LE BARON PAGES
la France ; on ne l'a plus revu àConnaux. Encore un expatrie volontaire que nous sommes tenté d'appeler : un ingrat. On dit qu'il eut des enfants ayant suivi la carrière des armes ; on ajoute que vers 1800, imitant l'exemple de son empereur, il divorça i ... Ce que nous pouvons affirmer c'est que le 1'^''" septembre 18 14 il mourut à Lille.
Dans le département du Nord, vaines et infructueuses ont été nos recherches pour découvrir un article nécrologique sur le général Pages. Les écrivains des journaux de l'époque, embouchaient plus volontiers la trompette pour exalter, en vers et en prose, les louanges du roi Louis XVIII, cf/7 le Désire. Le moment était donc peu propice à glorifier un baron de l'empire ou un soldat de la République... le silence se fit autour de sa tombe. Nous serions heureux : « de l'avoir vengé de ce dédain ou de cet oubli (2}. »
(1) Loi tlu "20 septembre I79!Î, abrogée le 18 mai 1810.
(2) M. l'abbé Fuzet nous félicitait en ces termes d'avoir éci'il l'iiiston-e d'un enfant de Connaux, commune où il est né lui-même et qu'il honore déjà par son érudition incontestée.
DE PINIÈRE DE CLAVIN (MARC-antoine)