MALVACÉES
Sida rhombifolia Z. — Fourrage pour chevaux et bœufs.
Urena lobata L. — Fourrage pour bœufs.
ONAGRARIACÉES.
Ludwigia jussieuoides Lam. — Fourrage pour chèvres.
UMBELLIFÉRACÉES.
Eryngium fœtidum Z. — Fourrage pour bœufs.
VERBÉNACÉES.
Siachytarpheta jamaicensis (Z.) Vahl. — Fourrage pour chevaux et bœufs.
SCROPHULARIACÉES.
Scoparia dulcis L. — Fourrage pour chevaux et bœufs. Ilysanthes reptans (Roxb.) Urb. — Fourrage pour bœufs.
LABIATACÉES.
Leucas linifolia Spreng. — Fourrage pour bœufs. Hyptis suaveolens (Z.) Poit.; H. capitata Jacq.; H. brevipes Port. — Id.
ACANTHACÉES.
Hemigraphis confinis Anders.— Fourrage pour bœufs. Justicia procumbens L. — Fourrage pour chevaux et bœufs.
RUBIACÉES.
Oldenlandia corymbosa L. — Fourrage pour chevaux et bœufs.
Hemidiodia ocimifolia (Wzl{d.) K. Sch. — Id.
COMPOSITACÉES.
Sparganophorus Vaillantii Gürin. — Fourrage pour bœufs.
Vernonia cinerea (L.) Less. — Id.
Elephantopus scaber ZL. — A l’état jeune fourrage pour chevaux et bœufs.
Ageratum conyzoides L. — Fourrage pour chevaux et bœufs.
Sphaeranthus africanus Z. — Id.
Spilanthus Acmella L. — Id.
Tridax procumbens Z. — Id.
Nous renvoyons aussi le lecteur désireux de se documenter sur la question aux travaux de M. F. Turner
et en particulier aux volumes sur les graminées australiennes (avec illustrations) « Australian Grasses +, Sydney, 1895, et « The Forage plants of Australia ».
Léguminosacées.
Parmi les Léguminosacées, il existe, comme on sait, un très grand nombre de plantes herbacées qui joignent à leurs propriétés enrichissantes du sol celle de constituer un excellent fourrage Nous citerons ici à titre d'exemple une légumineuse sur laquelle l'attention a été attirée en Guyane anglaise; des essais mériteraient d'être faits ailleurs avec les plantes du même genre et des genres voisins qui existent en Afrique Occidentale
Pithecolobium Saman Benth. (1).
(UANGO, RAIN TREE).
Ce genre Pithecolobium appartient à la grande famille des Papillionacées.
Le P. Saman est un arbre de taille moyenne, ramifié, fleurissant abondamment, fréquemment employé comme arbre d’ombrage dans les plantations des régions coloniales.
Le bétail et les chevaux, les moutons et les chèvres mangent avec avidité les fruits de cette plante, mais ils ne peuvent en digérer que les enveloppes et la pulpe, les graines trop dures sont excrétées entières.
(1) Pithecolobium Saman Benth.(— Inga Saman Willd.).
Les fruits de ce Pithecolobium renferment une assez notable proportion de glucose, mais par contre une proportion relativement faible d’albuminoiïdes.
Si les graines, beaucoup plus riches en albuminoiïdes, mais non digestibles, pouvaient être pulvérisées, il en résulterait probablement une excellente nourriture pour le bétail. Une des difficultés de cette réduction en poudre réside dans la présence de la matière pulpeuse. Si les fruits étaient d’abord bien desséchés, la pulvérisation serait rendue plus facile et pourrait peut-être se faire avec succès.
Nous donnons ci-dessous, comparativement, l'analyse des graines et des cosses à l’état naturel et séchées à 100 degrés, telle qu’elle est publiée par le « West Indian Bulletin ».
Graines. Cosses.
. Dessicca- Dessicca- Etat tion à Etat tion à naturel. 100 degrés. naturel. 100 degrés.
ÎLE PONTS SRENSELS FRERES 5 27 1 — 20.46 — Matières grasses,etc. 5.15 5.95 0.56 0.71 Albuminoïdes. . . 18.09 20.90 8.95 11.25 PES dan us) QD. JO: GONS 9217 4le04 Matières azotées . . 27.34 81.59 10.17 12.79 UPOSESE RUN Hu 2086 1004272. 708:95 Hydrates de carbone 38.26 44.15 55.35 (69.59 HÉMIOSeUES LR RI0/-18198 7711-55: "1451 RME NE De Prato don 1.0) 422740 LOF CRC RNA 1.52 — 1.40 CIS TE SERRE RER — 0.22 — 0.04 Acide phosphorique . — 0.77 — 0.74
D’après M. J. Barclay, le secrétaire de la « Jamaica Agricultural Society », les arbres de cette espèce per-
dent leurs feuilles en janvier, les fruits murissent de mars à mai et sont mangés avec avidité par le bétail et par les chevaux. Les chevaux rejettent en général les graines après mastication, mais le bétail mange le tout et les graines passent par le tube digestif sans être altérées; cette particularité permet d'obtenir facilement de jeunes plantules.
Les fruits du Pithecolobium Saman peuvent être donnés en assez grandes quantités au bétail, et peuvent même servir de base à leur alimentation, à la condition que les animaux puissent avoir de l’eau en suflisance, car sans cette précaution, l’usage de cet aliment peut occasionner des maladies.
Malheureusement, il est très difficile de conserver pendant un certain temps la récolte; grâce à la forte proportion de matières sucrées, les fruits entrent facilement en fermentation. Pour éviter cette fermentation, il faudrait essayer de réduire le fruit en farine Mais pour réussir, cette opération exige un local chaud et sec et il est probable qu’un des nombreux séchoirs artificiels qui ont été inventés pour le séchage de divers autres produits coloniaux donnerait les meilleurs résultats. Il y a là, pensons-nous, des essais à faire.
Un rapport paru dans le « Report on the Agricultural Work in the Botanic Gardens for 1890 of British Guyana + donne au sujet des fruits de cette espèce les renseignements suivants, basés sur des analyses faites avec des matériaux de la région :
Séchés Etat frais. à 130 degrés F,
DRE TE Te EN 5408 9.26 RS OEM Er 0. AIO en 21.45 Gomme, pectose, etc. . . .: 8:89 17.58 Aibminomes (t). - 4: 57:60 10.44 Hlesraisse, ele. .. « : :0:46 1.51 Amidon et cellulose diges-
MO RUMEUR EEE SR 2 06 5.85 Cellulose non digestible . . 13.73 27.07 Matières minérales . . . 1.43 2.84
(a) Azote contenu dans ces albuminoïdes . . . 1.16 2.31
Par leur composition, les fruits de cet arbre, très répandu dans beaucoup de régions tropicales, soit comme arbre d'ombrage, soit comme arbre d'ornement ont, au point de vue de leur valeur alimentaire, à peu près la même importance que le caroubier (Ceralonia siliqua L.) dont la culture est devenue assez intense dans la zone méditerranéenne.
On a pu, dans certaines conditions, conserver en Guyane anglaise les fruits de cet arbre et les donner en ration aux animaux de la ferme quand le fourrage était devenu rare. C’est surtout l’humidité qui est à craindre pendant la conservation.
Des analyses publiées postérieurement à la précédente, donnent pour les graines et la pulpe les pourcentages suivants :
Etat frais.
Graines. Pulpe.
HAUT a per OPA RE À 5 A € Ÿ 63.02 Matières grasses Error 0.37 Albuminoïdes (a) . . sed, 17 3.21 Glucose . 2% Deere FSC RE 13.07 Pectose, etc, . . : N08,09 3.97 Cellulose digestible ARMELLE 8.92 Cellulose indigestible . Re 1.46 Matières minérales . . . 3.51 0.92
(a) Azote contenu dans les albuminoïdes . SSD 0.382
Phaseolus Z.
Dans ce genre il existe plusieurs plantes indigènes ou spontanées au Congo, avec lesquelles il y aurait lieu de faire quelques essais.
Phaseolus semierectus Z.
Cette légumineuse, très répandue dans la Guyane anglaise, est, d’après les analyses publiées, un fourrage excellent ; sa croissance est rapide et n'exige pas de soins ; elle enrichit très fortement le sol en azote, mais les tiges ligneuses à la base empêchent, semble-t-il, l'emploi de cette plante comme engrais vert. Des essais faits à la Guyane ont démontré qu’un champ de cette espèce, qui s'était quasi semée d'elle-même, a produit deux récoltes par an, c’est-à-dire 27 tonnes de fourrage vert par acre.
Les indigènes de la région choisissent de préférence ce fourrage pour l'élevage des veaux.
La constitution du fourrage vert et des graines est donnée par le tableau suivant :
Plantes vertes. Graines,
ee Lt cn Ile 9.92 Matières grasses . FER 0.52 2.00 Albummoides (qi >." : 2% : 1.18 16.85 AIN TUEN CN ET SRE Ee 1.25 5.08 Saccharine . ee” —— 10.96 CAUSE CRAN ATEN MT PRE 0.36 2.94 DONNEES OC HD rent à 3.01 0.70 RIM Pole MU UT — 17.43 Celtiose digestible: 1.7: TaËt 19.44 Cellulose indigestible . . . 6.27 11.32 Matières minérales . . . . 0.86 3.36 100.00 100.00
(a) Azote des albuminoïdes. . 0.189 2.70 (b) Azote des amides. . . . 0.200 0.81 Hoal 0 10e M0:589 3.51
Nous avons, dans un des chapitres précédents, insisté sur la valeur comme fourrage des fanes d’arachides, nous ne reviendrons donc plus ici sur cette question. Nous pourrions encore citer parmi les Légumineuses bien connues comme plantes fourragères le Vigna catjang End. ou pois cajan; le Tagasaste ou Cytisus proliferus L. exploité surtout aux Canaries, le So)a hispida Mœnch ou Glicyne Soja Sieb. et Zucc. Mais nous ne pourrions nous arrêter sur ces diverses plantes ni sur les espèces voisines, même sur celles appartenant uniquement à la flore africaine car cela nous amènerait à passer en revue un très grand nombre d’espèces. La littérature sur ce sujet est très vaste, nous aurons peutêtre un jour l’occasion de la résumer. En attendant nous
signalons à propos du Vigna caljang une étude intéressante publiée par M. W.-G. Leembruggen dans le « Tijdschrift voor Nijverheid en Landbouw in Nederlandsch-Indie, LX VIII, avril 1904 ».
Bidens leucantha W2//d. (1).