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«ignée par qaatiHW imotofarfli* Servet éeri? f t en Min à la saHe (teeettè réfutation:
« C'est anee crier justpi'à présent, et il y a id une grande foule de signataireg. Mai» quelles preuves apportent-ils pour établir , comme ils le prétendent , que le Fils est invisible et réellement distinct? Il» n'en prodttii»eQt aucune t et n'en produiront jmnaii. Gela coBveâait cependant i de si grands ministres de la parole divine, qui se vantent partout de ne vouloir rien enseigner qui ne soit démontré par des .passages solides de l'Écriture. Mais aucuns pMsages pareils ne sont cités. C'est pourquoi ma doctrine est attaquée par des clameurs seules^ mais elle n'est condamnée par aueune raison et par aucnne siutorité. » Michel Seryet. ^ A signé seul , mais ayant (%rist pour protectenr très-certain ^. »
Enfin, voyant qu'il n'était plus appelé devant ses juges, et que son sort n'éprouvait aucun adoucissement dans sa prison , îl écrivit le 10 octobre la lettre suivante : '
Magnifiqtiei Seigneurs ,
Il y a bien troys semmeines que je désire et demande avoir audiaiise et n'ay jamays peu l'avoir. Je vous supplie pour l'amour deJern^Girist^ ne me refuser ce que vous ne refuseries à nn Turc , en vous demandant justice* J'ay.à vous dire choses d'importance et bien néeesaaires.
Quant à ce que avies commandé , qu'on me ftt quelque chose pour mQ tenir net, n'en a rien esté fai^, et suys plus pi^re que jamais, rEt davantage le froyt me tormante grandement à cause de ma coyqM et lompure^ laquelle mengeldre d'aultres pauretes, que ay honte v^us escrire. C'est grande eruauHé, que je n'aye cosget de parki^lement pour remédier à mes nécessités. Por l'an^r de Dieu 4 mes* seigneurs, dones y ordre, ou pour pitié, ou pour le devoyr.
Faict en vos prisons de Genève, le dixième d'octobre 1553»
MKAELSiEBIFBTUS*.
Mais ses supplications furent inutiles. Lorsque les réponses des églises suisses furent arrivées, il fut condamné au supplice du feu. Un de ses amis demanda vainement que sa cause fût soumise au
' Ed latin, dans de la Roche, page 1^, et dans ▲Uwoerdeo^ paps §6 st f7» * Citée dans AUwoerden, pages 94 et 95, et dans J, L. Itokmi, pafet49a«t
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4omtà\ d« deox-centd. GaMa lai-méme, qui ravaît poursuivi avec tant de dureté et d'acharnement, chercha tout aussi vainement à faire adoucir son genre de mort *\ Comme la loi qui condamnait au feù les hérétiques n'était pas aholie, la sentence fat portée en ces termes :
Procès fait et formé par devant nos très^edouhiis seigneurs sindiqùes juges des causes criminelles de ceste cité à ta poursuite et instance du seigneur lieutenant de ceste dicte cité ès dites causes instant contre Michel Servetde filleneuve au royaume SArragôn en Espagne.
Lequel premièrement a esté atteint d'avoir, il y a environ 23 à 24 anS| fait imprimer on livre à Agnon * en Allemfitgne contre la sainte et individue trinité, contenant plusieurs et grands blasphèmes contre icelle grandement scandaleux ès églises desdites Allemagnes : lequel livre it a spontanément confessé avoir fait imprimer, non obstant les remontrances et corrections à lui faittes de ses faulses opinions par lessçavants docteurs évangélistes desdites Allemagnes.
Item, et lequel Kvre a esté par les docteurs d'icellesé^tises d^Allemagne, comme plein d'hérésies, réprouvé, et ledit Servet rendu fugitif desdites Allemagne» à càûse dtKlit livre.
Item, et non obstant cela, ledit Servet a persévéré dan^sesf faulses enreur», infectant d'icelles frtusicurs à son possible.
item, et non content de cela, pour mieux divulguer et es^ancher Mfi^tvenin ^ hérésie, depuis peu de temps en ça il a fsM imprimer un autre livre k cachette dans Vienne en Dauphiné, rempli desdites hérésies, horribles et exécrables blasphèmes contre la sainte trinité, contre le fils de Dieu, contre le baptesme des petits enfants, et autres phisiMrff saints passages et fondemefris de la religion chrestienne.
Item, â spontanément confessé qu'en iceluy livre^ il appelle ceux qui crment en la trinité, trinitmres et athéistes.
Item, et qu'il appelle trinité un D... et monstre à tr-H$ t4e^'.
Item, et contre te vrai fondement de la religion chrestieMe, et blasphémant detestablement contre le fils de Dieu de toute éternité, ains tant seulement depuis son incarnation,
* Gênas môrtîs conaii sumus rautarp, sed frustra. £p. et rep. Calv. ep. CLXI^ page 304.
* Hagaenau.
' Un (li«a et moD5tre à trois téces.
Item, et contre ce que dit l'Esciitore Jésus-Christ e^e fils de Ddvid selon la chair, il le Rie malheureusement, disant icdoi estre créé de la substance de Dieu le Père, ayant reçu trois éléments d'icelui, et un tant seulement de la Vierge : en quoy meschamment il prétend abolir la vraye et entière humanité de Nostre Seigneur Jésus-Christ» la souveraine consolation du povre genre humain.
Item, et que le baptesme des petits enfants n'est qu'une invention diabolique et sorcellerie.
Item, et plusieurs autres points et articles, et exécrables blasphèmes desquels ledit livre est tout farci, grandement scandaleux, et contre l'honneur et la majesté de Dieu, du fils de Dieu et du Saint-Esprit : qu'il est un cruel et horrible meurtrissement, perditim et ruine de plusieurs povres ames, estans par sa dessus dite déloiale et detestabte doctrine trahies. Chose épouvantable à réciter* .
Item, et lequel Servet, rempli de malice, intitula icelui son livr^ ainsi dressé contre Dieu et sa sainte doctrine evangdique, Ckrislia^ nismi restituHo^ qui est à dire Restitution du christianisme; etcepouif mieux séduire et tromper les povres ignorants, et pour plus commodéi» ment infecter de son malheureux et meschant venin les lecteurs: de son dit livre, sous l'ombre de bonne doctrine. ^ ^ » b
Item, et outre le dessusdit livre, assaillant par lettres mesmes foy v et mettant peine icelle infecter de sa poison, a volontairement mn?^ fessé et reconnu avoir escrit lettre à un des ministres de c^te cité,^ dans laquelle entre autres plusieurs horribles et énormes blasfdiemt^ contre nostre sainte religion evanglique, il dit nostre évangile ètoe sans foi et sans Dieu, et que pour un Dieu nous avons un G^nrê à tr-— «t^tes** i, r>
Item, et a davantage et volontairement confessé qu'au de^: dil^ lieu de Vienne, à cause d'icelui meschant et abominable livre et op^f^. nions, il fut fait prisonnier ; lesquelles prisons perfidement il fompit et échappa.
Item, et n'est seulement dressé ledit Servet en sa doctrine contre vraie religion chrestienne, mais comme arrogant inovfttair d'hé^ i^ésîes, contre le papistique et autres, si que à Vienne même» il est été brûlé en éfigie et de sesdits livres cinq baies bruslées.
Item, et nonobstant tout cela, étant ici ès prison de cette cité dé^
' Un cerjbère à trois têtes.
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tenu, n^à laissé de persister malicieusement en sesdites méchantes et détestables erreurs, les tâchant soutenir avec injures et calomniies contre tous vrais chrétiens et fidèles tenementiers de la pure imma* culée religion chrétienne, les appelant trinitaires, athéistes et ser^^ ciers nonobstant les remontrances à lui déjà dès long-temps en Allemagne, comme est dit, faites, et au mépris des repréhensions, emprisonnements et corrections à jui tant ailleurs qu'ici faites. Comme plus amplement et au long est contenu en son procès.