DANS
espèce se fera de préfé-
rence par bouturage, les graines, pour diverses raisons, mürissent mal et germent diflicilement; d’ailleurs le bouturage donne des plantes beaucoup plus vigoureuses. Les boutures, fragments de parties souterraines, sont mises irrégulièrement en terre, mais ne doivent jamais être enterrées à plus de 5 cm. de profondeur.
Tout en étant peu sensible aux conditions du terrain, au point de vue de son développement général, la capacité de production fourragère de cette plante augmente considérablement quand on lui fournit un amendement régulier, dans lequel devront se trouver en particulier,
LA
comme le montre l’analyse ci-dessus, de la chaux et de la potasse. Dans de bonnes conditions de culture on a vu la production atteindre le triple de la récolte ordinaire, fait qui prouve une fois de plus la grande importance des engrais sur la végétation, tant dans les cultures tropicales que dans nos cultures tempérées.
M. Raoul conseille de faire la coupe du foin dès l’apparition des fleurs, de cette façon, dit-il, le fourrage obtenu à plus de valeur nutritive et une seconde récolte s'obtient plus rapidement.
Andropogon Z.
Le genre Andropogon est un des plus grands genres de la grande famille des Graminacées. Il est fort bien représenté dans la flore des brousses de l’Afrique tropicale. Malheureusement, malgré les études monographiques publiées sur ce genre, la détermination des espèces est difticile, et la connaissance des espèces indigènes au Congo est relativement peu avancée.
La plupart des espèces de ce genre sont de grandes plantes et beaucoup constituent certainement d’excellenies plantes fourragères, particulièrement à l’état jeune avant que leurs tiges n’aient acquis une certaine rigidité.
Nousn'’examinerons ici que les deux espèces les mieux connues, et cela encore superficiellement.
CE 880 — Andropogon pertusus Wz2//d.
(SOUR GRASS, PALWA).
Cet Andropogon porte aux Barbades le nom de « Sour grass » appliqué au Paspalum conjugatum de la Jamaique. Aux Indes, il est signalé sous le vocable « Palwa ».
On considère cette espèce dans plusieurs régions, entre autres aux Indes et en Australie, comme une des meilleures graminées fourragères, car elle peut résister pendant longtemps à la sécheresse; aux Barbades, cette espèce est devenue de culture générale, car elle donne encore alors que la plupart des autres fourrages sont presque nuls. Fauchée peu après floraison, cette herbe est très estimée par les chevaux, les mulets et le bétail, mais si on la laisse trop longtemps sur pied, les tiges deviennent trop dures pour le bétail qui les délaisse.
La multiplication de cette espèce se fait facilement par des boutures de rhizomes placées à une trentaine de pieds de distance; celles-ci recouvrent rapidement le sol.
La récolte peut être usagée fraiche; elle peut également être séchée et donnée comme foin. Il est possible d'en obtenir deux et même trois récoltes par an, et cela durant plusieurs années.
L'analyse du « Sour grass » récolté à Antigua, a donné à M. Watts les résultats suivants :
Haas dans 10.9 pc:
Cendrés:: 2, 2 LUE 5.5 »
Protéine . ALTER 5.0 »*
DOFDSE Are VE 161":1/1.0 -0 007 Hydrates de carbone. . 37.7 »
Matières grasses . .. . 2,0 »
Andropogon Sorghum Brot.
Comprise dans son sens le plus large, cette espèce se présente en Afrique sous un très grand nombre de variétés. L'une d’entre elles, très répandue d'ailleurs, a surtout attiré l’attention comme plante fourragère, c'est la var. halepensis (L.) Hack. (1), dont la culture mérite d’être faite en Afrique, car cette plante donne un excellent fourrage quand elle est coupée encore jeune, ayant atteint environ 50 centimètres de hauteur. Son rendement est colossal; une coupe peut fournir 700 quintaux de foin par hectare, et on peut, dans de bonnes conditions, faire trois et même quatre coupes par an.
Mais il y a à la culture de cette plante certains inconvénients quand on veut la cultiver comme herbe de pares à bétail. Le premier, c’est qu’elle prend vivement possession du sol et que ses racines se développent loin au dehors de l’enclos réservé à la plante; ce premier inconvénient peut être combattu par le creusement d’un fossé autour de la prairie. Par suite des nombreux stolons qui se développent dans le sol, le Sorghum halepensis est difficile à enlever d’un endroit où il s’est installé. Semler recommande, pour détruire
(1) À. Sorghum var. halepensis (L.) Hack.(-— Holcus halepensis L.; Blumenbachia halepensis Koel ; Sorghum halepensis
Pers., Andropogon halepensis Brot.).
OR
une prairie de cette graminée, de couper l'herbe très ras, de passer la charrue et de laisser agir le soleil sur les rhizomes. Si on lâche ensuite des porcs sur le champ, ceux-ci, très friands de ces rhizomes, en détruiront une bonne quantité. Malgré la grande résistance de la plante, les jeunes rejets qui partent des rhizomes souterrains sont très fragiles; ils sont très sensibles au piétinement des bêtes, et c’est là une des principales raisons qui empéchera le planteur de se servir de cette graminée pour former l'herbe d'un pâturage permanent.
L'analyse d’un foin de cette espèce, obtenu dans une région semi-tropicale où cet Andropogon peut très bien se développer, a été publiée par le Département de l'Agriculture des États-Unis et a donné les résultats suivants :
Matières grasses . . . . 2.25 OU EVE 06 PRES CO PR EE I SUCRE. SONT LAON RME SE TS Gomme et dextrine. . . . 5.14 FTPrE 2 LULU DAS NI ue REME RENERS Hydrates de carbone . . . 15.58 Aibummoides * RTS TN COR TA Ceres PNEU EN ec RO
Ces cendres contenaient :
Potassium 111 270 aa Se Oxyde de potassium . . . 35.72 NAT LE NT NE EEE CRANL LE 22700 LUCE MER
A reporter . . 53.08
ni —
Report. . 53.08
AO SET EU eut MT OUR ACIABISUUTIQUE. :-0: NOR O0 Acide phosphorique . . . 10.44 AG SUIGIQUE Ur ENT ENRONZE DICO NE UT tr os Dan Ta TROUS
Les Andropogon Sorghum Brot. (= A. Sorghum var. vulgaris Jack.) et Sorghum saccharatum Pers. (— A. Sorghum var. saccharatum Æoern.) considérés d'abord comme espèces distinctes sont des variétés de cette très polymorphe espèce A. Sorghum, et toutes les deux sont fréquemment cultivées, surtout en Afrique boréale et en Égypte
La constitution du fourrage vert ou sec fourni par ces deux plantes est donnée par les deux tableaux suivants résumant les recherches de M. S. W. Leather (Indian food grains and Fodder in Agricultural Ledger, 1903, n. 7), faites sur des herbes de provenances diverses :
A. Sorghum var. vulgaris.
. Vert
HA ne. RL RE ESS TO ar 0:27 NAtièreSs Prasses, 2.2 Aie 1 0:40: »>- 0.51 Rarranene : OM LES 5 el 1 (1 Hydrates de carbone solubles CSST". 252006 151118) et Pet Re NO ET MTS Matières minér lee CES : 1.09 » 2.29 SOON EN TASER CES PAS; 2407 RACE ALERT NERO ST OUTIS "S C0:600 Azote albuminoïde. . . . . 0.088 + 0.500
Le pourcentage varie, comme on le voit, dans de fortes proportions ; cette différence notable est due à
diverses causes, entre autres à l’époque de la coupe de la récolte et aux conditions dans lesquelles se trouvait la culture.
Les moyennes de six analyses ont donné, pour le fourrage vert et le fourrage sec de plantes d’origine diffé-
rente :
É Frais. Sec, RATS ar 2e 22 . 100002 A ANR Matières grasses AL EN Se 27 TN ER 1.41 Albuminoïides . . Les re EL 4.01 Hydrates de carbone solubles , *. 1481-2450 HADPOR SUR . à 10.45 30:88 Matières Dinérales Solablés, CMS EL LT 4.60 SULIGEL. RU dt VE RUNEATOTTENENRRAUTRE 6.12 Azote totale. 25" 17 NÉE NENNaO SO PRS Azote albuminoïde- 1:24, .2#,0,.11 0.222408 A. Sorghum var. saccharatum L.
Vert. FAUX EN LA RO L'ÉTAT Albuminoïdes . . . LU, 1 OSSI Hydrates de carbone Solubles s + 1244 00 Fibres . . AR ET Matières minérales solubles ARRAO PE SHCÉ LL Ua TL TE Azote totale. . Tue a 2 TOO Azote albuminoïde. : . . . + . . 013 "00
Les moyennes des analyses de ce fourrage frais ou sec
donnent :
Frais, Sec, EAU r. Lt OR LEE. Nef OS RS Albominoites Pet SU: 1:51 PAS Hydrates de carbone solubles . 115.66 3804 Fibres "Er s LISMISSROEES
Matières Mit ONE. 4 1.26 3.26
Frais. Sec.
DER LOS . Lt IE AR ON 6.74 AE RE 0 VOUS 0.56 Azote albuminoïide . ARR ROMEO 0.40
Nous n'avons pas à insister ici sur la valeur de l'A. Sorghum, et de ses nombreuses variétés, comme céréale, c’est pour cet usage que ces plantes sont très généralement cultivées dans les réglons de l'Afrique tropicale. Ce sujet a d’ailleurs attiré l'attention de nombreux savants, et les études publiées dans ces dernières années sur les variétés de Sorghum cultivées, sur leurs maladies et les moyens de les combattre ont fait progresser nos connaissances sur ce qui touche la vie intime du noir.
Résumer ces travaux aurait certes de l'intérêt, mais cela sortirait, en grande partie du moins, de l’objet de ces notes qui ont surtout pour but de donner des indications à certains planteurs africains sur les herbes les plus utilisables comme fourrage et en particulier sur celles que l’on décore ordinairement du nom de mauvaises herbes.
Stenotaphrum americanum Schrank (1).