‹ Notice sur M. le Vicomte de BonaldChapitre 3 sur 13 · MÊME EN SOI · texte numérisé non relu

MÊME EN SOI

M. de Bonald suivit donc cette impulsion irrésistible de la noblesse française, à laquelle, comme au temps des croisades, les épouses et les mères ne furent pas étrangères ; mais loin de sa patrie, tournant sans cesse vers elle des regards de douleur et d'amour, et ne s'occupant que des moyens d'y ramener la paix, il pouvoit se rendre le même témoignage que l'Orateur romain : « Quo quidem in bello, semper de puce audiendum putavi..., sem-

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perque mea consilia pacis et togœ socia, non belli atque armorumfuerunt (1). »

Et bien loin d'entretenir dans l'exil des sentimens d'irritation et de haine, il écrivoit les lignes suivantes : « Le Français est un » grand peuple : il est grand par son intelli- » gence, par ses sentimens, par ses actions.

» Hélas ! il est grand jusque par ses cri-

» mes — Mais le souverain ramènera son » peuple à la raison par la religion, et au » bonheur par la vertu ; il versera sur ses » plaies long-temps douloureuses le baume » de l'indulgence et de Foubli. Qu'à sa voix » Thomme égaré revienne, que le foible se » rassure, que le coupable même, qui ne le » fut que par erreur, trouve dans sa bonté un » refuge contre sa justice!... Les Français » pardonneront aussi ! Qui oseroit se venger,

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