XX NOTICE
qui, de concert avec de grandes maisons de Londres et d'Amsterdam 5 fit au trésor une avance de plusieurs millions (^). Le
(*).0n* sera peut-être curieux de coitnottre deux traités que le gouvernement fît , dans cette circonstance , avec MM. Thelusson , Necker, et C»«.
' « Sur la demande d'un million qui a été faite à MMl The ft lusflon et Necker, de la part de M. le contrôleur-général, « pour subvenir à des besoins pressans et inopinés de M. de « Boullongne , ils ont consenti à faire cette avance aux <t condilious suivantes :
<t II leur sera remis, . .
(( 1°. Pour un million de billets au porteur de M. de « Boullongne , payables par égales portions aux lo, ao et « 3o juin , lo , 20 et 3o juillet de cette année; '
« 2**. Deux luillioDS de rescriptions anciennes»
u Ils peuvent disposer , ^ùand ils le jugeront à propos, «i de ces deux millions de rëscriptions, s'ils préfèrent de se 4« rembour^r de leurs avances de cette manière ; le priât a en sera fixé à deux pour cent au-dessous du prix moyen « des rëscriptions pendant tout le courant d'avril pro-^ nL chain, et le calcul en sera fait à compter du payement « d'un million qu'ils ont avancé , et comme &'ilslesavoient « achetées ce jour-là,
« Dans le cas susdit , ils n'exigeront pas le payement « des billets de M. de lîoullongne , et ils les rendront au « trésor royal.
u Mais si au contraire ils préfèrent de ne point se charn ger des rëscriptions, ils les rendront au trésor royal et « exigeront le payement des billets dé M. de Boullongne; tt bien entendu que dans ce dernier cas il leur sera tenu. « couiptç de l'intérêt de leurs avances, avec telle commis- « sion que le ministre j ugeroi.t à propos de fixer. « Approuvé, ce li janvier 1772.
w Signé Terrât.
V Et le dix février, M. le contrôleur-général s'étant de
SUR M. TTECKEn. XX j
ion 3ies lettres écrites A ce sujet par les jhefsdu.trescxr royal à M. Necker, mérite d'être remarqué. «Nous vous supplions, a lui dit-on, de jious secourir dans la jour- H née. Daignez venir à notre aide, pour une H somme' dont nous aYons un besoin indis-
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i» noaye4uaclres^àMM..Thélusspiii9tNeclLerpoar un se? tf court de trois millions absolument nécessaires au service « du roi, ils ont âgreé de faire cette avance contre des «'I>i41etâ'dé M. Miipàuit 3*Haifvelay, garde dii trésor royal, H payaU9fikuntâersdansle>mdisdejuill€tt prochain, un tiers «r dans le mois d'août et un tiers dans le mois de septembre, « époques dés remboursemens désirés par M. le contrôleurce général ; et en même temps il âété remi^ àuxdits sieurs ^ Th/eli^spn et Necker-six millions, trois cents vingt^cinq « livre;? de lîeisçriptiqris anciennes, »ur lesquelles ils ^p.rpnj «< les maîtres de prendre leur remboursement en tout ou «^ en partie > en s'en chargeant, 'à compter de ce jour, à u.'de>)x pour ceat au-desspus d^: prix auquel elles seront «'dans le courant de juillet prochain ; mais s'ils préfèrent a d'exiger le payement des billets dusieur^d^Harvelay , UiAl «éra poufv€i àû'd^omnlaigèhie^it du service esisèh- •«' tîHgu'ils Y^nd^ «n Ç^^è9^^f^99o. 4^. l^ manière qni .sera estimée juste par M. le contrôleur-général „ :à qiJti ^ ils s'en ràpjporlénV entièrement.'^ "*' '•' '• •« ApproHV€,'bè îo^é^vie*» 1772. ' • • / « ^
, «On yf>it^a'il est difficile de .traiter avec plus dç loyauté et de désintéressement que ne le fait' ici la maison de if. Necker, pùisqifè en confiant des fonds au gouverne- ODient ;:éIk-Sft«oateiitedé'pk'efidre en payement des effets publics à d£ax pour£ent au<*dessoû3 de leur valeur éventuelle , à une certaine époque..!^ bénéfice de cette op^-. ratioh |SroVitit de la hausse qu'éprouvèrent plus tard lés rçcriptiôns anaciiexniec. -' j - '^6
Xxij ..îfOTICE
M pemsablé. — L'on est à la veille j4u dlepart n pour* Fontainebleau , lui éerit^Piencbre^ (( mais tous J^pg^^arpQrtâj:^^ sont paBexn x<: pédi^3^, ik soxi:t aotreivos tn^ins;iIe'mo>^ if Dientpreàse^etYOiis:ête&^notreisénleres»^ xf 3Quroe : nous av^x^recoursà? votreamouv « pour la réputation du ti^^or- royal.-^ Quelle humilité;, fruit du ^désordre ! et ne croit-on pas entendre uû fils de famille ré^ duit aux expédiens^ plutôt, que .les. admi-^" nistrateurs des finances d'un graûd empire l Certes , il y a loin de là au langage noble et lier du Compte rendu* : , . :». .
) Aucommencemebtde 1772 5 après? àVoir terminé ropérâtion dont je viens de ireiidre compte , M. Ni^cker quitta le commerce , et feéda toutes ses affaires à M. de ©ermany éoxi frère , et à M, Oîràrdot . sans se réseryçr.meme leimojpdre intérêt dans cette HDwélier rriaiso^^e eettimerec!. M. Neckèr aVoit alôrsr cmâràtjte ans: il eii àvoit'.consacré vingt-cinq L:$ç;îQréar,u^e. existence honorable ; iet <)ôiiîme la richesse navoit jattiais>' été ptfù^; lui' tin' M%-^; un
moyen 5 dès lanst^pit qu'il eut ^cq^us^jui^e fortune suffisante^ipoi^r lui peomtittre les plaisirs dé lHndépfetidàri<îé ëli de' là ' ^é-nerosite ., il quitta , avec epapre^sçt^fient un genre d'occupations qui: d^^tûs V^g^r
SUR TH. KCGKER. ^^îi]
temps le fatiguoit. M.- Necker a souvent répété qua l'époque où il se retira du com-^ merce^ il avoit acquis un tact si prompt pour disjoeruer les affaires avantageuses , qii'un tré^r-petit nombre d'années lui auroif sùffe pdur fkccrpître sa fortune dans une proportion immense; mais que les jouis-^ sances du luxe ne lui avoient pas pai^ pouvoir entrer en balance avec Fennui d'une occupation monotone, qui ne lui offroit plus afiKxme idée nouvelle à acquérir.
Tandis, que M. Pfecket àçetoissoitsà fortune- par le travail et Téconomie ^ aucun genre de sacirifice ne lui coûta jamais pour la bieDfaisimùe et pour 4'amitié;
U seroit difficile de donner' une juste îdée^ je ne dis pas de là générosité , je ne dis pas dtrdésîntéressement de M. îïe^ker, znaisîde cette abnégation complète dé toute ideepet*sOîlttelle) qui ne lui a jamais permis de- côTi^i^^ér le souvenir de ses pi'bpreâ bieiifâitk^ ni de s'irriter de Fingratitude i' loiisqQjô^ plus tard , il ne Fa que trop isou-^ vèn*iéptouvée; hÏI paroît s'apercevoir si
t<^.pea dès bbligatiops qu'on lui a, disoit
w-M. Dubuc^, qu'il metta-oit à- son aise le
<r plus ingrat des hommeg. yy Un passage du porterait de M, Necker,
imprimé p^r^sa femnj^ en- 1786 ^ peindra ,
Xxiv I^OTICE
mieux que je nesauroîs le faire, cette géirérosité parfaite; vertu si rare lorsqu'elle s allie à des habitudes d'ordre et d'écono-r mie. Ce passs^ge e§t déjà cité dans l-ëcritde ma mère «Ur le çm^Û^Te et Ja :vîe privée de M. Necker; mais que puisrje faire demieux que de me laisser guider par ^elle, et de f\eproduire quelques-uns des traits:
qu^Uei a tracés! *
^ M* Necker a quitte les affaires dans K un moment oii il pouvoit décupler sa «•fortune, simplement parce qu'il étoit « ennuyé d'un genre de travail qui ne lui c< présentoit plus rien d'attrayant ni de « nouveau ; et; cette fortune même eut été tt double 5 si un, sentiment trop subtil pour i< mériter le nom de Vertu, né l'eut «ngà^ <( à la partager avec son ancien 2^$pcié. Je. « tentai vainement alors de le fixer encore c< quelqiie temps à de» occupations qui n'é^' c( toient plus de sOn^oût : ij sC; sépara sh^y t( sQlument de la maison qu'if avoit jfcirjciftée, il et.en abandonnant ainsi un fond$ qw lui.
« appartenoit, il md^j réserva aucun *iiifté<^ « rêt ,^ ni même aucune facilité d'y faire va- « loir son argent, soiis quelque dénoml-^ ce nation que ce pwt être; il le retira et. me w le:remîten entier, sans garder à sa dispo- « sition ni un seul papier, ni la j^ûs légère