‹ Notices historiques sur les généraux et marins du XVIIIe siècle [microforme]Chapitre 135 sur 143 · TER EE · texte numérisé non relu

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près, si l'on voulait retrouver les traces de La Pérouse, D'Entrecasteaux emmenait avec lui un personnel nombreux de savants : Beautemps-Beaupré, ingénieur hydrographe, La Billardière, Riche et Deschamps, naturalistes, Piron, dessinateur, La Haye, jardinier bota niste, Jouvency, ingénieur géographe, le Père Pierson, bénédictin, astronome et en même temps aumônier de l'expédition,

>arti de Brest en septembre 1%%1, d'Entrecasteaux arriva au Cap de Bonne-Espérance (janvier 1792), se préparant à cingler vers les terres où La Pérouse devait se rendre, lorsque M. de Saint-Félix, commandant la station française de l'Inde, lui fit parvenir une lettre par laquelle il l'informait que deux capitaines de commerce francais, arrivés depuis peu de Java à l'ile de France, avaient déclaré tenir du commodore Hunter, de la frégate anglaise la Sirène, qu'en passant près des îles de l'Amirauté!, il avait vu des hommes revêtus d'uniformes français et semblant lui faire des signaux ; mais qu'entrainé par la violence des courants, il n'avait pu ranger la terre d'assez près pour les secourir. M. de Saint-Félix ajoutait, d'après les dires des deux capitaines français, que sans aucun doute ces hommes devaient appartenir aux équipages de La Pérouse. Si le commodore Hunter, qui se trouvait lui-même mouillé au Cap, lorsque d'Entrecasteaux y jeta l'ancre, n'avait pas mis à la voile deux heures après l'arrivée du commandant français, ce dernier aurait pu s'aboucher

1. Au nord de la Nouvelle-Guinée et à l’ouest du Nouvel-Hanovre.

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avec lui, et Hunter lui aurait alors réitéré le démenti formel qu'il avait déjà donné à plusieurs personnes du Cap, auxquelles il avait déclaré n'avoir jamais eu le moindre indice du sort de La Pérouse.

D'Entrecastreaux, sur ces renseignements plus que douteux, se décida à changer le plan de campagne qui lui avait été donné, et partit pour se rendre aux iles de l'Amirauté; il y alla en passant au sud de la Nouvelle- Hollande, mouilla à la terre de Van Diémen, à la Nouvelle-Calédonie, au Nouvel-Hanovre, et arriva aux îles de l'Amirauté en juillet 1792; ilne trouva rien de ce qu'il cherchait, et alla relâcher à Amboine pour reposer ses équipages. D'Entrecasteaux explora ensuite les côtes occidentales et méridionales de la Nouvelle-Hollande, et la côte méridionale de la terre de Van Diémen; Beautemps-Beaupré fit des levés, et les naturalistes formèrent de précieuses collections dans tous ces parages jusqu'alors si peu connus. L'expédition se dirigea sur la Nouvelle-Zélande, toucha aux îles des Amis, à la Nouvelle-Calédonie, et arriva enfin aux îles Santa-Cruz ou de la Reine-Charlotte, sur les récifs desquels les vaisseaux de La Pérouse avaient échoué. D'Entrecasteaux explora la plupart de ces îles, moins l'île de la Recherche, qu'il se contenta de voir à douze lieues de distance, le vent l'empéchant d'aborder; c'était justement l'île de Vanikoro, où La Pérouse avait fait naufrage, et sur laquelle vivaient encore deux Francais. On alla aux îles Salomon! el à l'archipel de la

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