; aussi le vit-on successivement remplir les emplois de procureur, de supérieur, etc.
-M. Harper mourut dans les sentiments de la plus sincère piété, à Nicolet, samedi, Le 7 avril 1855. Il fut inhumé le 9, dans le sanctuaire de l’église paroissiale de Saint-Grégoire, dont son frère, M. Jean Harper, archiprêtre, était curé. #
Son testament fut encore un témoignage des sentiments auxquels il avait voué son existence entière. Il eontenait des clauses favorables aux indigents, et le tout témoignait de son entière pauvreté. Illeur laissait ee qu'une charité industrieuse l'avait mis à portée de prélever sur ses besoins. Ce dernier acte de bonté de sa part pouvait se résumer en ces mots : « Christiani et pauperes mihi hœæredes sunto. »
Lorsque, le lendemain, le prêtre qui faisait l'office recommauda aux prières de l'assistance le curé défunt, il y eutun mouvement de surprise et de douleur. Tout le monde avait espéré. Il semblait à {ous que son esprit de conciliation et de charité, que ses belles vertus le devaient sauver du trépas; et qu’une vie toute consacrée aux bonnes œuvres serait prolongée... L'assemblée demeura consternée et abattue. On n'avait pas eu le temps de se faire à la nouvelle d’un événement si prompt, si pénible. Les fidèles éplorés priaient le Seigneur de couronner en lui les vertus et les travaux de l'apôtre. Les parents, les enfants, les autres témoins des . belles œuvres de toute sa vie, venaient se confondre dans un même sentiment de vénération et d'amour autour de la couche funèbre d'un prêtre si dévoué, si généreux, qui se sacrifia tant de fois pour alléger les souffrances du pauvre.
C'était pour la paroisse de Nicolet une perte bien sensible, d'autant plus affligeante qu'elle était inattendue. Le bon curé élait enlevé presque soudainement à son troupeau, qui l'environnait de tant d'affection et de respect. Ainsi qu'il a été dit, il n'était âgé que de cinquante-cinq ans et trois mois !
LVIIT.
Le corps du vénérable défunt, exposé dans sa bière, fut, e dimanche soir, porté à la chapelle du séminaire, dans ce sanctuaire tout embaumé des souvenirs qu’il y avait laissés.
Les élèves, recueillis, priaient Jésus-Christ, le prince des pasteurs, d’être miséricordieux et propice à l'âme de ce prêtre dévoué, d’accepter leurs larmes pour la purifier des souillures que la fragilité humaine laisse, même sur les vies les plus saintes.
A la suite d’un service funèbre, à la chapelle du Séminaire, le corps du vénéré défunt fut transporté, le mardi, 22, à l'église paroissiale, où l'inhumation eut lieu. Les élèves éplorés revendiquèrent l'honneur de porier la dépouille mortelle du saint prêtre.
Ce cortége, déjà nombreux, était grossi par la foule des citoyens des paroisses environnantes, qui avaient voulu s’associer, avec un religieux empressement, au deuil de cette famille affligée. Le pauvre même avait quitté son humble toit. Partout on pleurait un père, un protecteur des malheureux que son cœur éprouva toujours le besoin de consoler et de secourir. Outre ses œuvres de charité, on se souvenait que ce pasteur bien-aimé avait poursuivi, avec un zèle inextinguible, au milieu d'obstacles de toutes espèces, la régénération des populations par l’enseignement re:igieux.
Un peu après onze heures, son corps fut descendu dans une fosse préparée dans la chapelle Saint-Louis. Une modeste pierre tumulaire, élevée par quelques élèves, indique le lieu où reposent ses cendres et témoigne de la gratitude et de l'affection de ceux qu’il honora de ses soins et de sa sellicitude.
Dire que M. Leprohon était partout environné de respect et d'amour, et que ces sentiments, chez les élèves et chezles paroissiens, élaient vifs et sincères, c’est faire l'éloge de son esprit et de son cœur. Sa vie a été courte, mais bien remplie; sa carrière peu bruyante, mais noble et active. Son rôle a été fort modeste, mais il a été très-utile el très-profitable à un nombre incalculable de personnes. On chérit encore aujourd'hui son souvenir à Nicolet, et l’on y voit d’anciens paroissiens pleurer et prier sur sa tombe.
Sans vanité, sans ambition, M. Leprohon se contenta d’être pieux et utile. Voilà pourquoi, sans doute, sa réputation restera toujours au-dessous de son mérite. (Ce bon ecclésiastique, ve saint prêtre, est encore vivement regrelté. Sa mort priva la jeunesse d’un guide éclairé. 11 a laissé après lui un nom justement vénéré ; sa mémoire ne sera pas oubliée, car il a prodigué tant d’aclivité au service de ses semblables, et au profit de tant d'entreprises utiles, que personne ne saurait méconnaître ses titres à la reconnaissance deses concitoyens. D'ailleurs, tout le monde comprend que la véritable immortalité est celle du savoir et de la vertu. Dans l’accomplissement des devoirs sacrés du sacerdoce, ce bon prêtre a toujours été plein de tendresse pour l'enfance, plein de sagesse dans ses leçons et dans tous ses procédés. La charité, en effet, la plus belle des vertus, la constamment soutenu dans l’exercice de l'auguste apostolat. Elle en a fait un grand citoyen, un élu du Seigneur, comme elle en avait fait un pasteur accompli. Qui nusericordiam habet, docet et erudit quasi pastor gregem suum. Eccz. XVIII.
On voit, dans cette étude sur la vie de M. l'abbé Leprohon, que sa carrière offre une enfance nourrie de leçons fortes et vertueuses, une jeunesse livrée à des études sérieuses et des années pleines et utiles.
Au point de vue humain, on serait tenté de mesurer le mérite du vertueux M. Leprohon. Il avait des vues trèsélevées, mais il faisait le bien loin du regard des hommes. Les ressources que sa persévérante énergie a développées pour la jeunesse, qui pourrait les calculer ? Il croyait toujours être comptable des enfants placés sous son égide tutélaire, à Dieu qui lui prescrivait de se reconnaître toujours
un serviteur inutile. Voilà pourquoi il travailla toujours à l'œuvre sainte, avec une constante énergie et dans une parfaite humilité. Les clartés de la science profane ne le dispensaient pas de se conformer aux beautés de la science divine, qui :'occupait sans cesse et sur laquelle ses pensées, ses inclinations et ses habitudes se réglaient.
Administrer pendant vingt-cinq ans une maison, qu'il fallut renouveler souvent, quant au personnel, et reconstruire en grand après l’avoir réparée, avec des moyens fort limités ; l'accommoder toujours aux besoins d’une jeunesse nombreuse ; la porter, avec des ressources fort restreintes, à un degré de grandeur qui lui permît de se soutenir à l’égal des autres institutions du genre mieux rentées et mieux pourvues ; il y avait là bien des obstacles à surmonter, bien des calculs, bien des combinaisons à essayer, bien des tribulations à souffrir, enfin bien des épreuves à essuyer. Les circonstances le servaient, il est vrai, mais il savait les diriger et en profiter. Homme d'un talent supérieur pour présider à la direction d’un collége, il fut toujours honoré pour ses vertus, aimé pour l’aménité de son caractère et recherché pour la sûreté de ses conseils. Sa bienveillance universelle et sa sensibilité le firent chérir de tous. S'ils’est élevé quelques doutes sur ses capacités littéraires, si des personnes ou superficielles ou peu défiantes, ont subi les préventions d'autrui ; ou encore si quelques autres éloignés de lui, ont mis en doute son habileté, sa prudence ou son savoir, il reste autour de nous, grâces au ciel, assez d'hommes impartiaux, appréciateurs éciairés du vrai mérite, dont le témoignage irrécusäble lui rend amplement justice. On sait partout que la grande piété, le grand dévouement et la vertu éclairée du bon directeur n’ontréuni qu'estimeetadmiration. Au reste, la société, ou plutôt la religion seule, sait apprécier pareil héroïsme ; et le ciel est sa récompense, comme nous l’assure la Sagesse incrée : Qui erudiunt mullos quasi stellæ fulgebunt in perpetuas æœternitates.
Les élèves du collége de Nicolet ont payé bien des tributs d'honneur et de recounaissance à la mémoire de l’inestimable M. Leprohon, leur directeur. Son portrait a été multiplié par divers procédés. Plusieurs se sont cotisés pour orner son modeste tombeau d’une épitaphe gravée sur le marbre. D'autres, véritables nourrissons des muses, ont chanté ses œuvres, ses vertus sur la lyre chrétienne. Nous nous bornñerons à reproduire l’épitaphe et la pièce élégiaque qui la suit:
Hic Jacet Dnus : Jos : Onesimus Leprohon, Archpter, Qui Jnsigni pietate ornatus, Animarum zelo flagrans, Pauperum amicus, Studiosæ juventutis Pater et Rector, Cum summä omnium Jaude Nicoletanensi Seminario XX V annos Prœfuit, Et hanc parœæciarm III annos rexit.
Obiit Die XIX Maii, A. D. MDCCCXLIV, Œtatis suæ LV.
D'ilectissimo Patri in Domino LXX Discipuli in sacris constituti, Grati animi, monumentum Hunc lapidem
Posuère.
Sinite parvulos venire ad me.
Marc X, 14.