‹ Notices sur des plantes utiles ou intéressantes de la flore du Congo (volume 2)Chapitre 39 sur 47 · L'HUILE DE BAOBAB · texte numérisé non relu

L'HUILE DE BAOBAB

Dans notre paragraphe X XIII, nous avons attiré l’attention du lecteur sur l’huile de baobab. Récemment encore un chimiste français est revenu sur la question et le « Bulletin de la Société centrale d'Agriculture coloniale de février 1905 + renferme à ce propos une étude de M. le pharmacien principal Balland, dont il est utile, pensons-nous, de donner un résumé qui complètera nos données antérieures. Les expériences de M. Balland, ont été faites, comme celles que nous avons rapportées précédemment, sur des matériaux de Madagascar. Les graines étudiées par M. Balland provenaient de la région de Morondava, sur la côte est de Madagascar. D’après le chimiste français, le poids moyen d’une graine est de 1 gramme et son plus grand diamètre atteint 17 millimètres.

100 grammes de graines donnent à la décortication :

Afmandes tot) ARR CAT 63.3 grammes.

EnyelOppeEsRe UN Ne 36.7 »

100 grammes,

Ces amandes contiennent :

Eau ;r1.$r Cas oi 9.40 grammes.

Matières azotées. EEE 17.08 »

Matières grasses. . : . 63.20

Matières extraGUres ES 9.72 »

COHOseEx RRELTIENE 1.05 ” Cendres . . Aer ue 3-09 »

100 grammes.

Dans les matières extractives il n’y a pas d’amidon, et l'acide phosphorique se trouve à la dose de 1.34 p. c.

La préparation, à Madagascar, de l'huile ou beurre se fait par l’ébullition dans l’eau des graines préalablement concassées ; les indigènes emploient donc la méthode usagée par les nègres de l'Afrique tropicale pour obtenir le beurre de Karité. Le beurre de baobab de Madagascar, est une masse blanchâtre à la température ordinaire, elle est grumeleuse, elle commence à se liquéfier en partie à 25 degrés et à 34, elle est entièrement fluide. Sa nuance rappelle alors, parait-il, l'huile d'olive de Tunisie. Elle a une odeur plutôt agréable et une saveur douce, sans rancidité. Même au bout de 8 à 9 mois, les échantillons ne présentaient pas trace de rancidité.

Ceite graisse peut être, d’après M. Balland, avantageusement employée dans l’alimentation; il conseille également son emploi dans la fabrication des beurres végétaux, tels que ceux retirés depuis quelques années des noix de coco. Il estime aussi qu’elle serait utilisée avec succès dans la préparation des savons de luxe et des huiles pour parfumerie.

Nous insistons encore sur le fait que les baobabs de Madagascar ne sont pas identiques à ceux de l'Afrique continentale et que, par suite, l'étude des graines de ces derniers, mériterait d’être faite.

Nous aurons à voir, dans le paragraphe que nous consacrerons au Kapok, les moyens de reconnaître la présence de l'huile de baobab dans l'huile d'olive, une falsification qui, si elle n’est pas courante, pourrait se produire.

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