‹ Notices sur Hyères et CannesChapitre 2 sur 4 · HYÈRES · texte numérisé non relu

HYÈRES

mine sur la place de la Rade, carré spacieux ne contenant que deux ou trois bonnes maisons; la plus grande, ayant un beau jardin, apparlientà M. Denis, l’auteurdes Promenades Pittoresques à Hyères, autrefois maire de la ville. Le côté que longe la route est occupé par de ncesquines constructions en bois ; sur un plan un peu plus élevé est la place Royale , également entourée, de trois côtés, de maisons d’un genre inférieur; sur cette place se trouve l’église de Saint-Louis, qui porte l’empreinte d’une antiquité très reculée, et dont Tintérieur, bâti dans un style gothique avec des arches en pierre et des vitraux peints qui laissent à peine pénétrer la lumière du jour, présente un aspect intéressant. Dans ce quartier sont situes la poste aux lettres, un bel édifice nouvellement construit, — comprenant l’hôtel Laure et une maison garnie , — une librairie avec cabinet de lecture pour les journaux, et un petit établissement hydrothérapique (supplémentaire à rétablissement de Mornex près Genève). Une villa appartenant également h M. Denis , plane sur la colline avoisinante, au-dehors de la ville.

La vieille ville ne contient aucun édifice remarquable, ou qui ait quelque mérite architectural ; les rues sont étroites et mal pavées; la rue principale ainsi que la place du MarchéportentlenomdeMassillon,quinaquità Hyères,

HTEBES.

L’église de Saint-Paul , située dans une partie élevée , n’offre aucun intérêt pour les étrangers (1). Hyères compte une population de 10,000 âmes, mais saufles promenades dans les environs, elle ne possède que peu de ressource pour les oisifs. Il y a un cercle à Thotel de l’Europe où l’on se réunit pour lire les journaux , pour jouer aux cartes, etc, ; tous les hôtels ont des tables d’hôte assez bien servies ; les hôtels des Iles-d’Or et Laure contiennent des salons de réunion, qui n’étant pas chauffés et éclairés le soir, sont peu occupés. Par conséquent, beaucoup d’individus isolés, ainsique des familles qui seraient tentés de séjourner à Hyères s’y ennuient et vont plus loin. II y a une bibliothèque pour l’abonnement des livres , vis-à-vis la place des Palmiers , contenant une assez bonne collection des ouvrages des écrivains français, ainsi que les productions de plusieurs auteurs anglais estimés.

Hyères ne possède pas de bibliothèque publique. Le défaut d’une promenade abritée d’une étendue suffisante pour permettre aux personnes faibles de prendre l’exercice, sans s’éloigner de la ville , se fait aussi sentir et

(1) De la terrasse, derrière l’église, on jouit d’une belle vue sur la plaine.

IIYÈRES.

fournit l’occasion un assez grand nombre de ceux qui arrivent de ne pas y prolonger leur séjour. D’autre part, les personnes qui ne peuvent se promener qu’en voiture, sont presque forcées de se tenir sur la grande route, qui ne leur offre pas do distractions; les routes conduisant dans la direction de la mer, étant pour la plupart mal entretenues h peu de distance de la ville , de sorte que les malades en s’y aventurant risquent d’éprouver un accroissement h l’épuisement de leurs forces produit par la maladie.

M. Denis, considérant le petit nombre de visiteurs anglais qui est venu à Hyères depuis quelques années , attribue la circonstance à ce qu’il n’y existait pas de temple pour le service protestant. Un temple a été récemment construit, mais il est trop petit pour pouvoir contenir plus d’une centaine d’individus; cependant, h l’exception de la saison actuelle, le nombre de mes compatriotes ne s’est pas notablement accru, tandis que tous les autres séjours d’hiver sur le continent ont été tellement fréquentés, qu’ils n’ont pu se caser que diflicilement. La vrai cause de ce que Hyères , nonobstant les avantages de son site et de son plus grand rapprochement des principaux centres dc|, la civilisation , ait été moins fréquentée par les classes aisées qui re-

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