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Fig. )>(». — Quatre Dislowa venlricoxum <ln Brilisli Muséum, de grandeur naturelle.
\\. IÎLANCHAH1)
une parfaite resseinl)laiiee avec ceux-ci, tant au point de vue de la forme et de la structure extérieures qu’à celui des dimensions et de la structure des œufs.
3° Flacon renfermant un Ver recueilli dans l’estomac d’une Bonite (fig. 30, B).
4° Flacon renfermant un Ver, G, de provenance inconnue.
l)° Flacon renfermant trois Vers inégalement développés, 1), recueillis dans l’Océan Atlantique, sans indication spéciale d’aucun hôte.
Il est incontestable que les sept Vers du Musée britannique appartiennent à une seule et même espèce, dont ils représentent simplement des états divers de développement : ainsi que nous l’avons établi plus haut, cette espèce n’est autre que le Distoma rentricosum. II en résulte donc que le Distoma inyais de Moniez et les Vers de l’Ecole de médecine de Nantes sont également des Disloma reutricosnnt.
De ces constatations il résulte encore que la distinction établie par Baird (1) entre Yllinnlinclla elarata et YUinulincUa rentricosa est insoutenable, ces deux espèces nominales n’en formant qu’une seule: Baird adopte le genre II ira il india, établi en faveur du Ver qui nous occupe par de Blainville (2), qui reprenait ainsi le nom proposé par Garsin : mais, provisoirement au moins, le genre Diradinella ne peut être maintenu et ne mérite pas d’être séparé du genre Distoma.
La collection lielmintliologique du British Muséum a été revisée naguère par OErlev, qui a laissé des listes manuscrites. Sur celles-ci (feuille XXVIII), il se borne à reproduire les distinctions admises par Baird, sans faire preuve du moindre esprit critique : nous aurons plus d’une fois l’occasion, à propos d’autres helminthes, d’adresser ce même reproche au naturaliste hongrois; sa révision, faite sans doute trop hâtivement, n’a qu’une valeur très relative et ne saurait être acceptée sans contrôle.
Dans les galeries publiques du Musée Zoologique, la vitrine I de la classe des Vers renferme également par erreur, comme des représentants de deux genres distincts, un jeune Distoma clnratnm de l’Espadon (n° 2G), long de IS mm environ, très grêle, mais à extrémité postérieure globuleuse, et un IIinuulinella (sic) rentricosa de
(1) Bairi», Catalogue of the species of Entozoa or intestinal )\'onns contained in the collection o/ the liritish Muséum. Lomlon, ISnlL Voir |>. îi ( .l.
(2) De Blai.nyjllk, Vers. Dictionnaire des sc. mit., LV1I, p. >80, 1828. — Genre Ilirudinella : « espèces dont le corps, arrondi, est renllé en massue à sa parlic postérieure. »
NOTICES HELM1NTHOLOC1QUES
l’estomac de la Bouite(n° 30), complètement adulte. Il est évident, d’après ce qui précède, que ces deux Vers appartiennent à une seule et meme espèce.
Nous avons également passé en revue les Distowa rvntncosnm du Muséum de Paris. A cette espèce se rapportent sept flacons, renfermant au total dix Vers qui, fait intéressant, proviennent tous de l’Océan Indien :
1° Un Ver recueilli par Dussumier dans l’estomac de la Bonite (Thynnus pelamys), aux Maldives.
2° Un Ver recueilli par Dussumier dans l’estomac de Thynnus pelamys, aux Maldives.
3° Un Ver très jeune, long de 10 à ll ram , très grêle, mais déjà globuleux à son extrémité postérieure, recueilli par Dussumier dans l’estomac de Thynnus pelamys, aux Maldives.
4° Deux Vers recueillis par Dussumier dans l’estomac de Thynnus pclcunys, aux Maldives.
5° Trois Vers, dont un très jeune, recueillis par Dussumier dans l’estomac de Thynnus pelamys, aux Maldives.
6° Un Ver recueilli par Monestier dans Conyphaena aurata (?)aux Seychelles.
7° Un Ver recueilli par Nivois à la Réunion, chez un hôte inconnu.
L’examen auquel je me suis livré m’a conduit à cette conclusion, que j’ai toujours eu affaire à de vrais Distoma centricosum. On peut donc résumer ainsi qu’il suit l’histoire biologique de ce parasite :
Ce Ver est parasite des grands Scombérides (1) et a, comme ceux-ci, une aire de distribution considérable : il a été trouvé chez la Bonite (Thynnus pelamys) par Menzies dans l’Océan Pacifique, entre les tropiques, par Dussumier, aux Maldives, par Garsin (2) et par Chamisso de Boncourt (3) ; chez la Dorade (Coryphacna aurata) par Monestier aux Seychelles et par Bosc (4) ; chez l’Espadon (A iphias
(1) C'est aussi d'un Scombéride que proviennent les Vers de l’Ecole de Médecine de Nantes. L'étiquette qui tes désigne comme provenant d'un « Requin » n'a évidemment d'autre prétention que d’indiquer que ces parasites ont été trouvés dans un Poisson vorace et de grande taille : (a Dorade correspond assez bien à ce signalement.
(2) Cet auteur ne précise pas la localité : sa découverte a été faite en mer, au-delà de l'Equateur. Comme il était chirurgien de la Compagnie hollandaise des Indes, il est vraisemblable que son observation a été faite dans l'Océan Indien.
(3) Cité par Rudolphi [Entozoonun synopsis, p. 39i), également sans indication de localité.
(4) Sans indication de localité; il s'agit sûrement de l’Océan Atlantique, peut-être même des Etats-Unis, où Rose fut consul de France à New-York. — Poirier établit sous le nom de Distoma fnscum (loco citato , p. 47G) une espèce à laquelle il croit
R. BLANCHARD
gkulius) par Cobbold dans la nier du Nord; chez le Thon (Tltynnns thynuus) par Pohl (1) et par Gournac [ï). D’autre part, la présence de ce parasite est signalée à Aniboine (Moluques) par Pullas(3), à la Réunion par Nivois, aux îles Sandwich par Ballieu, chez des hôtes inconnus. 11 s’agit également d’un hôte et d’une localité inconnus dans les cas d’Owen, de Moniez et de l'Ecole de médecine de Nantes.
Dujardin dit avoir vu au Muséum de Paris un Ver de cette même espèce qui avait élé trouvé dans la mer de Nice; il était long de ü4 mm et large de 3 ,n,n 3. On se rappelle d'autre part que deux des Vers étudiés par Jourdan avaient été recueillis dans la mer des Sargasses, où ils vivaient sur les Algues. Des faits du même genre ont été observés par les naturalistes du Tracaillcur, d'après Poirier.
Ce n’est pas à dire que le Disloma ventricosum soit capable de mener indilïéreinment une vie libre ou une vie parasitaire. La rencontre d'individus libres s'explique par ce fait, que le Ver, pour peu qu’il cesse d'adhérer à la muqueuse à l’aide de ses ventouses, est tacitement entraîné avec les excréments. Le contact de l'eau de mer ne l’incommode point, ainsi que Garsin l’avait déjà reconnu ; il pourra donc vivre quelque temps à l’état de liberté, et c’est ainsi qu’on peut le rencontrer sur les Algues (4).
pouvoir rapporter la Fasciola fusai «le Bose, pour celte seule raison que la forme est analogue. Or, parmi les Disloma centricosuni authentique-; du Rrilish Muséum, ou retrouve cette même forme (lig. RG, C). La raison invoquée par Poirier est donc insullisaute, d'où la conclusion que Disloma fuscuni Poirier n’est pas synonyme de Fasciola fnsea Bose.
(1) Cité par Rudolplii [loc<> cilalo, p. G82), sans indication de localité.
(2) Cité par Jourdan, sans désignation de localité. — Poirier rapporte les Distomes du Thon à l’une ou l'autre des trois espèces nouvelles Disloma lleurteli , 1). verrucosum et IJ. personaln ni. Sans contester celte opinion, je dois pourtant faire remar-. quer que 1 c, Dis loin a centricosuni est aussi un parasite du Thon, puisque Jourdan a eu entre les mains des exemplaires recueillis chez ce Poisson. En revanche, il peut y avoir doute pour les Vers remis à Rudolphi par 1*0h 1.
(B) Poirier décrit sous le nom de Disloma Fallasi un Ver indiqué comme provenant de l'estomac du Üelphinus phocaena et rapporté des Indes par M. Armanges; tout le corps est couvert de fines stries transversales irrégulières et, de fait, il le ligure (PL XXIII, fig. G), comme complètement lisse. Il croit pouvoir Pideutitior avec le Fasciola veutricosa de Pallas, opinion qui nous semble quelque peu hasardée. Pour nous, leVer de Pallas est bel et bien h' type du Disloma centricosuni ; Pallas le ligure avec des rides transversales bien nettes et à même soin de parler non seulement de stries (striae) mais aussi de rides (rugue),
G) J'ai communiqué à Moniez l’un de mes deux Distonies. Il m'écrit hier (PJ novembre): « Mon Distoma ingens est bien celui d'Owen el le votre, mais celui d’Owen n'esl nullement celui do Garsin, de Menzies, de Budolphi, de Jourdan, de Poirier, comme je m’en suis assuré en comparant des individus des deux types que j’ai entre les mains. »
Due les Pislomes d'Owen, de Moniez et de l’Ecole de Médecine de Nantes appar-
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