‹ Notices sur des plantes utiles ou intéressantes de la flore du CongoChapitre 5 sur 40 · OR · texte numérisé non relu

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cences terminales compactes. Les indigènes se bornemit souvent à récolter les graines des pieds qu'ils rencontrent spontanés. On a essayé dans les colonies françaises de l'Afrique occidentale la culture de cette plante; à Detin, d'après les renseignements fournis par M. Teissonnicr, on à obtenu un rendement de 145 kilogs à l'hectare et au Jardin d'essai 125 kilogs seulement. Les plantes que l’on rencontre dans les environs des habitations des indigènes sont peu ramifiées, de telles plantes fournissent un rendement plus considérable. La culture de cette plante pourrait ètre de quelque intérêt; aussi, faut-il corseiller de faire un semis en ligne ou à la volée, comme le préconise M. Dybowski. D’après tous les renseignements obtenus, les plantes croitront plus serréces après semis direct qu'après repiquage. Les soins à donner sont des soins de propreté. Le semis fait en juin, en terrain léger, argileux-siliceux, non raviné à la saison des pluies, pourra être récolté en novembreoctobre. Cette récolte devra être faite avec soin, car les grain®s tombent facilement, il faudra couper à la faucille et étendre les plantes sur des toiles afin de ne pas trop perdre de graines. Comme les premières inflorescences sont les plus belles, il faudra faire la récolte avant maturité complète.

Les graines de cet Hyptis, épuisées par le sulfure de carbone, ont fourni 37.32 p. c. d'huile.

Cette huile était d’un jaune ambré, de fluidité moyenne, complètement soluble dans l’éther, la benzine, le chloroforme, le sulfure de carbone; son odeur rappelle beaucoup celle de l'huile de lin.

EC nee

M. Milliau a déterminé comme suit les constantes

chimiques de l'huile de Téné-Fi :

Indice d’iode des acides gras insolubles (nombre de grammes d’iode absorbés par 100 grammes d'acides gras). .

Saturation des acides gras insolubles (nombre de centimètres cubes de liqueur normale de soude absorbés par 50 grammes Hctesoras) ns 0.

Indice de Kættsitorfer (nombre de millimètres de KOH absorbés par 1 gramme d'acide gras insoluble en présence d’un excès de KOH et après ébullition de cinq LU OO RE UP

Chiffre d'acide des acides gras insolubles (nombre de millimètres de KOH nécessaires pour saturer 1 gramme d'acides ES neolibles) Toni se VUE Lo re

L'huile de Téné-Fi a une densité considérable, 943.6:

elle suit immédiatement l'huile de ricin dont le poids spécifique est de 965. L'huile de bois (æcood oil) a une densité de 9419, celle de lhuile de bancoulier est

de 939.7.

Si l’on met en regard les constantes physiques et chimiques de l'huile de Téné-Fi et celles de lhuile de

lin, on trouve entre les deux de grandes analogies.

Il ne sera peut-être pas sans intérêt de reproduire ici

le tableau de ces constantes, donné par Milliau :

2 op =

Huile de Téné-Fi, Huile de lin.

Densité 070. 2 CORRE 982.5 SALUTATIONT 20.0 AE 11e 17.9 Indice d'iode - . 2 A 153 à 162

» de Kœættstorfer . . 203 188 à 195 Poids moléculaire des acides

GTAS CET NN Ne Se NC 280.5 Chiffre d'acide des acides

PAS APS De TA ER 200 BSICCALIVILÉS KES PR RROMIEee 15

L'indice d’iode de l'huile de Téné-Fi est le plus élevé que l’on connaisse; cet indice permettait de prévoir pour l'huile une très forte siccativité, ce que l’expérience a prouvé.

Il résulte des expériences faites par M. Milliau que cette huile ne peut pas être utilisée avec avantage dans la stéarinerie, par suite de la trop forte proportion d'acides gras liquides qu’elle contient et de sa grande siccativité. Elle ne pourrait guère être employée en savonnerie, Car ses propriétés siccatives lui font donner un savon se gardant mal et qui après huit jours d'exposition à l'air et à la lumière se décompose, devient jaune et répand une odeur forte rappelant celle de l'huile de lin. Mais il est probable que l'industrie des vernis gras pour la peinture pourrait tirer parti de la forte siccativité de cette huile, si elle peut être fournie à bon compte et amenée en quantités suflisantes sur lé marché.

D'autres espèces du même genre existent également

PE er

au Congo ; on y rencontre par exemple l'Ayplis capilala Jacq., une espèce également répandue dans les autres régions tropicales et qui était employée à la Martinique comme tonique et excitant; l'Hyplis brevipes, qui se rencontre aussi au Congo, jouirait des mêmes propriétés et serait employé pour les mêmes usages à la Martinique et à la Réunion.

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