‹ Notice sur quelques monuments assyriens à l'Université de ZurichChapitre 11 sur 12 · CYLINDRES · texte numérisé non relu

CYLINDRES

Catalogue iV" 46.

M. Menant en a publié deux : le N** l de la planche cijointe et un autre que nous n'avons pas fait photographier. Voir Menant, Lt\s Pierres ^^raree.s de la liante J.v/r, première partie, p. 188 (N° 118) et p. 195 (N° 125).

Les cylindres étaient les cachets avec lesquels on scellait les contrats. Chaque particulier avait le sien. Il y faisait graver les noms des dieux, son nom, souvent des légendes plus ou moins longues. Les sujets religieux représentés donnaient à la pierre sa valeur et protégeaient la signature L'argile molle de la tablette recevait l'empreinte du cylindre que l'on déroulait sur elle. Dans une conférence faite au musée Guimet (tome dix-neuvième de la llihlinl/nt/iie (le {'n/gari.sa/inri)y M. K. Pottier a bien mis en lumière

Timportance de l'étude des pierres gravées, pour l'histoire religieuse de l'Assyrie. Il distingue trois caractères fondamentaux dans cette mythologie :

i*» Variété des représentations des divinités, Olympe plus riche et compliqué que celui des Grecs.

2"* Conservation de traces du fonds primitif des idées religieuses ; succession de types divers, qui aboutissent à un symbolisme plus épuré.

3*> Rôle joué par les demi-dieux, les héros. Parallèle entre le héros grec et le héros chaldéen, Gilgamos et Héraklès, qui annoncent Siegfried.

Je ne puis résister au plaisir de citer le passage suivant :

€ Ce mythe du héros, traversant toutes sortes d'épreuves, fort, invincible et pourtant souffrant, malheureux, persécuté, qu'est-ce autre chose que la première conception de l'humanité elle-même, personnifiée dans le plus beau de ses enfants, mais accablée par la némésis des dieux, par la jalousie du sort, menant une vie sombre et douloureuse, en dépit de ses efforts et de son courage ? C'est l'idée que l'art grec, puis l'art du moyen âge, enfin l'art moderne, ont magnifiquement commentée et amplifiée. Nous savons aujourd'hui que ce sont les poètes et les artistes de la Chaldée qui, pour la première fois, l'ont créée et développée >. (Page 256).

Les légendes des cylindres ne sont pas d'une interprétation aisée ; M. Menant, auquel nous sommes redevables de si beaux travaux sur la glyptique, les a courageusement traduites, et il faut lui en être reconnaissant. Les cinq ligiies du N** I signifieraient, d'après lui :

Que je proclame son nom, Que je fasse resplendir sa gloire; Que suivant la volonté de Marduk Je marche dans sa loi.

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Cette interprétation, qui a le mérite d'être sensée, n'est pas rigoureusement exacte. En outre, M. Menant a omis le dernier sii^ne de la dernière ligne. Je traduirais plutôt :

Que son nom soil invoqué.

Que sa face resplendisse;

Qu'à l'ordre de Marduk'

On obéisse suivani Tordre (c.-à-d. intcgralemeni).

l^ légende ncn reste pas moins d'une interprétation douteuse.

Le X^ 2 donne le nom d'un personnage, qui s'intitule serviteur de Nébo: A A. sc/ui. K-sa^-i^il unir .?. il Mar- (hili ai(i(l il \(i-bi-uni.

Le N" 3 appartient au cycle des légendes de Gilgamos.

Le N" 6 mentionne deux divinités lùidi et Sumii avec le nom d'un personnage Mardiil: — —

' Ou : au jour de l'ordre.

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