‹ Notices historiques sur les généraux et marins du XVIIIe siècle [microforme]Chapitre 102 sur 143 · Supplément à la Gazette du 26 juin · texte numérisé non relu

Supplément à la Gazette du 26 juin

dant la frégate du Roi la Betle-Poule, de 26 canons de douze, eut connaissance du haut des mâts de plusieurs bâtiments : à dix heures et demie, :l commenca à soupconner que ce pouvait être une escadre anglaise ; peu d'instants après, il compta 20 bâtiments de guerre, dont 1# au moins lui parurent vaisseaux de ligne ; l'escadre était alors à 4 lieues de distance de la frégate francaise. Le sieur de la Clocheterie vit bientôt qu'une frégate et un sloop avaient de l'avantage sur lui. Ce dernier, armé de 10 canons de six, joignit la Belle-Poule et la hèla en anglais : le sieur de la Clocheterie lui répondit de parler français : alors le sloop arriva! et fut rejoindre sa frégate.

A six heures et deïnie, la frégate anglaise vint se mettre à portée du mousquet de la hanche de la Belle-Poule, sous le vent, l’escadre étant encore au même éloignement.

Le sieur de la Clocheterie manœæuvra pour éviter la position dés: ‘antageuse où il se trouvait, en présentant la hanche. Sa manœuvre exécutée avec précision et célérité mit bientôt les deux frégates par le travers? l’une de l'autre et à portée du pistolet.

Dans cette position, la frégate anglaise le hêla en anglais: il répondit qu'il n’entendait pas: elle le hêla alors en français et lui dit qu'il fallait aller trouver son amiral. Le sieur de la Clocheterie lui répondit que la mission dont il était chargé ne lui permettait pas de faire cette route. La frégate anglaise insista et lui répéta qu'il fallait aller trouver son amiral; le capitaine français l'assura qu'il n’en ferait rien. Alors la frégate anglaise lui envoya toute sa bordée #, et le combat s'engagea, dans un moment où le vent était faible et permettait à peine de gouverner.

L'action à duré depuis six heures et demie du soir jusqu'à onze heures et demie, toujours à la portée du pistolet, I est à

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