‹ Notice sur M. NeckerChapitre 3 sur 12 · SUR IL .NBCILER. XXV · texte numérisé non relu

SUR IL .NBCILER. XXV

« sommé. Depuis ce temps je m'en suis cf seule occupée j jar acheté, vendu, afferce mé^ bâti, placé, dispose de tout à mon $< gré, sans presque oser lui en , parler y a ayant éprouvé au premier mot , ou de ce -l'humeur , ou les marques du plus mortel ce ennui. La fortune n a plus attiré ses reu gards, que dans le seul nGroment oii, jpar ce un saitîment estimable , H voulut en dé- » poser là plus .grande/rpartié au j trésor ce xoyal; car elle devint ;atoi*s un objet puce blic digne de son atteiation. Après sa re-* ce traité , ddns touieik Iw Tiévolutions des ce controleiù^généraux., riennaj» le déce, terminer à reprendite ce dépôt dont on ce lui paie un intérêt fort au»4essoiiis de ce^ ee lui que rendent les fonds piiblicSi; Il m'a ce cédé de si bonne foi et depuis si Idngce temps le maniement de jses. affaires, quril ce .^n a oublié jusqu'à la: piôpniété,.et qu'il ce est reconnoissant quand, je fais une d^ ce pense à. sa prière., et timide^ quand il me c( la propoaçv Notre intéri'eer présente: k ce cet égi^rd JiçjCQntrftstQiaij9[>dblè^ risîble c( d'un^Aoâ ^énie. en: tutelle, d'un homme u.^i p6qn?oit gouvQFBffTrJa: fottunç defr « Deiix-Indie», et donit.l'ibsi^ttciaiiGe pcfw. ce* l'argent est si bieo reconnue, que ses dor M mesliques la prçuQept pour de l'ineptie y

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u et que les plus petits détails qiti le concer* « nent me sont rapporteç^ sont décidés et or. fôtécutés- sans* qii'on piROSprà lep^ m« ^ struire. : , ^ . : / -^

^(Cependant, dès que M;^ Ni^bkeit gou^ « verna le^ finances , : il émiut ^économe « sévère de la fortune paibliqnei L'argent a n'étant qu'xrn» image et un équivalent f( général ^ le sim uë hii prooiettoit d;e jouis^ ^^sânces qu eii :ki ; répandant ; inais celui du cr^t|*ésqr f oyal Im parût sîàcré, car ri lui>TC^ « présentoit le botohèùr du peuple. »

Pdui'Bé piifi:ïnt«i*oïnpr^làtl^ dtes

faits cjui se -rappoiitent a la carrière comi'^ fflerciale de Mî Necfce^> j'ai différé de pai^ ler>de sôti mariage; Cette «niôn^ qui ejutune siîgraide itïfluenbeîBur ladirectionet surle bonheur diè-toàté sa vie j ^'ôWtige'à entrer dans <{ueiq^lesr détails , ^bîeir »E^nie& peut^ étre/inaîs^âujËq^W' leur s^nbérité intétne pirôtera quelque iôtétêt. «^ ■• ' >

i M. Necker aVoif dans sa jeutiéssé , et a coiîfeervé- jiisq&Wx derniers joôrà ji^ $a' vie nnfe pureté :^isenûin^^^'^llfe*Mitta^ d'imagiuati(kiîq«i^a^procliè» au ifoin^auesqub. Une fgmnie étoit>poUi; Itti4m;êtreii4éal i^utdïiré de tAût dfe • dlttl-tofeB et doué de tant d;e vertus , quetdnjdurs d:â*s la idéalité quelque chose reSldît^âu-dëâsbUfe de, rimàgd

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^'il s'en ëtoit tracée. Cette dîispos'ition , plus eacorè peut-wêtre que la sévérité de sa morale et le grand nombre de ses occupations^ contribua long^-temps à le détourner de Tamour. Il èvoit près de trente anîs, lors* qu'il cbnciit un sentiment très -vif pour une.veuve^ jeune , belle ^ douée df un esprit aninaé et des manières les pins séduisantes* U la, demanda en mariage. Madame de V**^j^ touchée de son afifection^ ne refusa point sa ipain; mais obligée de voyager pour, sa âanté , elle r^mit à son r-etour à lui: -donner une réponse décisive. L'absente refroidit bientôt le sentiment de madame de V***; json imagination lui présenta pqiit-étre un sort plus brillant que celui qui lui étoit offert^ et elle écrivit à M* Necker, au boilt de quelques m'ôis de séparation, quelle lui . rqnd^oit sa liberté ; Appelée à Genèvift^ai* rimmense-répji-* 4ation du doct^rTrônchîn, élteyfit coti^J* lioissance avec une pef soîiine qiu tenoît^ê la supériorifié de son esp^rît eSdeTéiévation de ses seiititiiens ûnè existéncié Sotiale que la fortune lui avoit ref fiséeé ; Hademdisçllé S^sanne Cuirebody fîUe d'im ministre du ISàîrit-Éyàrigilè ^ àv oit reçu de son père les seuls Ibiens gi^'iji possédât^ ùqeî instmction remarquable^ mie^ Y^'tu B9m taci^. Avant

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1 âge de vingt ans , elle avoit one cotinoi^ sance parfaite des différentes littératures modernes /et des langues classiques^ les au*» teurs latins entrée ^autres lui étdient si fa-i* miliers> qu'elle a conservé toute sa vie l'usagé desWfaire lire à haute voix les pas^ sages les plus reinarquàbles, Â ces avanta*^ gçs acquis^ elle jpignoit un esprit distingué, une beauté régulière, des traits fins, une taille élevée, ^t des manières pleines dé riop- Messe et de dignité , bien qu'un peu aj^rê*^ tées (^). Née. de parens sans fortune, elle ayoit été obligée de pourvoir à son entretien en se vouant à l'enseignement, et la

• {^ L'on saie qnë "Éifcbon avoit été fort amoureux dé mademoiselle CurchX)d y mais ^ue-sofi pèfie ne voulut pas consentir à cecju'il repousât.Qjbbon a^oiteu dès sa première jeunesse les mœ'urs et les goûts d'un ërudit de l'âge le plu^'mûr; Tenipfoî fle xhacune dé"* séS" heures ëtoit régit ayeo ufie mélhàdè^qlie^^riéhiDaJlélraDgeoitv et J'on ^eut yoir, d^h'sJes Méinojres'îAij^iaiés après sa mo^t , qu'iltenoit tiote de ses déclarations à mademoiselle Curchbd , comiire ae ses lectures et de ses extraits des hlsto-' rsefis deifaiÎKtiqiKitëj Je^ oissèdé encore la plupart de ^es lettre? à ^^grjiud'mèr^ : jamais pas3ion n'a été exprimée en style plus correct et plus compass,é ; après ayoi|r peint sa teiiffrés^ il ne manque jamais de fitirr par : J'^ai hhvrmeurkftifrc , madempiselh , éiyecjles ^niimensjqui font le. ddsçspoir de ma.vie', votre très-humble et très» obéissant serviteur , ou par quelque autre forpule de ce getire,' qtif lux paruissoit isans jloutfe .'âlliér d'âne ma* iBiiè^r^dél^^tçl^i^q^MY^cUpmipttN • .

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victoire journalière qu'elle TempOrtoit sur elle-même , en persévérant dans une carrière pénible oîi Tamour-propreétoit souvent exposé à Souffrir, avoît donné quelque chose d'un peu roide à son caractère.

L'empire du devoir s'étolt de plus en plus fortifié dans son! cceur ; sévère etivers ellen^éme^.eUe se seatoit; moins portée à ac** corder aux autres une indulgence dont elle n'a voit pas besoin ; et la vie se présentoit à son esprit cômrn:e ùn.enchaînemeht de travaux dirigés^vei^ différens buts , plutôt que comme: une jouissance calme des plaisirs que la Providence a senoiés sur la terre.

L'esprit et les manières de mademoiselle Cûrçhod formoient siir presque tous les points un contrstôte avec madame de V***; mais ce contraste ne s'opposa point, peutêtre même contribua-t-il à l'attrait qu elles ressentirent Wéntôt l'une pour l'autre. Madame de V^^* proposa à mademoiselle Curchod de la mener à Paris , et celle-ci accepta avec reconnoissance une offre qui lui donnoit les moyens d'étendre la sphère de. ses idées, et l'espoir d'entrer en relation avec quelques-uns des hommes supérieurs dont elle apprécioit déjà si vivement les écrits. Lorsqu'on félicitoit madame de y*** sur sa liaison avec une personne

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