‹ Notices sur des plantes utiles ou intéressantes de la flore du CongoChapitre 21 sur 40 · SET · texte numérisé non relu

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turellement les meilleures graines, celles qui ne nagent pas à la surface de l’eau, et on les sèmera en pépinière, pour transplanter les jeunes pieds ultérieurement, quand ils auront 1 mêtre.

On coupe généralement l’abaca à trois ans quand il est issu de rejets, à 4 ans quand on l’a élevé de graines. La séparation de la fibre est la phase importante et dificile de la production du chanvre; elle exige une grande expérience. L’indigène chargé de la récolte coupe le pied arrivé à maturité au niveau des racines et plante aussitôt un rejet à proximité de l’endroit où le Musa abattu croissait, de sorte qu’en tous tempsil y a des plants à différents stades de développement, dans une même plantation. Il enlève ensuite les feuilles et commence immédiatement le travail des pétioles mesurant environ 2,50 de long ; l'écorce externe est enlevée, puis les faisceaux de fibres qui alternent avec des couches de tissus mous; les fibres atteignant parfois 2 mètres de long, doivent être soigneusement enlevées de la tige en une fois, de crainte qu’elles ne pourrissent. Dans les Philippines les abacas sont défibrés sur place et les déchets laissés sur le sol forment une couverture améliorante, tant par les éléments nutritifs qu’elle apporte que par l'obstacle qu’elle met à l’'évaporation et au développement des mauvaises herbes. Le travail de séparation, tel qu'il est fait aux Philippines, est très dur; des indigènes accoutumés à ce genre de travail ne peuvent guère préparer plus de 50 livres par semaine. Les appareils sont très primitifs et constitués par une sorte de couteau sous lequel sont passées les bandes à défibrer.

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