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Ecoles supérieures populaires (folkhogskolor

Ce sont des établissements absolument libres et privés, qui, d'après le modèle Scandinave, commencèrent, il y a environ dix ans, à être organisés en Finlande, et furent accueillis avec beaucoup d'intérêt tant par les classes cultivées que par les

paysans. Elles s'adressent surtout aux jeunes gens des deux sexes appartenant à la population agricole et qui ont reçu une instruction primaire; leur but est de consolider et d'étendre cette instruction, d'éveiller en eux l'intérêt pour les idées, et par là d'élever et de fortifier la classe des paysans.

On a trouvé que l'âge le meilleur pour recevoir cette culture était de 18 à 20 ans. Cependant on n'a pas encore pu introduire une rigueur stricte dans les co7iditions tVenirée, soit au point de vue de l'âge, soit au point de vue des connaissances antérieures (avoir suivi le cours d'une école primaire). Les écoles supérieures populaires de Finlande, à l'inverse de celles du Danemark, reçoivent dans le même cours des élèves des deux sexes, et l'élément féminin semble à l'heure présente être un peu en majorité: on attribue cet état de choses au manque croissant de travailleurs agricoles masculins.

Le personnel enseignant se compose ordinairement d'un directeur, d'une institutrice ou directrice et d'un maître-adjoint; mais dans la plupart des écoles supérieures populaires, ces deux derniers emplois sont divisés entre plusieurs personnes, ou bien on engage pour certaines matières, surtout pour les travaux domestiques ou manuels, des maîtres et maîtresses supplémentaires, le tout selon les ressources de personnel dont on dispose sur place. Le directeur est généralement une personne ayant une instruction universitaire, un jeune pasteur etc.; les postes de maîtres adjoints sont remplis par des étudiants, des agronomes, des instituteurs, etc., et les maîtresses ont, elles aussi, souvent subi l'examen d'étudiant.

OU suivi les cours d'une école normale ou des classes pédagogiques.

V enseignement est donné sous forme de leçons pour l'histoire, la géographie, la religion — si on trouve un conférencier convenable — les sciences naturelles, l'hygiène, l'économie communale; on attache une importance particulière à la lecture des meilleurs travaux de la littérature nationale. En outre on fait des exercices pratiques de style dans la langue maternelle, de calcul, de tenue de livres, de géométrie, d'arpentage, de dessin, de chant et de gymnastique. — On consacre beaucoup de temps aux travaux manuels des hommes et des femmes, à la cuisine, aux occupations domestiques, surtout dans les écoles réunies à des écoles d'agriculteurs et de ménagères^ où la direction pratique des études l'emporte. Des conférences libres et accidentelles sur des sujets spéciaux, des soirées de discussion ou à programmes, des assemblées communales fictives etc. complètent l'enseignement.

Les cours dans les écoles supérieures populaires se font ordinairement dans le semestre d'hiver, de novembre à avril, avec 7 à 8 heures de classe par jour. Dans les écoles d'agriculteurs et de ménagères, la durée journalière et annuelle des cours est ordinairement un peu plus longue.

Les écoles primaires supérieures sont entretenues pour la plus grande partie par des subventions libres de personnes s'intéressant à l'instruction, et appartenant soit aux classes cultivées, soit à celle des paysans. Les États de la diète ont à maintes reprises désiré accorder à ces écoles des

subventions budgétaires, mais jusqu'ici on n'en a accordé qu'aux écoles d'agriculteurs et de ménagères. Les élèves paient une légère taxe annuelle, ordinairement de 15 à 20 mks. La plupart des écoles supérieures populaires ont déjà des maisons e7i projjre, et quelques unes sont même des internats.

Les écoles supérieures populaires remettent tous les ans au gouvernement un compte rendu sommaire de leurs travaux, mais il n'existe pas sur ces écoles de statistique au sens strict du mot. Il est par suite impossible de donner de chiffres exacts sur les 22 écoles supérieures actuellement existantes, dont 6 sont destinées aux paysans suédois, et les autres aux paysans finnois. Le nombre moyen des élèves est de 30 à 35, et les frais varient, semble-t-il, de 5,000 à 9,000 mks par an et par école.

G. LÔNNBECK.

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