C. Mentions uniques
la poirée, oetrAov; ; l'ail, ox6pôa ;
le chou, xpéu6y;
l'huile à manger, &À4»;
l'eau chaude, Sepur;
le purgatif appelé ovppaia;
l'encre, péas; à l'encens, A6averôs ;
la brique, wAivbos ;
la préparation d'une peau, dépuaros xaraoxeui);
l'enlèvement des immondices, éx60À» xomples ;
la location d'une échelle, :00ùds xÀluaxos ;
l'argent donné au forgeron des Memnonies, yaAxer Meuvolviry]; les frais de route pour le soldat, éPôû:ov T& payluo.
À un autre point de vue, celui de leur nature, ces dépenses se rangent en : | Aliments solides, au nombre de douze; Aliments liquides, au nombre de deux;
Objets divers, au nombre de six; Salaires d'ouvriers, au nombre de six.
A la différence des papyrus de Leyde et de Paris, celui d'Athènes ne mentionne pas la mesure ou le poids, quand il y aurait lieu, des objets payés, et, comme nous ne savons pas non plus de combien de personnes chaque compte journalier représente la consommation, cela augmente beaucoup les difficultés que nous rencontrons pour expliquer les chiffres de toutes ces dépenses. Quoique rédigés beaucoup plus négligemment, en apparence, et avec des développements très-capricieux, les registres du Louvre offrent çà et là des articles plus explicites, et par cela même plus instructifs. Par exemple, dans le n° LVIIT : rer/unxa Tv Boûv rakdyTwr Tpia fuvou!, malgré le solécisme et la faute d'orthographe, signifient évidemment : «j'ai payé» ou «j'ai estimé la vache «trois talents et demi. » Comme il s’agit du talent de cuivre, dont la valeur paraît fixée, cela équivaut à environ 245 francs de notre monnaie, ce qui, par une coïncidence singulière, est, à 13 francs près, le prix moyen que constatait, en 1862, pour une vache engraissée, l'enquête officielle sur l'agriculture française ?. Dans le n° LIIT et le n° LIV, une quantité indéterminée de chair d'oie est évaluée 2,000 drachmes, c'està-dire environ 24 francs. Dans le n° LIT, une oie est évaluée à la même somme; elle paraît l'être à 3,000 drachmes, ou 36 francs, dans le papyrus ALIV 5, ce qui suppose des volailles engraissées avec soin, comme c'était d'ailleurs l'usage en Égypte , et cela de temps immémorial, car des peintures murales du Haut-Empire nous représentent en action cette industrie des éleveurs égyptienst. Mais dans le n° LITI, à une quan-
* Pour rpiüv mulasos. Ces sortes de fautes se retrouvent à chaque page de nos registres. — * Renseignement qui m'est communiqué par M. E. Levasseur, mon confrère , si savant en ces malières d'histoire et d'économie politique. — ° Kai Zapariov: (xexdxa) rès pèr rpirgiAlas 8payuds (exprimés par deux sigles) &s édwxas Herevnôi x'iva dywpéget (peut-être pour doe dyopéew). — * Voir Lumbroso, Economie po- :
tité qui est également indéterminée de chair d'oie répond le chiffre de 700 drachmes, 8 francs et quelques centimes dans le n° LIV, à une quantité toujours indéterminée de chair d'oie, le chiffre de 500 drachmes, soit 6 francs environ; dans le n° LVII bis, yrva (pour ywvera xpéa?) est suivi du chiffre 280 drachmes, soit à peu près 3 francs. Ce sont là des éléments imparfaits, mais pourtant utiles, dont naguère M. G. Lumbroso a tiré le meilleur parti qu'il pouvait dans son mémoire Sur l’Economie politique de l'Égypte sous les Lagides, mémoire couronné, en 1869, par l'Académie des inscriptions.
Pour un autre ordre de dépenses, dans le n° LIT, 300 drachmes, ou environ 8 francs, représentent la valeur de deux tuniques et celle de deux serviettes, soit 4 francs pour chaque paire de tuniqres et pour chaque paire de serviettes. Plus bas, une serviette est évaluée 1,000 drachmes, ou un peu plus de 12 francs; puis quatre serviettes à 320 drachmes, ou environ 3 fr. 60 cent. Malheureusement, comme on ne connaît ici que le nombre et non la qualité des objets achetés, on ne peut rien conclure de pareils chiffres sur la valeur moyenne de ces objets. De même, dans le n° LIIT, deux tuniques sont apprécites 700 drachmes, ou 8 francs; une couverture ou drap de lit (ëdéveov éyxcsunrpioy) est cotée 1,000 drachmes, un peu plus de 11 francs; puis deux simples é06vs, 2,400 drachmes, soit 1,200 drachmes, un peu plus de 1 4 francs la pièce, ce qui s'accorde assez bien avec le n° LIV, ligne 37, où un édéviov est évalué 1,150 drachmes; mais à la ligne 67 un 2646mov est évalué seulement 600 drachmes. Au même n° LIV, deux tuniques de lin figurent pour 700 drachmes, ou 8 francs ct quelques centimes, et un peu plus bas deux tuniques, sans indication de l'étoffe, pour 4,408 drachmes, soit près de 52 francs, ce qui semble hors de proportion avec l'article précédent. Mais, en cet endroit, les mots xes- Ovas (pour xBüvas) B (pour w), sont précédés de civdévas B xai. II faut donc comprendre dans ces 4,408 drachmes le prix de deux o4»déves. Or les aivdéves varient beaucoup de prix dans ces comptes de nos papyrus : au n° LIIT, deux sindones sont appréciées 1,400 drachmes, un peu plus de 13 francs; au n° LIV, deux sindones sont appréciées, une première fois 2,000 drachmes, un peu plus de 23 francs; une scconde fois 1,400 drachmes, comme dans le n° LIN’. Voilà des écarts
lit. de l'Égypte, p.11,elaux textes qu'il cite en note, ajouter A. Mariette, Description da parc égyptien (1867), p. 30, 31, 34; G. Wilkinson, À popular Account of the ancient Ægyptians (London, 1854), t. Il, p. 184. — " Je néglige des notations moins complèles ou suspectes de n'avoir pas été encore bien déchiffrées. Par
qui ne nous permettent aucune conclusion certaine sur le prix de ces vêtements.
Les denrées, dont la mesure cst indiquée par chénices, artabes, cotyles, etc., sont d'une évaluation moins difficile, et les papyrus de Paris fournissent, en ce genre, plusieurs articles importants, que M. Lumbroso a soigneusement relevés et interprétés. Notre papyrus LIV contient en outre, dans sa [T° et sa IIT° colonne, deux textes précieux pour assurer l'interprétation des signes numériques contenus dans cette série : le compte qui occupe les lignes 36 à 48 est répété de la ligne 55 à la ligne 71, le rédacteur s'étant apercu sans doute de l'omission qu'il avait d'abord faite d'un article répondant à une valeur de 1,000 drachmes. Nous traduirons ce compte sur la seconde rédaction, en alignant les chiffres selon l'usage moderne, pour en faciliter la vérification :