‹ Notice sur un papyrus gréco-égyptien inédit appartenant à la bibliothèque de l'Université d'AthènesChapitre 3 sur 9 · TAPI4O0S · texte numérisé non relu

TAPI4O0S

La ligne 97 contient les deux lettres xe, qui sont peut-être le reste du mot xéx.

[oAxurÜa [vAæ [pros

(Gette page a été presque entièrement mangée par les vers.)

85 Col. XII Asyava

Tapiyos

Un compte total.

[1] &pro dYov

&proi Adyava ÉvAz

100 Col. XV.

xahxet Meuvo|vérn?|]

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Col. XIV. &Aess

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Un compte total.

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xpiu67 avp[ua]ia" Balav|er

Les deux lettres ua conviennent pour remplir le vide qu'indique la copie de

M. Dumont. Or des témoignages précis montrent que la oupuala, soit comme ali-

ment, soit comme purgatif, était familière aux

gyptiens. D'une part, Diodore de

Sicile (1, Lxiv) la mentionne formellement, avec les Adyava, comme denrée à l'usage des ouvriers qui construisaient les pyramides; de l'autre, un texte du scholiaste d’Aristophanc (sur le vers 1253 de lu Paix) explique, dans le même sens, une al-

lusion du poëte au commerce de cette denrée en

Égypte. Je pense donc qu'il ne

peut guère rester de doute sur la restitution du texte à cet endroit. Voir, pour. plus

PE

EU[A]a Tépiyos xlxt EdÀ Aäy|ava] Une sigle numérique.

10 .àÿo{v] morceau enlevé. 119 Col. XVIIL IT éÿov àp[rüuara] 120 äpTot 107 Col. XVI. Kai dépuaro[s] do Àdyava TÜu wOÛa Tdpix05 meralor]éou xalr]1- EbAa 110 oxEUr | xbx:

113 Col. XVII. IB épro: Une sigle numérique.

dYov ; 125 Col. XIX. xai Arovuoiwt vewrépur 119 xpÉzs eis émiTovyov* xai 400- Adyava das Fac-srmile. 2

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de détail, le Thesaurus d'H. Estienne au mot Xuprala. — " Ce n'est pas sans beaucoup d'hésitation que je m'arrête à cette lecture. Mais, après un examen réitéré de la copie de M. Dumont, je ne trouve rien de plus satisfaisant. Ty moûa pour Tv 268a est conforme à l'orthographe attique dont on a beaucoup d'exemples sur les monuments. (Franz, Elem. epigr. gr. p- 126,127. Cf. Corpus inscr. gr. n. 3640.) Il ne doit pas plus nous étonner qu ë&y6oA# pour éx6oA# sur le papyrus même que nous étudions. Ileraoéos se dérive régulièrement de æerégw que les lexiques nous fournissent à côté de æerévvumu, et cette expression nous rappelle le vers d'Apollonius de Rhode {I1, 405) qui décrit la toison d'or, rù xéas, étendue, æemragévoy, sur le haut d'un hètre. Neré£ers 8épua dmd æbËa répond aussi exactement au composé ümoméraoua, qui a le sens de coussin, ou tapis à mettre sous les pieds; il répond au composé ÿrom6èov qu'on lit précisément dans le deuxième des papyrus magiques publiés en 1866 par M. Parthey. Quant à l'ouvrier chargé de faire ce travail, c'est sans doute quelque oxures comme ceux qui sont mentionnés dans le cinquième papyrus du Louvre (p. 132), ou un Bupoodéÿns comme celui qui figure sur une inscription du Corpus, n. 6665. Cf. n. 44825. —* Si le +, dans ce mot, n'était pas nettement lisible sur la copie de M. Dumont, on pourrait lire émryovnov pour émryôvesoy, nom d'un instrument de musique inventé par le musicien Epigonus (Athénée, Dipnos. IV, p. 183 D. Cf. XIV, p. 637 F). Au reste, ct à l'appui même de la lecture de M. Dumont, on peut remarquer que l'epitonion et les cordes, étant deux parties d'un instrument de musique, sont, ainsi, naturellement rapprochés : l'instrument (epigonion), puis sa partie (les cordes), offriraient un rapprochement moins naturel.

Ün comyite total. Adyava TA äproi 133 Col. XX. xai Arovvaiur VEUT Épuot 130 dÿor dote dobvar Ti payinwr Eva 139 éCodiov

Fac-s mile.

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Un compte total. 146 Col. XNII. Eÿaa 1E àproi Sepuôr OYor Täpiy0s Tapix0s | Une sigle numérique.

Âdyava ZriGwys rù Aoimdy ro 140 Col. XXI. Étda 150 OŸÿwrlou où ueoopn YB (?) xéxe xOvia[Tyi] Un compte total. Une sigle numérique.

IC pro: 19a Col. XXII. xai voïs épaor xai x[6]Ÿaot xpéas XOVIGTMI dVoy Üdwp ?

14 Âdyava miobds xAluaxos Fac-simile.

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Au revers. Au revers.

rôpixols] (sic?) ZA pecop} Âéyava id xpéa SA äproi Eta Balavetov Un compte total. OYor Ë

: Les comptes précédents, on le voit au premier coup d'œil, sont d'une autre espèce que les registres de Leyde, de Londres et de Paris, qui tous paraissent provenir du Sérapéum de Memphis, tous appartenir aux deux jumelles recluses dans ce temple, ou à quelqu'un de leurs protecteurs; l'écriture n'est point la même, comme on peut s'en convaincre par le plus simple examen. L'ordre des comptes n'est pas moins différent; seulement quelques-unes des dépenses mentionnées se retrouvent dans les deux séries, et quelques formules leur sont communes.

Pour commencer par ces dernières ressemblances, les colonnes 1, 5,6,;8,9,10,19,20et22, mentionnent des personnages à qui des sommes ont été remises, tantôt en payement de certaines denrées ou de certains services, tantôt avec la charge de pourvoir à certaines fournitures : c'est une formule souvent usitée dans les comptes provenant du Sérapéum.

Ainsi, col. 1, Â@ Gv dviveyxa Arowvato VEWTÉPY « SUT Ce que j'ai mis «au compte de Denys le Jeune » rappelle l'expression qui se lit dans une pétition faite au nom des jumelles (pap. Par. n. xxu1; Londres, n. x1); Ta év vois Xdyous éva@epôueva. Nous retrouvons ce Denys le Jeune aux colonnes 1 9 et 20, comine chargé de payer diverses dépenses. De nième, à la colonne 6, Dorius, Ammonius et Stibon, ce dernier qui reparait à la colonne 22; à la colonne 8, Sosibius. Mais à la colonne 9, Dorius semble recevoir directement le prix d'un blanchissage (æAtoiua), et à la colonne 1 0, Sénésis, celui d'une certaine quantité d'huile de kiki (eis xixi). Ces diversités de notations sont fréquentes sur nos papyrus du Louvre, par exemple, p. 339 : To dvmhœua Oeoyirov: mamüpor xal éprawv xal &ha (sic), où l'on remarquera, en outre, la forme dvflwua pour dvdkwna, forme irrégulière, mais sans doute habituelle chez les Grecs de l'Égypte, et que nous offre aussi le papyrus Sakkinis. Le même Théogiton, figurant plus haut pour un compte de corbeilles, paraît plutôt être un pourvoyeur qu'un marchand de telle ou telle denrée.

Comme sur les autres registres, les notations sont d'une excessive brièveté sur le papyrus Sakkinis, ce qu'on s'explique assez facilement si l'on songe que, chez nous aussi, les comptes de ménage sont le plus

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