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serons heureux de pouvoir les aider dans leurs recherches en déterminant spécifiquement les bananiers qu'ils pourraient rencontrer.
MusA GILLETI De Wild.
(Planches V-VI, VII fig. 1-2.)
M. J. Gillet, S. J., avait envoyé en 1900 à Bruxelles un régime de fruits mûrs de cette espèce sans en envoyer les fleurs ; les graines ont été semées au Jardin botanique de l'État à Bruxelles et ont donné un certain nombre de plantes qui ont passé l’été en plein air. En 1901 nous avons reçu un nouvel envoi de graines accompagné cette fois d'éléments botaniques; ceux-ci permirent la détermination spécifique.
Lorsque l’on déterre un de ces jeunes bananiers de moins d’un an, conservés en pot, on trouve à la base du stipe un tubercule d'environ 25 mm. de diamètre et de 13 à 15 mm. d'épaisseur. Ce tubercule souterrain est irrégulièrement bosselé, brunâtre extérieurement, blane à l’intérieur; à son sommet prennent naissance, tout autour de la base de la tige, de nombreuses racines qui s'étendent plus ou moins horizontalement dans le sol. La structure de la base de ce bananier rappelle done fortement celle observée par M.J. Dybowski, et figurée par M. Legros (1), chez le M. religiosa Dyb.
La présence d’un bulbe est donc un caractère commun aux Musa religiosa et Gilletlii et il peut servir
(1) Revue horticole, 1901,n 7.
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à séparer spécifiquement ces deux espèces des autres plantes du genre. Il faudra, jusqu’à ce que l’on ait étudié les fleurs du M. religiosa, considérer ces deux plantes comme distinctes. Le Musa, introduit dans les cultures européennes par le directeur du Jardin colonial de Nogent-sur-Marne, tire son nom de l’emploi des graines comme fétiche, chez les indigènes du Congo français ; les graines de notre Musa Gilletir jouissent également parmi les Congolais de propriétés surnaturelles.
Il nous faut insister ici sur le bulbe de ces deux bananiers et nous arrêter sur l’article de M. Legros, cité plus haut, paru en 1901 dans la Revue horticole de Paris. En décrivant son M. religiosa, M. J. Dybowski faisait remarquer que malgré tous les soins qu'il avait pris en vue de conserver à ces plantes leur feuillage pendant l’hiver, il ne restait à la fin de l’automne que des débris de feuilles décomposées ; en fouillant la terre, il retrouva à la base de chaque plante un tubercule de la grosseur d’une forte noisette.
Deux figures, accompagnant la notice de M. Legros, montrent l’une un bulbe de Musa religiosa d'un an cultivé en pleine terre et mesurant environ 5 cm. de diamètre, l'autre la coupe d’une jeune plante d'un an en végétation et cultivée en pot, le bulbe ne mesure qu’un peu plus de 2 em. de largeur. La différence de grosseur de ces deux bulbes se comprend facilement par suite du mode de culture auquel les deux plantes ont été soumises.
Nous avons aussi observé d'assez grandes variations dans la grosseur des bulbes du M. Gillelii; nous