‹ Notices sur des plantes utiles ou intéressantes de la flore du CongoChapitre 22 sur 40 · CL" ES · texte numérisé non relu

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Un plant entier contient environ 250 grammes de fibre, dont la longueur varie de 1,80 à 2,40.

Le résidu de cette préparation peut ètre utilisé avec grand succès, dans la préparation des pâtes à papier

La qualité dépend en grande partie du collecteur indigène, de l’état de maturité et du temps au moment de la coupe du stipe; coupé avant maturité ou trop tard il donne des fibres de moins bonne qualité. Le collecteur doit soigner l'extraction et faire sécher la fibre en une fois, car si la fibre repose un certain temps avant d’être séchée, elle perd sa belle couleur et un peu de sa résistance. Le chanvre des Philippines est classé d’après sa finesse, sa couleur, sa longueur et sa résistance. Cette dernière dépend en grande partie de l'âge.

Les fibres les plus fines proviennent de la zone intérieure des tiges de Musa bien murs, et si elles sont soigneusement nettoyées et séchées on les emploie pour faire des étoffes et on les mélange à de la soie pour en fabriquer une sorte de mousseline indienne. Très souvent on fabrique avec les fibres plus épaisses des tissus vrossiers pour vêtements, des filets de pêche, etc., pour lesquels elles conviennent particulièrement.

La valeur de ce chanvre est variable. On à connu des prix de 60 livres sterling par tonne, qui sont tombés à 14 livres sterling. Dans ces derniers temps, le prix a fluctué constamment par suite de la guerre et de la situation politique des Philippines Le taux normal par tonne est de 25 à 30 livres. à

Il y a environ 800,000 à 1,000,000 de balles de ce chanvre produites et expédiées annuellement de l'ile. Les

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États-Unis fonctionnent comme centre de ce commerce pour l'Amérique du Sud, Cuba et le Canada, et l'Angleterre comme centre pour l’Europe et l'Asie occidentale, l'Angleterre prenant environ le double de la part prise par les États-Unis.

Les fibres sont réunies en balles faites à la main ou à la presse à vapeur; elles pèsent environ 28 livres.

D'après certaines statistiques l'exportation du chanvre de Manille s’est chiffré à :

205256 kilos, en... … :.1897 151952,712 ” Pnau lo) 187,547,976 ” MR en LS O0) .72.380,560 s Man Cite TOUL 102,030,171 ” a VE Re A ET OO

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Mème dans les années de plus forte production Manille ne pouvait satisfaire la demande, on peut donc juger de quelle importance peuvent être la culture et l'exploitation de ce produit.

Aussi le chanvre de Manille est-il fréquemment mélangé de « chanvre sisal +, produit de l'Agave sisalan«. On peut déceler la présence de cette dernière fibre par l'examen microscopique, par des essais de résistance; la fibre de sisal supporte seulement la moitié de la charge de celle du vrai Musa lextilis et la résistance à la pourriture est bien moins grande chez le sisal que chez l’abaca. En outre la combustion de l’abaca laisse une cendre d'un gris noiratre, cel e du sisal une cendre d’un gris blanchâtre.

Mais le Musa lextlilis n'est pas la seule des espèces du genre dont les fibres ont de la valeur. On signale encore comme source de fibres, le AZ. basjoo Sieb. et Zucc., de l'archipel de Lin-Kin et cultivé dans le sud du Japon. M. le professeur Warburg a signalé récemment des fibres originaires des Carolines (district de Ponape) et provenant d’un Musa nouveau, M. Tikap Warb, dont les fruits ne sont pas comestibles.

Des expériences installées à Cologne sur la résistance de cette fibre ont prouvé qu'elle est d'environ un cinquième moins résistante que celle du chanvre de Manille et un peu moins résistante que celle du chanvre de Zélande. Le bananier est très voisin du Musa lexlilis, mais non identique. Nous en donnons ci-dessous la description :

Musa Tikap Warb. (1).

La feuille très jeune ressemble beaucoup à celle du bananier comestible à l’état adulte, elle mesure environ 1 mètre de long et 30 cm. de large, le pétiole mesure environ 1 cm. de diamètre, les nervures latérales sont distantes les unes des autres de 1 cm. environ. Inflorescence constituée comme celle des autres bananiers; mains à deux rangées de fleurs et garanties par des bractées coriaces, aiguës. atteignant 12 cm. de long et peut-être plus, caduques avant maturité. Fleurs de la base du régime femelles, contenant des staminodes réduits; fleurs de ia partie supérieure mâles, renfermant un style avec sligmate, mais pas d'ovaire. Fleurs mâles développées mesurant environ 5 cm. de long et 6 mm. de large et portées sur un pédicelle de 1 cm. environ. Enveloppe florale formée par une sorte de tube extérieur fendu antérieurement et mesurant

(1) in Tropenpflanser, 1903, p. 34 c. fig.

5 em. de long, tube élalé, de 1 cm. de long et terminé en 5 lobes de 1 à 2 mm. de long; à pointe terminale plus ou moins contournée ; les deuxième et quatrième lobes plus réduits que les autres, parfois même très réduits, à acumen contourné très petit. Étamines au nombre de 5, linéaires, de 1,5 mm. de large, à filet de 5 mm. et à anthère biloculaire de 3 cm. de long. Style de 3,5 cm. de long et environ { mm. de large, terminé par un sligmate de 3 mm. de long sur 2 mm. de large. Fleurs femelles plus robustes, à ovaire triloculaire, à côtes obtuses, de 4,5 à 5 cm. de long et de 7 à 8 mm. de large; loge à deux rangées longitudinales de graines attachées au centre de l'ovaire ; enveloppe florale un peu plus courte que dans la fleur mäle, de 4,5 cm. de long et étalée, de 1,5 cm. de large, à lobes terminaux un peu plus allongés, atteignant 4 mm. de long ; pélale interne mesurant 2,5 à 3 cm. et 12-13 mm. de large, émarginé légèrementau sommet et parfois aussi muni dans l’émarginure d’un acumen aigu. Style de 4 cm. de long, 2 mm. de large, à stigmate de 5 sur 5 mm. Slaminodes au nombre de 5, ? un peu plus grands, de 6 mm. de long, et 8 plus petits de 5 mm., aplatis, de 1 mm. de large et terminés en pointe courte. Fruits mürs plus petits que les plus petites bananes comestibles, mesurant de 7 à 8 cm. de long, sur 2 cm. de large sans pédicelle, à angles peu marqués et se rétrécissant à la base en un pédicelle de 14,5 em. de long et 8 mm. de large et possédant au sommet une sorte de bec court de 7 mm. de long, trace de la corvlle tombée. Ils contiennent une moëlle grisâtre et des graines anguleuses, de 5 à 6 mm. de diamètre et d'un brun noirâtre, à hile arrondi, angu-

leux, de 2? mm. de diamètre.

Le Musa lextilis des Philippines se distingue de cette nouvelle espèce par l'enveloppe florale interne de la fleur mâle aiguë et comparativement beaucoup plus longue, par le fruit plus petit et fortement recourbé, à pétiole nettement marqué et différencié brusquement, par une moëlle peu abondante et par ses graines plus petites.

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Dans ces dernières années l'attention a encorewété vivement attirée sur l'extraction de la fibre des plantains ordinaires : Musa sapientum, paradisiaca et Cavendishii, qui se rencontrent dans toutes les régions tropicales, cultivés sous d'innombrables variétés pour leurs fruits comestibles.

La valeur de la fibre du plantain avait déjà été signalée, car les indigènes des Indes l'employent depuis fort longtemps pour fabriquer des cordages, des nattes et du papier. Mais à la suite de recherches effectuées sur la résistance de cette fibre, cette extraction très simple avait été abandonnée; la valeur de cette fibre étant indiscutablement moindre.

Une corde de fibres de Musa saprientum de 8 cm. de diamètre a supporté à Madras, en 1850, à l’état sec, 2,330 livres; par contre le chanvre de Manille a supporté 4,669 livres et le chanvre ordinaire 3,885 livres.

Malgré cette moindre résistance, la fibre du plantain vaut l'extraction, il y a là une industrie à développer, car cette fibre peut obtenir une bonne valeur commerciale. Si elle ne peut être employée pour le tissage, elle pourra servir, avec le plus grand profit, pour la fabrication du papier, une industrie pour laquelle les matières premières diminuent fortement.

Au Bengale seul, le commerce de cette fibre pourrait ètre développé très fortement, car dans l'Himalaya oriental, à des altitudes de 2,000 à 4,009 pieds, on rencontre un plantain où Musa indigène qui est capable de fournir une très belle qualité de fibre. Mais sans parler de Musa spéciaux, les tiges des Musa à fruits comes-

tibles rejetées après fructification pourraient faire l’objet d’une industrie rémunératrice par l'extraction de leurs fibres. Les Musa ne fructifient, comme on sait, qu’une seule fois, après fructification la tige coupée est rejetée; des milliers de tiges perdues de cette facon pourraient chaque année être rassemblées et servir pour l'obtention de fibres. La séparation des fibres à été essayée par fermentation dans des bacs cimentés, mais sans grand résultat ; pour obtenir de belles fibres il faut employer une machine. Des machines, proposées par M. Proudlock, un expérimentateur des Indes anglaises, sont, parait-il, peu compliquées et peu coûteuses. Il en existe deux modèles très simples (1).

Toutes deux dérivent de l’appareil employé par les Philippins ; l’un de ceux préconisés par M. Proudlock, directeur du Jardin d'Ootocamund est figuré ci-dessous (2).

Machine à défibrer les pétioles de bananier, (Machine de M. Proudlock employée à Gubat).

(1) Bull. n. 47 du Department of Land Records and Agriculture, Madras, 1902.

(2) Nous devons ce dessin à l’obligeance de M. Vilbouchevilch, qui l’a publié dans le n. 28 du Journal d'Agriculture tropicale.

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Cette machine est constituée par un couteau mousse en fer, pesant environ 4 kilogs, reposant sur une plaque de fer de 40 cm. X 5 cm. et de 12 mm. d'épaisseur fixée sur la traverse D. Celle-ci a 2 mètres de long, 1,5 cm. de diamètre et repose sur deux montants & à 80 cm. audessus du sol. Le couteau est prolongé en arrière de son articulation et relié par une chaine g à une perche de bambou f de 4,50 cm. environ de long, attachée à l'extrémité d’un montant d de 1,50 mm. de haut et à un piquet e enfoncé plus loin en terre. Le manche du couteau est également relié à une pédale ? qui permet de relever le couteau pour passer sous lui les gaines à défibrer. L'opérateur doit déployer une certaine force pour tirer à deux mains la masse de tissus sous le couteau.

Il est certain qu’une machine moins primitive donnerait de bien meilleurs résultats encore, en épargnant une grande main-d'œuvre.

Les fibres de Musa à fruits comestibles, types et variétés, montrent une très grande différence dans leur valeur et leur résistance. Dans certains cas en effet, on n’a pas pu distinguer des échantillons de fibre de Manillahemp obtenues aux Indes, des fibres obtenues de variétés de Musa comestibles ordinaires. La fibre obtenue de diverses tiges d'une même variété montre également une grande variation dans la résistance, variation due à l’âge des tiges et aux conditions de culture. Des tiges jeunes, coupées avant maturité, produisent en général une fibre faible, comme du reste les tiges mûres s'étant développées dans l'ombre ou dans un ombrage partiel.

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On doit en conclure que la tige produit la meilleure fibre : 1° vers le moment où l'inflorescence apparait ; 2° quand elle à été cultivée en plein soleil. Mais cette question demande à être réétudiée avec soin.

De la fibre de Musa envoyée de l’Arcot, à MM. Ide et Christie, les filateurs bien connus de Londres, a été évaluée à 25-35 livres la tonne; cette fibre provenait de tiges jetées après récolte des fruits. Des estimations faites à Londres dans le temps avaient été moins belles. Parfois même des fibres de plantain de la Jamaique avaient été estimées 12 livres la tonne seulement. Une tige de grandeur moyenne, coupée après fructification, pourrait donner environ 1 3/4 livre de fibres longues, lustrées, prêtes à la vente. On a même prétendu qu’une tige de M. paradisiaca de 1,20 à 1,50 de haut pouvait donner 2 à 3 livres de fibres. Un adulte peut, après huit jours d'apprentissage, travailler huit tiges par jour, avec la machine primitive décrite plus haut, si on lui donne un aide pour diviser les gaines en bandes de 6 mm, environ de diamètre et sécher les fibres brutes.

A la Jamaique, où dans le temps de nombreux essais d'extraction ont été tentés, après séparation de la fibre brute on conseillait de la faire bouillir dans un mélange de carbonate de soude et de chaux vive afin de séparer les matières étrangères.

M.Vencataraman Anjar, qui s’est beaucoup occupé de cette question aux Indes, a conclu, de ses essais, qu'il y a lieu de planter les bananiers sur un grand espace et d'établir des factoreries capables de produire de la fibre en grande quantité. Il est imprudent de réunir des maté-

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riaux de provenances différentes, car le produit résultant peut être considérablement diminué de valeur, tandis que dans le cas de plantations spéciales on connait la variété cultivée et on peut par suite garantir les fibres obtenues. La culture du bananier pour l’extraction des fibres peut donc être faite avec avantage, car il y aura d'ici plusieurs années encore une forte demande en fibres, celles-ci ne pouvant pas encore être fournies en quantités par les autres cultures. Les fibres de bananier possèdent aussi cet avantage qu'elles peuvent être converties, comme nous l'avons rappelé plus haut, en excellente pâte à papier.

Des’ essais d'extraction des fibres de Musa comestibles de Java ont également été faits, avec plein succes, par M. van der Ploeg, de la Haye ; il paraît done bien prouvé qu’il y a pour le planteur une source de revenus sur laquelle on n’a pas encore suftisamment attiré l'attention.

A l’École des Arts de Trevandrum (Indes anglaises) on a esssayé 29 variétés de plantains indigènes dans le pays; 12 d’entre elles ont produit la meilleure fibre pour le tissage de tissus fins et les autres des fibres pour la confection de tissus grossiers ou de cordes ; les fibres étaient soyeuses et luisantes. La plupart des teintures indigènes teignent rapidement la fibre; le lavage avec de la soude et du savon, comme on le pratique souvent, donne une plus grande flexibilité au tissu et augmenterait même sa force. Cette fibre possède, d’après les auteurs de ces essais, de grands avantages sur d’autres fibres textiles; elle ressemble beaucoup à la soie, grâce

au luisant du fil, qui se conserve même après teinture, cuisson ou lavage; en outre, elle ne doit pas être filée, car elle est prête à être employée dès son extraction.

La fibre, légèrement battue avant le tissage, avec un maillet de bois poli, acquiert encore plus de luisant et de flexibilité; elle s’aplatit au lieu de rester ronde et acquiert ainsi une plus grande valeur. Le tissu fait avec ce fil est plus fin et plus serré.

Les premiers essais de tissage furent faits en mélangeant le fil de trame de coton; le tissu obtenu était bon. Il avait conservé son éclat soyeux, sa finesse et sa solidité. Le prix de ce tissu n'excède pas celui des tissus de coton, car la moitié environ de la matière du tissu est représentée par de la fibre de plantain qui était perdue. Il y a bénéfice tangible pour les acheteurs comme pour les tisserands en introduisant cette fibre dans le tissage ; les premiers ont un plus beau tissu pour le même prix et les seconds obtiennent la fibre à meilleur compte que le coton. Cette fibre est environ trois fois plus légère que le coton et elle coûte trois fois moins.

Si l’on emploie la fibre comme trame et comme chaîne, le tissu a un tout autre aspect et les Hindous le considèrent suffisamment beau pour remplacer la soie.

La grosse fibre pourra être employée dans la manufacture de grosses étoffes, de rideaux, de tapis, etc. ; toutes les variétés de fibres de plantain pourront, paraitil, remplacer avantageusement le coton pour les dentelles et les broderies.

Il est à noter que des essais faits avec les fibres du Musa Ensete d'Abyssinie, qui se rapproche, comme

nous l'avons dit, des M, Arnoldiana et Gillelii, ont donné des résultats moins favorables au point de vue de la valeur et de la qualité des fibres, que ceux faits avec le M. sapientum et ses variétés; mais il faut ajouter que ces essais n’ont pas été faits en Afrique, mais à la Jamaïque, où la plante avait été importée et ne se trouvait peut-être pas dans des conditions normales (1). Ces expériences mériteraient d’être reprises au Congo. M. Morris a obtenu à la Jamaïque avec le M. ÆEnsete les résultats suivants : il renferme en fibres environ 1.16 p. c. du poids brut de la tige ; cette fibre, parfois faible et colorée, ne possède pas le lustre de la fibre du plantain ; aussi a-t-elle atteint à Londres une valeur de 12 à 14 livres la tonne seulement. Néanmoins, c’est là un revenu qui peut être parfois de certaine importance, surtout quand il est fourni par une plante indigène qui n’exige aucun soin de culture.

La culture de la banane, Musa sapientum ou pisang, et ses nombreuses variétés, doit fixer l'attention du colon. En effet, la banane, qu’elle soit banane de dessert ou banane à cuire, est un aliment de grande utilité tant pour le blanc que pour l’indigène.

La banane est, quand elle est arrivée à maturité, un excellent aliment pour l’homme, et elle constitue une des meilleures nourritures pour les animaux de la

(1) Pendant l'impression de ces notes, nous avons trouvé dans Bolletino agricola della Colonia Eritrea, un articulet sur la valeur de la fibre du M. Ensete. Un échantillon de cette fibre exposé à Florence présentait tous les caractères d’une bonne fibre d’abaca de Manille.

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ferme, surtout si elle est donnée en assez grande quantité. Les bœufs, les chevaux, la volaille la mangent très volontiers, mais pour le pore on fera bien d’y ajouter du mais.

La direction du laboratoire du Musée colonial de Haarlem à publié l'analyse d’un certain nombre de bananes d’origine indo-néerlandaise dans lesquelles les principaux principes se trouvent dans des proportions variant entre les chiffres ci-dessous :

Matières azotées. . . . 0.16-0.32 p.c.

Matières grasses. . . . 0.21-0.54 »

Hydrates de carbone . . 13.98-29.28 > Cellulose brute . . . . 0.19-0.49 »

RME ln 0 :: 0.48-1.36 »

ÉCr ". ., 66:11-83.37%1> CMIMMÉQUTEITIL . -. . 21-40 #

Ce fruit peut être la base de plusieurs industries pouvant devenir rémunératrices. Il peut servir à fabriquer une farine dont on a essayé l'exportation, mais qui jusqu'à ce jour n'a pas encore pu être préparée assez régulièrement pour être considérée comme produit d'exportation; elle parait surtout recommandable pour les enfants en bas âge et pourrait être employée en quantité notable dans la biscuiterie.

D’après les notes de M. Leuscher (1) la figue-banane ou banana des Anglais conviendrait particulièrement pour la préparation de la farine, le plantain ou banane

(1) Journal d'Agriculture tropicale, n. 28, p. 304.

à cuire fournit un rendement bien plus faible. On peut employer pour la préparation de la farine de banane, des fruits verts trop petits et brisés qui, par ces défauts, sont impropres à la consommation ordinaire et peuvent être obtenus à très bon compte. On estime que 13,800 grammes de bananes, non compris les pédoncules, peuvent fournir 4,968 grammes de farine, il faut donc en moyenne dix régimes de sept mains et de quatrevingt-douze bananes pour fournir 50 kilogs de farine; si on employait le plantain il faudrait vingt régimes. La constitution chimique de cette farine de bananes varie; la moyenne de certaines analyses a donné les chiffres suivants, mais on trouve fréquemment des échantillons plus riches en matières azotées :

LE ONDES COM 14.80 p. c.

Matières azotées . . . 2.90 »

Matières grasses eS 5.50 »

AIO rue 4 ES L'ARUES 11.90% Celhiose. Me SA 1.60 »

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