‹ Notices littéraires sur le dixseptième siècleChapitre 5 sur 51 · A, — DE L'ABBÉ DE LA VICTOIRE (1) A MADAME DE MAURE · texte numérisé non relu

A, — DE L'ABBÉ DE LA VICTOIRE (1) A MADAME DE MAURE

Février 1663 (2).

Je m'attendois fort à vous voir aujourd'hui pour vous faire une belle leçon aûn que vous appreniez à vous connoistre en gens. Ni Mademoiselle Legendre (3) n'est discrète, et cela elle le peut avoir gagné avec Madame Gornuel (4) ; ni M. de Borville un homme aysé, quand ses grands mots sont attaqués (5) : et ce n'est que par le choc qu'on donne à ses termes et non pas par les choses qu'il est sensible. Mais sérieusement je luy fis une très simple narration de tout cela sans croire que la chose méritast quelque réflexion. Vous estes payé de tous vos gens à tendresse. Bon Dieuî ne vous faut-il que des fous, et devez-vous tenir à aucun party que pour vous moquer de tous les deux comme moy ?

(U Claude Durai de Coupeauville.

(2) Mélanges de vers et de prose. B. I. 145, p. 167.

(3) Marie Legendre, belle-fille de Cornuel trésorier de l'extraordioaire des guerres.

(4) Anne Bigot, femme du trésorier de l'extraordinaire des guerres. Elle était célèbre pour ses bons mots.

(&) C'est qu'il parle énergiquement de toutes choses et y employé de grands mots et fort expressifs. {Note du manuscrit.)

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