‹ Notices sur des plantes utiles ou intéressantes de la flore du Congo (volume 2)Chapitre 27 sur 47 · LENS LT US · texte numérisé non relu

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les graines de Voandzou pourrissent assez facilement dans le sol.

L'usage de la graine du Voandzeia est préférable à celui de l’arachide, elle ne donne pas, comme cette dernière, des maux de tête. Les indigènes du Congo connaissent fort bien la valeur nutritive de cette plante, mais, malgré ses qualités, le Voandzou est une des légumineuses comestibles les moins cultivées dans l’État Indépendant du Congo, où ses graines atteignent, sur les marchés du Bas-Congo, une valeur d'environ 75 centimes le kilo.

Les noirs n’extraient pas l'huile contenue dans les graines et qui s’y rencontre d’ailleurs en faible proportion, ils font simplement griller on bouillir la graine; parfois ils la réduisent en poudre, fabriquant avec cette farine diverses pâtes alimentaires.

On a signalé deux variétés assez tranchées de cette plante; l'une à graines d’un brun-rouge, l’autre à graines blanches ou tachetées. On prétend que les graines foncées cuisent plus aisément que les autres et qu'elles sont par suite plus faciles à transformer en pâte. Les graines se mangent parfois rôties dans du beurre fondu ou dans de l'huile et sont alors assaisonnées par du sel. Préparées de diverses manières les graines de Voandieia rappellent par leur goût les pois des régions tempérées, mais elles semblent de digestion assez diflicile.

A Madagascar, le Voandzeia qui est dénommé par l'indigène « Voanjo +, parait avoir été cultivé déjà avant l'introduction de l’arachide.

Dans des rapports du xvu® siècle, cette plante est

OR

déjà signalée; en 1620, le général de Beaulieu signala

Has

cette plante sous ce nom indigène en spécifiant que les graines étaient mangées crues.

Les fruits du Voandzeia renferment environ 32 p. c. de cosses et 68 p.c de graines et dans celles-ci les enveloppes comptent pour 8 p. c., l’'amande proprement dite pour 92 p. c.

D'après une étude publiée en 1901 par M. Balland, 100 grammes de graines, amandes et enveloppes, renfermeraient à peu près exactement les quantités et les proportions relatives d’albuminoïdes, de graisse, d'hydrates de carbone que devrait, d'après les physiologistes, renfermer l'aliment type.

La composition de ces graines est la suivante :

M ONE A El hr 9,80 Matières azotées . . . . 18.60 GRASSE ER NES Por à DE au 6.00 ÉUTIE 01 RE A Po ere TE Cellnioserenrrumeres Cie 4.00 a 0 ace Me Eq PPT 3.30

En 1899, M. le D' Thoms, du Laboratoire de chimie pharmaceutique à l’Université de Berlin, avait publié l’analyse suivante :

RE Uri dereee yet me OL 20) Matières grasses . . . . 4.53 DERARES tre Ua UE 5.13 Acide phosphorique . . . 0.80 Matières azotées . . . . 19.20 PTIT EME ne Nil

A PROPOS DU MELIA AZEDARACH L

Dans notre paragraphe VII (p. 42 et suiv.), nous avons attiré l’attention sur cette plante. Dans le n° 10, octobre 1904, le « Tropenpflanzer « publie un certain nombre de renseignements complémentaires basés sur les résultats d'analyses faites à Berlin par M. le D'G. Fendler à l’aide de matériaux envoyés de la Station biologique et agricole d’Amani par M. le prof. D' A. Zimmermann. Les résultats obtenus à Berlin ne concordent pas totalement avec ceux consignés par plusieurs auteurs, et le « Tropenpflanzer > fait remarquer, avec raison, que dans la littérature il y a peut-être parfois confusion entre le Melia Azedarach et le Melia Azadirachta.

Les fruits sur lesquels ont porté les observations de M.G.Fendlerétaient ovoides et mesuraient de 10à 15 mm. de long sur 8 à 12 mm. de large; ils variaient pour la couleur du brun jaunâtre au rouge brunâtre, et pesaient 47.5 gr. pour 100 pièces. Ils contenaient 5 à 6 graines entourées d’une paroi dure et mesurant de 6 à 8 mm. de long sur 2.5 à 3 mm. de diamètre.

Les fruits se composaient de :

PUIDE. 150 4 TR ES ER PRES Graines et leurs enveloppes. 63.16 > Graines isolées... 44:21 40 TI7S

La pulpe était constituée par :

RONDE REEMRER 5 TU IGSF Re Extrait éthéré (matières DAS el Le. 2000

Les enveloppes des graines contenaient :

BOL re | M PS ERIC DE

Pxtrail éthôré lt os et 0. Ge Les graines étaient composées de :

AD Des EU ER ARR RS CE GED ER Gi

Extraïitéthéré 2:80. 41.10 89:86 1»

La teneur en matière grasse de la pulpe est donc trop faible pour que l’on puisse songer à utiliser cette partie du fruit. Par contre, les graines renferment une assez grande quantité de matières grasses, mais en rapportant la teneur en cette matière au fruit entier, elle n’est que de 4.62 p. c. Il faudrait donc, pour rendre l’exploitation de cette huile rentable, enlever la matière pulpeuse, ce qui exigerait une main-d'œuvre considérable.

L'huile extraite par l’éther a donné à M. G. Fendler, les constantes et les caractères suivants :

Poids spécifique à 1590. .%. 1... 2. 0.9253 Point de fusion ENT A PAR ve 2 ECC UE SONUIMEALIONL SE EE, 120 C

(à —180 l'huile nest pas envore transformée totalement en une masse solide).

LE 0 la NS PRE EE PRE ER 2.42 Indice desaäponificationss. 222% 7 2, 191:5 Indice Reichert Meissl . . . . L 0.77 CDN CSC a RP TO NE EC ENS 5710 Indice de réfraction (à 40°C): : *. . 66.1 Point de fusion des acides gras . . . 229 C

Point de solidification des acides gras . 190 C

Cette huile ue peut entrer dans l'alimentation. Nous avons vu antérieurement les usages auxquels elle pourrait servir; M. Fendler insiste sur son emploi dans la fabrication des vernis tout en répétant qu'il ne croit pas son exploitation capable d'entrer dans le domaine de la pratique.

Ce que nous avons cité antérieurement de certains caractères de l'huile, par exemple le nom d’huile de Margosa, devrait se rapporter ani Melia Azadirachta, car il semble bien quele chimiste Lewkowitsch, qui s'est fait une spécialité dans l'étude des huiles d’origine végétale, ait été amené à faire une confusion entre les fruits du Melia Azedarach et ceux du Melia Azadirachta.

Quelques recherches sur l’utilisation des fruits de cette plante très répandue au Congo, viendraient done à propos pour trancher ce différend,

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