BE LA SUCCESSION B'ESPAGNE
i^et lesderniers moments d'une vie commencée à Rocroy. " " " i de ces fameux capitaines, le maréchal de Luxem- 4e vivré, et le sage Gatinat allait cesser de plaire. l^yfjt .tourville, qui avaient balancé sur mer la puissance jusque-là sans rivale de FAngleterre et de la Hollande et qui avaient illustré la France par leurs victoires, n étaient plus. Lionne, l'héritier de la pensée de Mazarin, avait enlevé de bonne heure aux conseils dér Louis XIV les enseignements de son expérience. Le restaurateur des finances, le fondateur des manufactures, le prolecteur de Tesprit, CoTbert, avait vu sa pacifique influence anéantie par le fougueux ascendant de Louvois, et avait expiré dans Tamertume des regrets et de la défaveur. Louvois, à son tour, avait succonabé devant le patient^ Fétroit et Fastucieux génie de cette .conseillère désastreuse dont
^^"î?i ' fiPïssant comme il ava^|,|jpl|^ç<p5Q^^ mésalfîance, avait fait sa femme ^
Louis XIV restait seul de son siècle. Vieillard isolé au milieu des générations nouvelles, privé de ses grands contemporains, réduit, à remplacer Colbert et Louvois par Chamillart ; Turenne, Condé, Luxembourg par Marsin, Tallard et Yilleroy ; crojant que son chois donnait du génie, que ses ordres ferçaiènt fa victoire, et, laïssfli^ di-' riger ses choix et inspirer ses ordres par madame de Maintcnon, il était arrivé au déclin de sa fortune et au commencement de ses revers. Déjà la révocation de Fédit de Nantes avait détruit Findustrie naisr santé du pays ; la pcirte de Colbert, altéré ses finances ;j^|eï^^ï^^ volS| affaibli Fadministration de Farmée; et de trop longues guerres' avaient enlevé à Fagriculture ses bras et ses ressources. L'action mécanique désarmées, qui durait encore, allait finir; car les soldats manquent lorsque Fardeur publique s'éteint, les généraux ne se forment pljyw jjQTsque arrive Fépuiseraent de Fesprit , et les victoires cçssenl^vçc ^fs soldats, les généraux et r argent, les sources nourri-,
cières de la puissance de FEtat étaient taries. La terre de France ne produisait pJt^.^py^jX^ pesait sur elle; il étouffait ses germes, qui
* Vbîr !ès lettres du eairdinal Mazarin à Louis XIV, pour rcmpéchér d'épouser sa nièce, Vbàxt Sfancini, èt surtout la longue lettre du 28 août 1659. ile£lm du tar-àinaX Maxarin, tome h
èâi MfTHfïWCriOîr a t'BFISTOlRr
' Cest âms ces circonstaBces qœ^ Ta gtrerre dis la mtceatXmi ^<mrfh Comme Timiraision doDiiée pendant mi demt«iède dtrrajt eneore^; dieux années s^écodèrentsan» déwistrer. L'habîttrtle des ehdses^survft tptelqne temp^à Tcspr» qm Fa fait nattre. En 1702 et en 17©91eé mtcîs se bidancèrait de part et d'antre , et Loui^XfV nmrntfnt ses «rmes en AHemagne, dans les Pays-Bas , en Italie et en l&pagne; Ihm ses champs de bataille étaient encore hors de France, et, qoo&iu W €Ôt contre hit la plupart des puissances , H arait cmiservé Tassistance « 4t qaelqoes^nes dont hi fidéKté , cependant , n'étaft pas capable de OTrvîYre à sa fortune.
En t704 commencèrent les revers : ils ne devaient plus «Arrêter, le tnaréchal TaMard fut battu à Hocfastedt par MariborougH et té prînee Eugène. Il latssa prendre dans cette funeste bataille treirtë teille- hommes, fut toi-même au nombre des prisonniers et pef^ffitM réputation de la France. La bataille d'Hochstedt condmslti f4val cuation de FAHemagne et à la roitte des deux électeurs dte Bsivrèreiet de Cologne, qui fùrent dépossédés de leurs États en servant touftXW^ Le rot de Portugal et le duc de- Savoie le quittèrent pour s^agraodtlrb ^ dépens. Louis XIV eut contre lui les troupes anglaises, împé^ liales, hoHandffises, savoyardes^, portugaises, danoises, prussienttes^; lorraines, à la tète desquelles se trouvaient les deux plus grands gé^ tiéraux du temps. La coalition de tant de peuples était dirigée sfvec tme habileté et un ensemble admirables par le triumvh^t du grttfd pensionnaire Heinsius, de Marifoorough et du prince Eugène. Efft vivait tout ce qui manquait alors à Louis XIY,'^e9Soldâts et de Fbf^gent pour Friimenter, de prévoyants politiques pour la condirtre, éttWè ^pitaines d'un ordre supérieur pour la faîre triompher. ' ' " "t"
En 1706 les batailles non moins fatales de RamiHIes et de'^dHb^, perdues par le maréchal de Vitteroy contre Marlborough 'âattè 1k Brâbant, et par le maréchal Marsin contre le prince Eugèfté'ïè* «émont, firent évacuer, Tune les Pays-Bas, l'autre l'Italie. Etffi#pagne Philippe V , pressé par les Portugais , les Autriehlens et*^ -Anglais , fut obligé d'abandonner la péninsule à Farcbiduc , qëë les confédérés victorieux allèrent proclamer roi dans Madrid. PhiUffè^f «e réfugia dans le royaume de Naples , qu'on lui enleva bientélî
Les dehors.de la France étant ainsi perdus, il fallut songer à dâ- Jfendre Ifr royaume loknéme, surtout en 1708 1 après la dtfaile d'Audeiiarde que Marlborough fit essuyer au d«ic de Y«nd6aie viiait
qttt ItWa mx cwRsés te fejWe partie Pays^Bî» cftf on arraft coniervéo-aneore. Il fait»! alors se défeiaére aVee^des généraux battim, «rmée» iiavtces , ée» ea^^ vtâes , wae aelÉm épuisée et pértssa^ pair ÎR famîne, car les rigiïeufs de- la natore étaient vemief s'ajdiiter aur fiîfapbne^ é& te guerre. La bataiBe^ de Malplaquet, perdue par le maréchal deTiltars contre Marftormi^, mit le comMfe aux désastre» tniKtaires de Louis XIY. Le territoire de la France fui entamé; M mn^rsà» prireat Tournai , Menin ^ Ypres , Lille , et Louis XIV com^ men^à it craindre de n'être bientôt plus en sâreté dans Yersi^ttes ïnêHîe.
BMtlheurs ne fturenl pas les sente; Hunnlié sous^ les coups dè îa fortune , il fui ftappé da«s ses affections. La niort pénétra dans sa demeure royale ? ses États étaient tombés d'un côté, ses eufaiîts tomt^ent de Tautrev Son fils, qui devait lut survivre , le devança ; ses pelit$-içnfl»te> destinés à succéder à son successeur, moururedt avant hil. Cette Jeui^ duehesse de Bom^gne, qui réjouffesaît sa morne Tieittesse et antmait sa cour attristée , disparut tout à coup. De ses deuxpetjts*fiis, l'un fut eniporté dans ce ravage de la mort, Pautre , faible et débile enfént, fut l'unique reste d'une postérité naguère si ïHHnbreuse. Seul de son sièele , Louis XIY restait presque seul de sa fanaille.
' Le vieux monar<}ue courba la tète sous h matu de Dieu^ Humilié mtôf être abattu^, il rechercha la pm ; il la demanda longtemps sans lavoir Tobtenir. Après les revers^de 1704 et de lHèQ il avait fait smder ces Bkdlaadais qull avait vouto détruire en 1672 et qui étiûent i^veaus'les.arbitres dei'Ëorcipev II avait £fttt pr^oser au grand pen*** sionnaire Heinsius le partage de la monarchie espagnole entre l'arehidue Chartes et Philippe Y , auqiifêi' il ne serait réservé que le royamne des ^«^^•Siciles et les ports de Tosci^e. Ces condition» avaient été rejetées. Lea Bollandaîs exigeaient Tabandon préliminaire de totKe m^iHNrchie ^agnole et l'élévation d^une forte barrièee (tens les Pays^ JBas entre e^x et kt France.
* L0s^tent^ttves^ de Louis XIY reeommeneèrént et ses offres tfétenluisent ^c sea désastres. Après la défaite d'Audenarde et avant celle de Maiplaquet , il engagea ks négociations sur les bases qu'il avait préeédejnment refusées. Les confédérés demandèrent : pour TAutriche , que la monarchie espagnole fût donnée dai^sa totalité à l'ar-fihiduc Ghflffles; pwr l'Angleterre, que la r^ne Amie fût reeamme^
336 INTROBTJCTION A L*HISTOIRB
la succession protestante admise , le prétendant renvoyé de France'^ le port de Dunkerque comblé et ses fortîGcations détruites; '{xhii' lei Hollandais, qu'on élevât une barrière dans laquelle seraient comprisyi les places de Lille , de Menin , d'Ypres , de Furhes , dé Cbndè , H Maubeuge enlevées à la France ; pour le duc de Savoie , quMI rétiftiKt dans la partie de ses États occupée par Louis XIY et qu*il ^tdM'i^ qu'il avait pris sur lui. ' ' ' -
Ces dures conditions transmises à Louis XIY furent discutées dans son conseil ; elles étaient accablantes. Le duc dé BeauvHlierà'ët fè chancelier Pontchartrain conjurèrent le roi , au nom de seâ ^ïeu^lèft accablés, de ses finances anéanties, de ses armées dissoutes, ûéiè résigner à tout pour obtenir la paix. Le roi ému s'y détafiè. tb^ Ulà porter lui-niême à La Haye ses pénibles concéssionyj le Eût éiiié » toujours soumis, dit Louis XIY en l'envoyartt, à la 'vofohtê^^ » vine , et les maux dont il lui platt d'affliger mon royaiitoèéè^ » permettent plus de douter du sacrifice qu'elle demande tibe^fêîifi » fasse de tout ce qui me pouvait être le plus sensible. 3- ôubM'aôâfe » ma gloire ^.)(> » {iîîi jb
Mais ces sacrifices ne suffirent point. Les confédérés, abusaÈff 'à lêiÉr tour de la fortune , exigèrent de plus que Louis XIY cédât lés VlHk de Strasbourg, de Brisach, de Landau à l'empirer qu-ii tfeiâfl «A: l'Alsace que le droit de préfecture qui lui était accordé par fe tfèBtê de Munster ; qu'il ouvrit cette province aux armes de rÀlIeiriâ^^ , en démolissant toutes les forteresses construites par lui dèpûîs'lBâfe jusqu'à Philipsbourg; et qu'il prit avec les alliés toutes les mesurés nécessaires pour enlever la monarchie espagnole à Philippe V. tùuî^ïY refusa ces humiliants préliminaires de La Haye. - - ^ ^ - >
C'est alors qu'il tenta encore à Malplaquet la fortuné d^ ^râf^. Mais un nouvel échec amena de nouveaux sacrifices et dë i|lî(ji$etl& exigences. Les conférences de Gertruydenberg soumîreiijStorgiiiSiyéB Louis XIY à des épreuves encore plus cruelles que les pféttmiiiatys de La Haye. On ne lui demanda plus seulement la dèttolHfètf ' & quelques forteresses , l'abandon de quelques places , et là ]^r6iiië^'(fe concourir avec les confédérés à déposséder Philippe V dé lâ'iiïdti^ifcftfe qu'il avait accei)téé pour lui; on exigea qu*il renonçât ¥ TAIsàt^^; '^iti^ll
> Lettres de Louis XIY au président Rou'dlé, du 29 a\TiI 1709. (krr$9^9ndançt^B Hollande, yoI, CGXIil; Mémoires de Torcy, collect. Petilot, lome LXVIII, p. 2»âw
DE LA SUCCESSION D'eSPAGNE.
restituât toutes les conquêtes qu*il ayalt faites dans les Pays-Bas depuis la paix des Pyrénées , qu'il détrônât lui-même et tout seul son petitlils. Le malheureux monarque , réduit à entendre et k discuter de treilles propositions, offrit la cession de l'Alsace et le payement d'un million par mois pour aider les alliés à expulser Philippe V de l'Espagne, s'il ne voulait pas en sortir. Cette offre désespérée fut heureusement rejetée.
. Louis XIY s'était abaissé : la dureté de ses ennemis et les événements allaient le relever. L'Europe , sans être aussi accablée par la guerre que l'était la France, en sentait le poids et tombait dans l'épuisement. Elle avait connu les sacrifices auxquels s'était résigné Louis XIV pçur y mettreun terme et les refus hautaips et impolitiques qui les avaient accueillis. Le parti de la paix grossissait de jour en jpur« Le. but de la coalition était plus qu'atteint : le prince qui l'avait j^ovoqM^é^ par l'agrandissement immodéré de sa puissance n'était plus ^. crfin^re^ IL ne pouvait pas comme autrefois faire trembler la Hollande^ soulever l'empire contre l'empereur , menacer l'Angleterre de rétablir sur le trône un roi qu'elle en avait renversé. Son orgueil jetait humilié et ses armées avaient été refoulées des bords du Danube, du Tage et du Pô jusque derrière les limites resserrées de la France. Le prince puissant n'existait plus ; le prince nécessaire existait seul. Céder à l'un de ces entraînements qui élèvent ou abaissent trop, c'était remettra l'Autriche et la France dans la position antérieure à la paix de Westphalie , remplacer une domination par une autre , et créer m danger pour dissiper les derniers restes d'une crainte. La passion conduisait au delà de la sûreté.
Cela devait être plus tôt compris en Angleterre qu'ailleurs, parce que dans ce pays l'on pouvait dianger avec les circonstances , avoir un système pour chaque position et un parti pour chaque besoin. Aussi l'Angleterre donna-t-elle un tour nouveau aux événements. Le parti whig y dominait depuis 1688. Il avait été maintenu au pouyçir p^r la nécessité de défendre chez lui la nouvelle dynastie contre la maison renversée des Stuarts que protégeait Louis XIY, et de, sovjjçpir s^r je continent le parti protestant contre ce chef trop puissant du parti catholique. Il avait été sur le point de tomber en cessant d'être utile après la paix de Ryswyck et le second traité de partage. La guerre de la succession avait prévenu sa chute, ou, pour înleiît dire , l'avait remis debout. lï gouverna tant qu'il fallut assurer
S3S isnrEODUGriOK ▲ ^'sistoirb
te tpi€im{)h0 de la 45eatttiOQ iBt lïiiéieHnAîr les €ipéiraiieeâ' Stôeate tkêè la grandeur ée Leuù XIV; mais ce bi^ une fois «ttdaft , Éit isiisaièjà était Snièi II n'éteit pkis nécessaire au pays et il avait Ic»sê la Téliie Aime : il tomba alors avec Ctodolphin «on ministre ët BfortbdrDbgff' ^géûéraL
Ce diaogement de politique prit la forme d'un caprice 4e €o^^/ mais il était un besoin et non un accident. Il fallait passa-^e la foé'ré' à la ^ix , et pour cela 4es whigs aiui ^torjs« €e ^angemesf ^â%; rendu plus indispensable^ocore par la mort de l'empereur Jos^ W Favénenst^ de 1 archiduc Cbaries au trône impérial. Si ce prîéi^e;^ devemi mattre des États autricMeas et emporeor d'Âliemagae , fûl' en même ten^^s reaiè roi des Espi^nes , l'Eurq^e -coalisée eôl réUiH^ en sa personne la puissance formidable de Charles-Quint; E'^ft^^ a^nent de Louis XIY et Téléyation ite Vi^cfaidttc cftosèpeâtidèlie^iÉ^ grand retirement de fortune. r'jig/
L'Angleterre en fut le i^Mre. Los conférences poift la paâ^l^â^ avaient si mal réussi à La Haye , furent secrètement transpoi^ti^^^^ Londres. Au lie» de traiter avec les puissances réunies , LotaiséEf^ négoda séparément avec chacune d'elles et en eut meiUêttr^oiJki^ Le tritmphe des torys et la crainte naturelle qm devait inspl^t^ l»ibsance trop grande ^ans hi main du nouvel empereur nr^ontrlbttèrent pas seuls au succès de ses négod2d;ions : les avai^taiges tàkeÉi^ par ^aippe V sur ks confédérés en lipagoe les facilitèrent: /^"^ '
Philippe Y, «ppuyé sur le dévoueosent des £^agncife eliiidr ^ profm t)piniMreté , n'avait fanais voulu souscHre è^M tUSà^ èS^ chéance. Deux fois fugitif de Madrid , il n^avait jamais rféfe a^ ii l fe^ «a fortmie. Il avait été tmoMué itefux jbsjebnsisa ti^HiSe^è^ljtàl?
Berwick après la victoire d'Afmanza en iWJ , p«r feé*1iéèW VeQateie iq[>rès^le& Vîtoridosa en 171^. Gettéîsèebafie i^él^ fut dé&nitive^^ Hiil^[)peYaet^tpeuipeu en p<ïs9esfiiiâè%'^# son royaume. - ueiyjDdi
Les pr^minaires de Lwdres , signés k S'oetoble , filti^éé^k^ traité séparé de la France avec l'Angletei^. Us éémaÊ^^i^lÊ^^ coalition , qui &t vainement tous iies^^fm^ts pour y mètti^^itâliâ^ L'exemple de l'Angl^rre entraîna la fioUande, et^iab^^âîétsiipf^^ lies préliminaires de I^osd^ servkont de imm mk ^«i^KiiiiâKèât^ d'Utrecht^ ouvertes en févdor 1712« Avant que ces â^ôèiA^i^ fussent terminées par le céièbi^ traité foi porte tedr iiom/ hPvic^toèîr^
de Deafûp vi&t jet^^u^fue^dat;^ elles citdoBiier aui mr^^îm
. Par ce traité^ ^ouoUi te 11 aviril 1713» imétsèlU^ comme Fim règtes foodami^atales du droit eoi^n^Ot Ja séparation perpéto^Ufr des deux monarchies de France et d'Espagne. L'Espace p^dit : le» Psif$*Ba3« le royaume de Naples, les ports de Xi>scane et Je duché de Milao, xéservés à l'empereur , qui prote3ta encore quelque tempt leç armes à la maia oootre cet arrangement ; la Sarda^ae, accordée à l'électeqr de Bavière en dédommagement de ses{»^pres Ëtatp ; Ja Sicile, donnée au duc de Savoie , qui garda de plus les lorts d'ExiUe» et de JFenestrelles et la vallée de Pragdas qu'il avait enlevés à U Ffaoce. Les HoUandate obtinrent la fameuse barrière qu'ils avaie^t si ar^einment recherchée , «t pour la formatioade Ja^e^ Louis XIV céda MenîA r Tournai , fumes ^ Je fort de Knocke , Loo^ Djbuxuide « Ypres et leurs dépendances. Les Anglais acquirent GibEalti^* et Mi<» mvjiue de l'Elague ^ et ils obtinrent de la France la baie d'Hudscm » l'AciKlie p. l'île de Saint-Christophe Terre-Neuve» le comblement de EHf^^que, la reconnaissance de la succession protestante^ leTenvoi dUfprétmdaat,
L'eppereur, sur lequel le maréchal de Yillars. prit Landaa et Fribçurg , fut bientôt obligé de souscrire lui-mènie h ces conditions. U accepta , eu 1714 , p^ùr les traités de Bastadt et de Bade^ suites du traité d'Utrecbtvle lot qui lui avait été attribué, et reçut la Sacdaigne cin échao^e de la Bavière qu'il i*estiiua à l'électeur* Mais si la mttise de^ contestations j^elatives k la succession d'Espa^ lut xéglée à Utreçbt et. à Bastadt^ il j?esta encore 4iuelqpes points litiygieux qiû rallumèrent k ga^xe entre le roi ^attiQUfue ei l'empereuiu
Ges:points pe furent résolus que par les traités de Yienne en 1334 et ml73&JLe preoikr de ces traités doftna à J['4ntant Boa Cartes^ Sis àe^U^gge^y^ les duchés4^ Parme, de Plaisaoeç » Mlui assum le dudié àe Tosoane* Le second lui accorda en échange de ces 4roia dfrd^le r^fosHiàe des Deax-âiçiks ^ jur lequel xégaa sa posténté qonr^ip^ brjwyfre détachée ie la mmsoa 4ie Bourbon. Ge fut te derllia^ u^i^Mif^pe^tj'^tif À la snceassiop d'fiqmgne 'r il eut lieu deuxim» ayant^ ]i'wv#rtore de la succession d'Autridie ^ ^«i jeta l'Europe dan^ i^QOlbinaisons «t 4e neuvelles^^res. Cependant te jaidi. d^^cpQt^entv^eut ji^u'en 1789^ et vit encore à peu près aqjourd'hui Édites bases d^iraité d'Utrecht,