SILT GRASS, WATER COUCH
Cette graminée rampante affectionne particulièrement les bords des rivières, des lacs et des marais et mème le bord des eaux salées où durant toute l’année elle se développe avec luxuriance donnant en toute saison un excellent fourrage. Le Paspalum distichum supporte même les inondations; des essais de culture tentés en Californie, en marais asséchés pendant une partie de l’année, semblent avoir donné certains résultats.
L'analyse chimique lui donne la constitution suivante :
AlbDumine OR ENT RL LEE SE M UE ee Ne 7 ir AMMIAON -2 LE VER RUES Gomme’ ss it. ee 6 Een Sucre . TUE Ci ES TRI
Paspalum scrobiculatum Z.
Le Paspalum scrobiculatum existe dans plusienrs régions tropicales et se rencontre dans la littérature sous de très nombreux noms indigènes : Fundi ou Fundungi (Sierra-Leone), Kodo ou Koda millet (Indes anglaises); Ditch Millet (Nouvelle-Galles du Sud), Herbe à épée (Maurice). Suivant les régions, on le considère comme annuelle ou comme vivace, il varie de 60 em. à 1 mètre de hauteur.
Ce Paspalum, comme plusieurs espèces du même genre, se développe en terrain pauvre et sec, comme en
terrain marécageux. A l’état jeune, il est très estimé du bétail, mais lors de la maturité des graines, ce fourrage occasionnerait un empoisonnement par ses propriétés narcotiques ; il faudrait donc empêcher le bétail d'entrer dans les parcs à ce moment. Dans des pâturages permanents, il y aurait donc avantage à ne pas introduire cette sgraminée dont l'étude chimique devrait être reprise.
L'analyse suivante en a été donnée par le professeur Church :
PAR PUMA LU ET Ve ee Ron LÉ LDC Abumimoides: 240 ECO AA LH LUI No TRANS Matières grasses . . . 2.1 - Dell ES ne me 0 7.1 DENTrES ee Re eee or Lo
Paspalum stoloniferum Des.
Cette espèce, encore mal connue au point de vue fourrager, a, dans ces derniers temps, fait l’objet d’articles tendant à la faire admettre dans les cultures et lui donnant à ce point de vue des qualités supérieures à celles du P. dilatatum. Mais une demande de graines faite par le Département de l’Agriculture du Cap à celui de la Nouvelle-Galles du Sud où la plante avait été mise en culture, a obtenu une réponse peu encourageante. Cette graine n’a pu être fournie, car la culture du P. stoloniferum à été abandonnée, la plante s'étant montrée inapte aux conditions normales de la végétation dans cette partie de l’Australie; elle exige assez d'humidité et à 3 degrés de gelée la plante meurt.
Dans de bonnes conditions, humidité et chaleur, le P. sloloniferum se développe bien, mais les récoltes qu'il donne ne sont pas plus belles que celles du P. dilalalum se trouvant dans des conditions similaires.
Pennisetum typhoideum ich.
Cette graminée, actuellement très répandue par la culture, parait être originaire de l'Afrique, elle est cultivée depuis un temps immémorial dans les Indes, l’Arabie et l'Égypte, où elle semble avoir donné naissance à toute une série de variétés. Aussi, grâce à sa grande distribution, est-elle connue sous un grand nombre de noms; On la désigne fréquemment sous le nom de Millet africain ou Millet perlé.
Le Pennisetum typhoideum est une plante annuelle, à croissance rapide, atteignant souvent plus de 2 mètres de hauteur, ses feuilles sont larges. Les rejets du pied donnent très vite de belles feuilles. Cette plante est déjà bien connue en Afrique occidentale où elle se présente sous des formes diverses, il y a donc lieu d’aider autant que possible à sa dispersion, car le planteur est sûr de trouver en elle une graminée fourragère de culture facile et à haut rendement,
La récolte du fourrage doit se faire avant maturité complète et la plante étant annuelle, il faudra la resemer tous les ans, ce qui peut présenter certains inconvénients dans la pratique coloniale; mais le millet se sème souvent de lui-même,
La préparation du sol destiné à recevoir cette graine devra être faite avec le plus grand soin, si l’on désire faire une belle culture; il faut en outre un terrain bien meuble, léger, sablonneux mais cependant riche en humus, pour pouvoir obtenir de bonnes récoltes.
H. Semler, dans son Traité d'Agriculture tropicale, recommande le semis en lignes distantes de 75 cm., les plantules ayant atteint 5 cm. de hauteur, sont éclaircies de manière à n’en laisser qu’un pied environ tous les 15 cm.; même si le sol est très riche il y aura avantage, pour permettre à la plante de prendre toute son ampleur, de disposer les lignes à 1 mètre les unes des autres. Dans ie début de la culture il faudra naturellement passer entre les lignes pour faire disparaitre les mauvaises herbes.
Un des constituants de ce fourrage est le sucre, il en forme un des plus importants éléments nutritifs.
Dans la partie sud des États-Unis de l'Amérique du Nord et à Ceylan cette plante est cultivée non seulement pour le fourrage mais encore pour les graines. L'indigène de l'Afrique cultive également cette espèce ainsi d’ailleurs que plusieurs autres petites graminées, pour les graines dont ils fout une sorte de farine. Aux Indes cette plante est l’objet de soins de la part du peuple, qui trouve en elle une des bonnes céréales, elle est fréquemment dénommée « Bulrush Millet » et peut donner un rendement de 800 kilos de graines par hectare.
Les analyses de la graine varient assez bien, certaines donnent :
HAU) |." T'ON HL80p.c. LLa#mmre Albuminoiïides . . . 10.13 » 10.4 »
Matières grasses . . 4.63 » 3.3 ” ATMAUR EN SMTP MUR 71:79!» 41:6 »
Cellulose: "7 orme — 1:65 »
Cendres SR 1.69 » 2.0 »
Les analyses plus récentes publiées par M.S. W. Leather dans « The Agricultural Ledger », 1903, n. 7, « Indian food grains and fodder > fournissent des chifires variant comme le montre le tableau ci-dessous :
Moyennes.
AO NA UE at OS LOLDETOR Matières.grasses.: … 8.1: 4441 40826700 Albuminoides. . :… «8A82-11:127 00000 Hydrates de carbone solubles. 71.07-74.26 73.52 Cellulose, ligneux . . .… 0:60: 09007 Matières minérales solubles . L.59-::2.12e111m8 SLLGR, pois nan ah traites LOIS OLGESSSS AZOte LOAIS ur 2e ces Ter 1.34- 1.864. 61 Azote albuminoïde . . . . L:80-' FE. 79 CA
Nous n’avons point sous la main une analyse du foin de cette plante.
# *X *X Euchlaena luxurians Aschers. (1).
(TÉOSINTE, RÉANA.)
Le Téosinte, dénommé aussi Réana, est une des graminées tropicales dont on a beaucoup parlé dans ces
(1) Euchlaena luxurians Aschers. (— Euchlaena mexicana Schrad.; Reana Giovannini Br.; Reana luxurians DLur.).
dernières années Elle est originaire du Guatemala et a de là été introduite dans la plupart des régions tropicales, même dans les régions subtropicales.
Cette plante produit de très fortes récoltes ; quand les conditions de culture sont bonnes, deux récoltes sont assurées par an. L'eau surtout lui est nécessaire, elle ne peut se développer avec succès dans les régions sèches.
Certains planteurs prétendent que la valeur de ce fourrage est considérablement surfaite, le foin qui peut être obtenu dans les meilleures conditions renferme, d'après eux, une dose proportionnellement trop forte de matières cellulosiques indigestibles. Le plus grand des griefs que l’on puisse faire, pensons-nous, à la culture de cette plante, c’est que, d’après la plupart des observateurs dignes de foi, elle doit pour végéter vigoureusement se trouver dans un sol meuble et profond et être entourée de certains soins. Il lui faut aussi un climat chaud et humide.
Le Téosinte est une plante vigoureuse, vivace ou parfois annuelle, rappelant par son port le mais, et pouvant atteindre 7 mètres de hauteur dans les régions favorables à son développement. Un pied peut fournir jusque 25 tiges et occuper une surface de 4 mètres carrés, elle a donc un pouvoir producteur de fourrage plus considérable que beaucoup d’autres graminées.
On a même prétendu qu’une seule touffe de cette graminée développée dans des conditions favorables était capable de nourrir une couple de grands bœufs.
Cette plante à surtout été conseillée comme fourrage
vert; elle renferme, comme le mais et comme la canne à sucre, une notable proportion de sucre qui contribue à lui donner de la valeur nutritive; on peut encore insister sur sa valeur comme céréale et cela surtout dans les régions tropicales.
Le Téosinte est particulièrement cultivé en grand dans les régions chaudes du sud des États-Unis où il semble avoir fait ses preuves. Son introduction dans le sud de l'Afrique à également donné quelques bons résultats.
Le Téosinte supporte plus ou moins la sécheresse, mais ne peut résister à la gelée; dans les régions où le thermomètre descend trop bas, il faudra donc le cultiver comme plante annuelle pendant l'été, mais même dans cette circonstance il sera encore possible de faire plusieurs coupes par an.
Dans les régions tropicales, le rendement pourra être obtenu pendant de nombreuses années sur un même terrain. On estime la production de 1 hectare à une moyenne de 80,000 à 100,000 kilos et l’on peut, paraït-il, souvent obtenir le double.
Les résultats obtenus à la « Kansas Experimental Station »eten Géorgie n’ont pas été aussi considérables ; le rendement a varié de 19 à 23 tonnnes par acre, soit au maximum un peu plus de 60,000 kilos par hectare.
Au Guatemala, d’où cette herbe est, comme nous l’avons dit, originaire, on obtient les meilleurs résultats de culture dans des terrains argilo-siliceux. On multiplie la plante de graines placées à assez grande distance, au moins 2 mètres, vu l’ampleur qu'atteignent
les pieds; le terrain doit être bien préparé et autant que possible bien amendé. La multiplication peut également se faire avec des rejets.
M. Bonâme à donné de cette plante l'analyse suivante, qui prouve qu’au point de vue de sa composition chimique, elle n’est pas de beaucoup inférieure à la plupart des autres graminées fourragères; l’empêchement à la propagation de cette espèce réside donc bien, pour certaines régions, aux conditions de culture.
Matières azotées . . . . 1.15 Matières non azotées . . . 8.55 Grasse ON Let Pns T0 CEALTROSE ES RSS TEE A OS CETUTES AMEL A EC Te Ear 1O RUE RM A RE ETS ARR 7 Re
L'historique de l'introduction de cette plante dans la culture a été donné sommairement par M. Chalot dans le Bulletin du Jardin colonial de Nogent-sur-Marne, no 1, 1901.
M. Chalot a fait en 1899 un essai de culture au Jardin d'essai de Libreville et il en a consigné les résultats, très favorables, dans le Rapport auquel nous renvoyons le lecteur, tout en faisant remarquer que cet essai a surtout été fait dans le but d'obtenir des graines et non du fourrage.
Cynodon Dactylon (Z.) Pers.
Cette graminée est répandue dans la plupart des régions tropicales; elle existe également dans la région tempérée et même chez nous, où on la rencontre fréquemment dans nos pâturages (1). Elle serait d’ailleurs, d'après certains botanistes, originaire du sud de l’Europe, d’autres lui donnent comme patrie le nord de l'Afrique. Elle mérite, à plus d’un titre, d’être introduite dans les régions tropicales, où elle n’existerait pas encore.
Vu la grande dispersion de cette plante on la trouve signalée dans la littérature sous un très grand nombre de noms, tels que : Couch grass, Bermuda grass (États- Unis de l'Amérique du Nord), Bahama grass, Devil grass (Indes Occidentales), Durba (Bengale), Dub ou Doub (Indes Septentrionales), Cynodon, Gros chiendent, Chiendent pied-de-poule, etc.
Le Cynodon Dactylon se développe dans les situations les plus diverses, soit dans des terrains secs, soit dans des terrains humides, depuis le bord de la mer jusqu’à une assez grande altitude. Sa valeur réside dans le fait qu’il est capable de se développer sans soins dans un sol pauvre, dans des terrains abandonnés où d'autres graminées ne se développeraient pas.
I1 jouit d’ailleurs de la propriété d'éliminer facilement la plupart des autres plantes de l'endroit où elle a pris pied. Un sol pierreux, très rocailleux même,
(1) Cynodon Dactylon (L.) Pers. (— Panicum Dactylon L.; Dactylus oficinalis Vill.).
n’empêche pas son développement, on a vu des rhizomes ou des tiges couchées de cette graminée recouvrir au bout de peu de semaines des blocs de rochers de 12,50 de diamètre.
En outre il possède la propriété, très importante pour une plante fourragère, de résister à de fortes sécheresses ; il convient donc bien aux régions sèches.
Cette graminée est une des plantes fourragères les plus importantes dans les États du Sud de l'Amérique du Nord, et dans l’Hindoustan elle est très prisée comme fourrage, tant pour les chevaux que pour le gros bétail. |
Ce Cynodon est une graminée pérennante, rampante, s’enracinant aux nœuds, il atteint de 50 à 60 cm. de hauteur suivant la fertilité du sol. Les tiges florifères sont terminées par 3 à 5 épis divergents et grêles d’où vient le nom de pied-de-poule.
Grâce à ses rhizomes souterrains, la plante peut résister à la sécheresse, mais cette propriété de s’enraciner vigoureusement dans le sol rend cette espèce difiicile à enlever des terrains où elle s’est développée. Aussi ne doit-on l’introduire que dans les pâturages où elle pourra être cultivée comme culture permanente.
Le Département de l'Agriculture des États-Unis a donné de cette espèce l'analyse suivante :
A NN Rene US 27 MD UUET, 14.3 p. c.
PERTE TM MINIME MACES Ne 7.8 »
MALIEPES PASSES, al GI € 13 >»
» extractives non azotées . 45.0 »
Cellulose brute. + ANT M 19.9 »
Mlhuminones cree os NOM VS
Ce Département a donné du foin séché à 100 degrés
l'analyse suivante :
Matières grasses.
Cire. Sucre
Gomme et dextrine .
Fibres . ru Hydrate de carbone.
Albuminoïdes.
Cendres.
Ces dernières comportent :
Potasse. ; Oxyde de Potasse Chaux .
Magnésie .
Acide sulfurique.
Acide phosphorique.
Acide silicique Chlore .
La multiplication de cette