‹ Notices sur la Finlande \Chapitre 25 sur 45 · Nors^ège 11,9 » » » Danemark · texte numérisé non relu

Nors^ège 11,9 » » » Danemark

3.3 » » » aux Pays Bas 4,8 » > > en Belgique 6,3 » Allemagne 6,5 » » > > France

4,1 » » > dans le Royaume Uni.

réaies nécessaire aux besoins personnels de chaque homme (4,50 hl. au minimum); si on considère en outre qu'une partie considérable de la production finlandaise est consommée comme fourrage ou absorbée par la fabrication de l'eau de vie et l'exportation, on voit que la production n'est nullement suffisante aux besoins du pays, et nécessite une importation assez considérable de céréales étrangères.

Ainsi qu'on vient de le voir, la Finlande est Prairies, assez pauvre en champs; en revanche elle a l'avantage de posséder une étendue considérable de prairies naturelles. Cette richesse en pâturages permit au pays dès l'époque la plus ancienne, et lui permet encore à l'heure actuelle, ainsi qu'on le verra plus loin, d'entretenir une quantité relativement considérable de bétail et de faire une grande exportation de beurre. La prairie étant de x)lus »la mère du cliamp^^, cette richesse renferme en elle une double promesse pour l'avenir. Les prairies produisent une quantité de fourrage qui permet l'entretien d'un nombreux bétail, et par conséquent une fumure très riche des champs, dont l'étendue est relativement très petite. Les prairies se composent en outre généralement de terrains productifs et riches, susceptibles d'être transformés en champs sans grandes difficultés. Ces circonstances, jointes à la richesse du pays en marais et en tourbières, font bien augurer de l'avenir, et

sont les garanties d'un développement futur plus considérable de l'agriculture finlandaise.

Autour de chacun des lacs du »pays des mille lacs», dans les vallées des innombrables fleuves et rivières qui sillonnent le pays, dans les vallons formés par le dessèchement des lacs et des ruisseaux, partout on voit verdoyer les prairies plus ou moins riches du pays. On se bornera ici à citer les vastes prairies de l'embouchure du Vuoksen dans le gouvernement de Viborg, les innombrables pâturages des bords des lacs du Saima dans le gouvernement de St. Michel, de Kôytiâinen et de Pielisjârvi dans celui de Kuopio, les riches prairies de Panelia dans le gouvernement d'Âbo et de Bjôrneborg, et enfin les immenses plaines herbeuses sillonnées par les fleuves de l'Ostrobothnie dans les gouvernements de Vasa et d'Uleâborg [p. ex. les prairies de Lappo, Ilmola (pi. I), Nivala, Limingo, Kemi, Tervola, Torneâ et Turtola (pi. II)]. Cette liste pourrait être continuée à l'infini, mais les noms cités suffisent déjà à montrer toute l'importance des prairies en Finlande. Les terres les plus riches du pays sont encore vierges de cultures.

On peut ranger les prairies de la Finlande en deux catégories distinctes: les prairies à sol ferme et les prairies à sol marécageux.

Prairies Les espèces végétales qui caractérisent les prai-

sèches. YÎes de la première catégorie sont: Anthoxanthiim odoratuni, Agrostis vulgaris, Nardus stricta, Deschampsia flexuosa et cœspitosa, Fesiuca ruhra et Poa pratensis. Dans le sud, nous rencontrons en outre les

espèces : Phleum pratense, Daetylis (jlomeraia, Avena 2JubescenSj Festuca elatior et Alopecurus pratensis. Les principales d'entre elles sont les Dactyles, les Festucae, les Poae et les Deschampsiae. Dans les endroits plus humides, la canche thuffue (Deschampsia coespitosa) est l'espèce la plus commune. Outre ces espèces, on rencontre dans les prairies de cette catégorie bon nombre de plantes florescentes qui leur donnent un aspect des plus bariolés. Citons en premier lieu parmi ces plantes les familles Rosaeeae, Conipositac, Unibelliferae, Ranuneulaceae, Pe?'S07iatae, Labiatae et Papilionaceae. Cette dernière famille surtout est très commune.

Les espèces végétales les plus caractéristiques Prairies hudes prairies à sol marécageux appartiennent à ""des. l'ordre des Cyperaceae. Les Carex, ainsi que les Eriaphoruni (linaigrettes) sont les plus communes. Dans les prairies très humides on trouve en outre Eqvisetum limosuni, Heleocharis palustris avec d'autres. Les espèces florescentes sont aussi très nombreuses, telles Fericularis palustris, Co77iarum palustre, Naumiburgia thyrsiflora, Lysimachia vulgaris, Cardamine prateusis, Cattha palustris, Galiuni palustre et uliginosuni, Epilobimn palustre, Calla, Pencedanuni etc. etc.

Le foin produit par les prairies à sol ferme est en général de bonne qualité et aromatique; celui des prairies humides est aussi assez bon, à condition que la coupe se fasse à temps. Certains agriculteurs, se basant sur une longue expérience, ont longtemps soutenu que le foin des Carex et des Eqvisetum, fauché au bon moment, vers la Saint-

Jean, est singulièrement favorable aux vaches laitières habituées à ce genre de fourrage. Cette théorie, basée sur des observations dues à l'expérience pratique, est du reste entièrement confirmée et expliquée par la science moderne.

Instruments Un des traits les plus caractéristiques de l'agri-

e machines ^^iture finlandaise est l'emploi s^énéral d'instruments

aratoires.

agricoles des plus primitifs, surtout dans les contrées de l'est, du centre et du nord; ce n'est guère que le long des côtes sud et ouest du pays qu'on emploie communément des instruments perfectionnés et rationnels. Dans bon nombre de grandes propriétés, on emploie simultanément les instruments les plus modernes et ceux du bon vieux temps.

On rencontre encore communément l'antique charrue à fourchette; cependant la charrue à versoir, modèle suédois, a peu à peu pénétré partout, spécialement dans le sud et dans les contrées plus opulentes, et tend à se répandre de plus en plus. Comme herses, on emploie généralement la herse double ou triple, ainsi que plusieurs autres variétés de herses métalliques à socs droits ; sur les terrains plus fermes on rencontre fréquemment la herse à dents en losange. La herse à rouleau, de construction très primitive, est souvent employée même dans les grandes propriétés. Enfin durant ces dernières années les cultivateurs à disques et les herses à dents élastiques ont eu un grand succès. L'emploi de compresseurs est assez général au printemps; le modèle le plus fréquent est l'ancien com-

presseiir à rouleau en bois, toutefois le compresseur à cylindre métalli(iue tend à se répandre. L'emploi de machines agricoles est encore très restreint; on ne les rencontre que dans les grandes propriétés du sud-ouest et du centre, sauf toutefois les égreneurs et les hache-paille qui sont répandus partout, même dans les plus petites propriétés. Les batteuses sont aussi assez communes et leur emploi est général dans les grandes propriétés; dans celles du sud du pays la batteuse à vapeur n'est nullement rare; on a même introduit ces dernières années la batteuse électrique dans une propriété du gouvernement de Nyland. L'emploi des semoirs est aussi très répandu, de même celui des faucheuses; ces dernières ne sont généralement employées que sur les prairies naturelles; sur les champs leur emploi est moins fréquent. Enfin il n'existe, à notre connaissance, que deux propriétés où la charrue à vapeur soit employée.

La fabrication des anciens instruments agricoles primitifs a de tout temps constitué en Finlande une des branches principales de l'industrie domestique. Quant à celle des instruments perfectionnés, modernes elle fut longtemps très peu réj^andue, et ce n'est que vers la fin du XIX® siècle qu'un grand nombre de fabriques se mirent peu à peu à produire des machines agricoles modernes. Les principales de ces fabriques sont: les chantiers et les forges de Fiskars (adresse: Fiskars), l'usine de Mathildedal (adresse: Salo), celle de Strômsdal (adresse: Nilsiâ), la manufacture de fer d'Âbo (adresse: Âbo), les usines de Billnâs (adresse : Karis) et de Var-

kaus (adresse: Varkaus), les forges de Karhula (adresse: Karhula) et d'autres encore.

>Le relevé des droits de douane perçus pour l'importation de machines et d'instruments agricoles est une des preuves les plus éclatantes des progrès réalisés par l'agriculture finlandaise», est-il dit dans r» Exposé de la situation économique de la Finlande pendant les années 1891 — 1995». En voici un extrait :

Périodes quin-

Droits perçus sur les machines agri-

Moyenne an-

quennales.

coles pendant toute la période.

nuelle en Marks.

La diminution importante que constate cette statistique pour les périodes 1886 — 1890 et 1891 — 1895 tient au développement considérable de la fabrication des machines et instruments agricoles dans le pays même.

Une preuve non moins concluante du développement de l'agriculture finlandaise nous est fournie par la statistique des quantités d'engrais artificiels employés dans le pays, statistique qui démontre, surtout pour les toutes dernières années, une augmentation vraiment remarquable. Parmi les

engrais artificiels, la poudre d'os a déjà longtemps joui d'une réputation méritée, et sa production a été à certaines époques très considérable dans le pays. La première fabrique de poudre d'os fut fondée en 1826 (à Hallis près d'Âbo); en 1895 il existait 12 grandes fabriques de ce genre, et une quantité considérable de poudre d'os était en outre annuellement importée de Russie. Durant ces dernières années, l'usage des déchets industriels et du superphosphate a augmenté considérablement, de même que celui des kainits et du salpêtre du Chili. L'importation des déchets et des kainits ne date au fond que de 1889, mais les quantités importées augmentent d'année en année, comme le montre le tableau suivant.

Importation de

Importation de

Années.

déchets.

kainit.

kilogrammes.

kilogrammes.

*) La diminntion observée en 1892 tient à ce que la maison H. & E. Albert, à Londres, ne fut pas en mesure d'exécuter toutes les commandes.

Elevage du II est fort peu probable que les animaux do-

bétail. mestiques actuels de la Finlande appartiennent à la faune originaire du pays; le renne seul fait exception, et encore n'en est-on pas bien certain. Quant aux autres, ils ont tous été importés, soit par les premiers colons, soit plus tard, et tous ont besoin de soins assidus pour pouvoir vivre dans le pays. Pendant le cours des siècles, ces animaux se sont peu à peu habituas aux conditions climatologiques relativement dures de la Finlande; aussi peut on les considérer comme acclimatés et comme formant des races spéciales adaptées aux besoins du pays.

Les animaux les plus importants au point de vue de l'économie domestique en Finlande sont sans contredit le cheval et les bêtes à cornes ; l'importance des autres animaux domestiques n'est que secondaire en comparaison de la leur. Au dire d'Ahlqvist, il n'en a pas toujours été ainsi: le Finnois primitif connaissait, il est vrai, le cheval et la vache, mais le principal de ses animaux domestiques était le chien. Plus tard le cheval supplanta le chien, et ce n'est que tout récemment qu'il a cédé à son tour le premier rang à la race bovine. Race bovine. Les bêtes à cornes (Bos taurus) ont existé en

Finlande dès les époques les plus reculées et se rencontrent partout, même dans les régions les plus septentrionales du pays. Des nombreuses races représentées dans le pays, la race indigène ainsi que la race Ayreshire, importée durant le cours du XIX® siècle, sont les plus importantes.

La vache indigène est généralement petite, elle Race ind a les jambes grêles et présente, spécialement dans ^ certaines contrées, de remarquables qualités laitières; elle n'a jamais été élevée en vue de la boucherie; en revanche on travaille avec grand intérêt à en faire une bonne vache laitière. Son poids moyen est d'environ 800 kg.; on arrive toutefois, en la nourrissant avec soin durant son jeune âge, à lui faire atteindre un poids de près de 400 kg. Les taureaux pèsent généralement environ 100 kg. de plus que les vaches; le poids des A^eaux nouveau-nés est remarquablement faible, et leur développement très lent.

Des observations faites à ce sujet ont donné les résultats suivants: 40 veaux mâles, pesés à leur naissance, donnèrent une moyenne de 26 kg.; 71 veaux femelles donnèrent une moyenne de 24 kg.; parmi ces derniers le maximum fut de 31 kg. et le minimum de 16 kg. Pour donner une idée du développement particuhèrement lent des veaux mâles, citons les chiffres suivants, résultats d'observations faites dans un grand domaime oii les veaux étaient spécialement bien nourris, et oti leur poids était au dessus de la moyenne générale du pays. Taureau N:o 1,155. Poids à sa naissance, le 11 févr .1881 — 25 kg., le 3 mai 1881 — 100 kg., le 6 déc. 1881 — 265 kg., le 29 mai 1882 — 310 kg., le 6 juillet 1883 — 440 kg., et le 29 mai 1884 — 510 kg.

Les petits cultivateurs sont enclins à utiliser des taureaux trop jeunes. Les vaches laitières parviennent généralement à un âge élevé.

La vache indigène est en général rouge-pâle, ou bien aussi rouge avec des taches blanches, ou enfin blanche avec des taches rouges de grandeur différente. Dans le nord on rencontre parfois des vaches blanches presque sans taches, en revanche les vaches noires ou rouge-foncé de race indigène sont rares. Les cornes de la vache indigène sont en général menues et de direction variable; dans certaines contrées les cornes font souvent défaut. Les vaches ont en général la tête longue, les taureaux l'ont large et sur le front couverte de poils très fournis. Les jambes sont grêles et les omoplates lâches; quant au tronc, il est en général large et profond dans les contrées riches, et grêle et maigre dans les contrées plus pauvres. Le vêlage entraîne généralement un dépérissement très accentué du corps. Les reins, relativement larges chez les bêtes bien soignées, sont cependant toujours assez tombants; les taureaux ont les parties postérieures peu développées, les reins abrupts et les cuisses très faibles. La peau est assez lâche, quoique souvent très épaisse. Les pis, chez les bêtes de bonne qualité, sont bien développés et en général couverts de poils. Les trayons sont presque toujours très petits.

Le rendement en lait des vaches de race indigène est très variable et dépend des soins donnés aux bêtes, de leur nourriture, des circonstances locales etc.; il varie de 1,300 à 2,300 kilogrammes par an. Toutefois le rendement individuel de certaines bêtes dépasse souvent de beaucoup cette moyenne. La qualité du lait est en général satis-

faisante, en automne souvent môme excellente; si bien que la quantité de lait nécessaire à la production d'un kg. de beurre s'abaisse vers cette époque à 20, et même à 17 kg.

Enfin la race indigène est fort peu exigeante; elle se contente des pâturages les plus maigres; c'est une race forte et saine, qui n'offre que fort peu de prise aux maladies tuberculeuses.

On distingue trois types différents dans la race indigène. Dans bien des endroits ils sont mélangés et difficiles à distinguer; mais là où ils se sont maintenus purs, les différences caractéristiques de chaque type sont assez notables. On a même voulu les considérer comme trois races distinctes, et il n'y aurait rien d'étonnant à ce que des recherches ultérieures conduisissent en effet à regarder le premier de ces types comme une race à part.

I. Type montagnard (PL III). Ce tj^pe est com- Type monmun dans les parties septentrionales du pays entre tagnard. 64*' et 66*^ de latitude; il s'est conservé à l'état le plus pur dans les bassins des rivières de Torneâ et de Kemi. Il constitue la variété la plus septentrionale de l'espèce bovine en Europe, ainsi que l'indique déjà la couleur des individus: toute blanche ou blanche et parsemée de taches rousses vers les oreilles, le mufle et quelquefois aussi sur le corps. Les vaches appartenant à ce type sont encore plus petites que celles du sud de la Finlande, et n'atteignent que rarement un poids de 300 kg. Elles ont le corps souvent très mince et les reins saillants et étroits. Ce qui toutefois constitue le trait le plus caractéristique de l'espèce, c'est la

forme du crâne; c'est justement cette forme qui fait considérer par certains savants la vache montagnarde comme une race à part. La photographie ci-jointe (PI. IV) montre nettement la différence entre un crâne de vache montagnarde et un crâne de vache du sud; le second est long et mince, et l'arête du front est très saillante, tandis que le type montagnard a un crâne large et normal, même en l'absence de cornes, ce qui du reste est la règle, tandis que, dans les deux autres types de la race indigène, ce n'est qu'exceptionnellement qu'on rencontre un individu sans cornes. Les pis sont généralement peu développés et le rendement en lait faible, quoique de bonne qualité. Les taureaux sont en général moins bien formés que les vaches.

Ce type est selon toute probabilité identique au type suédois du Jâmtland si commun dans le nord de la Suède; il paraît aussi être répandu dans la Carélie russe.

Dans le sud-est et le centre du gouvernement d'Uleâborg, on trouve des espèces bovines qui ne sont évidemment que des variétés intermédiaires entre la vache montagnarde et la vache du sud. Ces variétés sont de couleur rousse, avec ou sans taches, et présentent des formes plus larges, plus profondes que la vache montagnarde.

IL Type de la Finlande du nord ou du nordest (PI. V), appelé aussi type de Kiuruvesi d'après la contrée d'où il s'est répandu. On le rencontre à l'état le plus pur dans la partie septentrionale du gouvernement de Kuopio (63** — 63** 30')- La va-

che de Kiuruvesi a toutes les marques distinctives d'une bonne vache laitière; sa couleur varie; en général elle est rousse avec ou sans taches blancheâtres; on trouve souvent des spécimens roux ayant la tête, les côtes ou les jambes blanches. Le système osseux est généralement grêle et les muscles secs; les cornes sont minces et de direction variable, elles sont souvent dirigées vers l'avant et les pointes recourbées en dedans. Les individus sans cornes ne sont pas rares, et le nombre en augmente à mesure qu'on avance vers le nord. Le cou est court et fin, le fanon haut et mince, les hanches musculeuses, la poitrine forte et large, le dos peu développé et pointu et les reins courts, étroits, tombants vers les côtés et pointus vers l'arrière. Les jambes sont fines, le pis moyen, souvent revêtu de poil et les trayons petits. Le rendement en lait est bon, souvent même très riche.

Un pesage, effectué à Kuopio lors de l'exposition agricole de 1898 sur 53 taureaux et 161 vaches, donna les moyennes suivantes.

Taureaux. Vaches.

Poids (moyenne sur 27 taureaux et lOG vaches) 387,7 kg. 288,4 kg.

Longueur de la tête 47,7 cm. 44,78 cm

Largeur » » » 2(),g > 25,7 »

» des reins vers les hanches 43,25 » 42,85 »

» » » » l'ischion 10,3 12,92 »

Longueur» » 45,o » 41,65 »

> du corps 186,8 » 177,3 »

Hauteur du corps vers le fanon 118,7 110,3 >■-

Profondeur du poitrail 04,5 > 59,5 »

Largeur >> » 35,4 » 29,3

Tour du poitrail 172,9 > 15(),a »

sud.

Dans les parties du gouvernement de Kuopio où ce type est le plus pur, les bêtes ne reçoivent, vu la pénurie de céréales, pendant les 8 mois que dure l'hiver, d'autre nourriture que du foin. L'élevage rationnel de ce type est, à l'heure présente, l'objet de soins tout particuliers dans beaucoup de grandes propriétés de la contrée. Type de la III. Type de la Finlande du sud, ou type ta-

Finlande du ^.^g^ien (PI. VI). Ce type est prédominant dans le gouvernement de Tavastehus, mais il est aussi très répandu dans les gouvernements voisins. Il a le corps plus fort que le type i3récédent, en revanche le pis paraît être moins développé. La couleur des individus varie, mais en général les spécimens tachetés sont peu fréquents. Voici la description, donnée par un spécialiste, d'une variété très répandue dans tout le Tavastland: » Couleur uniformément rousse, plus ou moins foncée. Peau lâche et molle, finement ridée au cou. Cornes moyennes, longues et recourbées légèrement en dehors, en avant et vers le haut. Tête bien développée et proportionnée. Cou de longueur moyenne et mince; fanon saillant. Hanches musculeuses et courtes. Dos droit, mais saillant; cuisses moyennes. Reins courts, tombants et un peu étroits. Extrémités régulières, mais un peu trop minces vues de côté. Pis très bien développé et muni de trayons de grandeur moyenne et bien disposés. Caractères laitiers prononcés, souvent très bons. Un pesage effectué sur des animaux appartenant principalement à ce type (11 taureaux et 41 vaches) donna les résultats suivants:

Taureaux. Vaches.

Poids 465,9 kg. 319,g kg.

Longueur de la tète 49,5 cm. 45,3 cm.

Largeur » » ->.... 28,2 » 23,8 »

T./ongneur des reins 50,1 > 45,7 »

Largeur » » aux hanches .... 44,9 > 44,5 »

» » » vers l'ischion .... 11,1 » 13,4 >

Longueur du corps 188,0 » 180,0 »

Hauteur > > 121,4 > 112,2 >

Profondeur du poitrail (36,4 » 60,2 »

Largeur > > 37,1 » 29,9 »

Tour » » 176,0 » 158,8 »

Le rendement annuel moyen (sur 13 vaches au sujet desquelles on possédait à cette même occasion des données absolument certaines), était de 2,349,85 kg. Le poids moyen de ces mêmes vaches était de 348,79 kg.

Dans plusieurs des grandes propriétés de la Finlande du sud, ce type est aussi l'objet d'un élevage rationnel.

En vue d'une amélioration de la race indigène on a, depuis longtemps déjà, introduit en Finlande diverses races étrangères. Malheureusement les données statistiques concernant cette importation sont fort incomplètes. On sait que, depuis déjà plusieurs siècles, la Finlande a exporté en Suède des bestiaux et importé de ce dernier pays des bêtes de race destinées à l'élevage. L'importation de bétail russe est aussi très ancienne. Mais ce n'est que vers la fin du XVIIP siècle qu'on se donna la peine de rassembler des données au sujet de ce genre d'importation. L'influence de l'importation, vers la fin du XVIIF siècle, d'un certain nombre

de jeunes taureaux de races étrangères par un propriétaire du gouvernement de Vasa, a laissé des traces encore visibles à l'heure présente: en effet le bétail de la contrée où furent introduits ces taureaux diffère sensiblement, par la couleur, les formes et la taille, de la race locale indigène. Les résultats obtenus par l'importation rationnelle de taureaux de race, dès le milieu du XIX^ siècle, sont encore bien plus remarquables. Le premier envoi eut lieu en 1847, et depuis lors on a introduit des animaux appartenant aux races suivantes: Ayreshire, Pembrokshire, Voigtland, Stromsholm (race suédoise), Allgauer, Hollandaise, Anglaise, Korthorn, Jersey et Danoise. Les races dont l'influence sur l'élevage finlandais a été le plus grande sont les races anglaise, hollandaise et d' Ayreshire. Cette dernière surtout a exercé une influence tout à fait primordiale.

Raced'Ayre- Les Ayreshire sont très répandus dans toute la

shire. Finlande, et spécialement dans le sud du pays; dans certaines propriétés on en possède des troupeaux de très grande valeur et d'un excellent rendement. Citons p. ex. dans le gouvernement de Viborg les propriétés de Sippola dans la paroisse du même nom, de Liimata dans celle de Viborg, les écoles d'agriculture de Harjus dans la paroisse de Vederlaks et l'institut de Kronoborg; dans le gouvernement de Saint-Michel, le domaine de Hovila dans la paroisse de Sysmâ, ceux de Pelkola paroisse de Hattula, Hatanpââ paroisse de Messuby, Sautamaki paroisse de Loppis, Notsjô paroisse d'Urdiala, Forssa et l'Institut agronomique de Mustiala, paroisse

de Tammela. Citons encore les domaines de Jokkis chapelle du même nom, de Niemis paroisse de Kalvola, gouvernement de Tavastehus; ceux de Kjuloholm paroissse de Kjulo, de Meldola paroisse de Pemar, de Lemsjôholm paroisse de Lemo, de Qvidja paroisse de Pargas, de Tuorla paroisse de Piikkis, de Dahlsbruk paroisse de Kimito, et de Vuojoki paroisse d'Euraâminne, tous dans le gouvernement d'Âbo et Bjorneborg. Dans le Nj^land, citons: Svartâ paroisse de Karis, Billnâs, Brôdtorp et Fiskars paroisse de Pojo, Gerknâs dans celle de Lojo, Nââs dans celle de Nurmijârvi, Kônigstedt paroisse de Helsinge, Môrskom même paroisse, Moisio paroisse d'Elimâ, Nyby et Koiskala dans la paroisse de Nastola.

La planche ci-jointe (N:o VII) représente une vache Ayreshire appartenant à l'Institut agronomique et de laiterie de Mustiala; nous reproduisons de plus le tableau généalogique de cette même vache, remontant jusqu'aux parents importés d'Ayr

Dans presque toutes les étables du centre et Races mixdu sud de la Finlande, on rencontre des bêtes de races mélangées. La meilleure de ces races est sans contredit celle obtenue par le croisement des Ayreshire avec les races indigènes ; on rencontre des troupeaux de grande valeur provenant de ce métissage. On voit donc que les Ayreshire ont joué un rôle très important dans l'élevage finlandais. Le métissage appelé: »race des domaines de maître» (herrgârdsracen) a quelques analogies avec le croisement précédent, mais est d'origine indétermi-

nable, et l'ensemble des différents types que présente cette variété ne mérite pas au fond la qualification de race. Certains individus appartenant à ce groupe sont très bons au point de vue du rendement en lait.

Mesures en II existe dans le pays plusieurs sociétés pour

vue de l'a- l'élevage et l'amélioration de la race bovine; ces

mélioration .

de la race sociétés sont généralement subventionnées par les

bovine. sociétés d'agriculture. Parmi les sociétés d'élevage, on peut citer la société »Unitas» dans le sud du Tavastland et la société »Kyyttô» dans le Savolaks central. La première entretient un troupeau d'Ayreshire pur-sang, tandis que la seconde ne s'occupe que d'élevage indigène (Planche V). Toutes deux font l'élevage selon les principes rationnels modernes.

Dans chaque gouvernement, on a en outre organisé des distributions de »primes bovines» dans le dessin d'encourager l'élevage des races les plus conformes aux besoins du pays : en premier lieu la race indigène, puis celle d'Ayreshire. Les résultats obtenus par ces distributions ont été très satisfaisants.

Richesse en La richesse du pays en bétail a considérable-

bétail, ment augmenté, surtout durant les dernières années du XIX® siècle, ainsi que l'indique la statistique suivante.

Boeufs et taureaux.

Vaches.

Veaux et <ié nisses

En

i 18G5 le

pays

possédait

Le cheval (Eqiius caballus) fut introduit en Le cheval. Finlande par les premiers colons du pays; il a conservé comme un vestige du temps des nomades sa légèreté et son humeur vive, spécialement dans l'intérieur du pays. Il est évident que la majeure partie des qualités du cheval nomade ne se retrouvent cependant plus dans le cheval de labour de nos jours. Dans un pays aussi vaste que la Finlande, il est naturel que le cheval doit présenter certaines variétés différentes suivant les lieux. Nous nous bornerons ici à étudier les types principaux du pays.

Le cheval indigène est généralement petit de taille et de structure assez grêle. Il a la tête courte, les yeux et les oreilles vifs, le cou gros et généralement court. Le garrot est bas et le poitrail généralement bien développé en proportion de la hauteur. La croupe est anguleuse et tombante, et les jambes sèches et musculeuses. Le cheval indigène est tantôt roux, tantôt brun ou alezan. Les traits de la race indigène sont: un caractère très vif, une endurance remarquable soit à la course soit au travail, et surtout une sobriété tout à fait extraordi-

naire. La paysan finlandais, si calme et si lent dans ses propres monvements, exige que son cheval soit vif et rapide à la course, et c'est là la cause principale qui a maintenu à la race indigène ses qualités de vivacité et de raj)idité. Mais les lourds travaux de l'agriculture rationnelle exigent une bête grande et forte, et il est très probable que ces exigeances finiront par l'emporter sur celles de l'heure actuelle. Les planches ci-jointes montrent trois étalons et une jument de race indigène (PI. VIII, IX, X et XI).

Races étran- Outre le cheval indigène, on rencontre aussi

gères. clans le pays des chevaux étrangers; c'est ainsi que dans la Finlande orientale il y a beaucoup de chevaux russes de »race»; souvent même on y rencontre plusieurs races différentes dans une seule et même propriété. L'État a importé dans un de ses domaines (Mustiala) d'excellents chevaux norvégiens, et certains particuliers ont introduit dans les leurs des bêtes de races arabe, anglo-normande, norfolk, des anglais pur-sang et des chevaux des Ardennes. Les trois premières se sont montrées impropres aux besoins du pays; quant aux deux dernières, on en fait l'expérience à l'heure actuelle.

Mesures en En vue d'une amélioration de la race chevaline

vue de l'a- i^cligène, on a depuis déjà bien des années mis en mélioration . , . , ^ .

de la race station en plusieurs endroits du pays des étalons

chevaline, dits de l'État en vue de l'élevage. A l'heure actuelle

le pays est divisé à ce point de vue en 100 districts,

dont chacun possède son étalon confié au soin d'un

agriculteur choisi pour cela. Pour qu'un étalon soit

acheté par l'État en vue de l'élevage, il doit: être

de race indigène, avoir de 2 à 7 ans d"âge, être doué des formes, des mouvements et du caractère convenables aux besoins de l'élevage indigène, et avoir au moins 150 cm de hauteur au garrot. Dès que l'étalon de l'État a servi pendant 6 ans, ou bien dès qu'il est prouvé que 60 poulains sont issus de lui, il devient la propriété de l'agriculteur aux soins duquel il était confié.

Des sociétés d'élevage distribuent annuellement de nombreuses primes aux poulains d'un an, ainsi qu'aux juments accompagnées de poulains. Un des moyens les plus efficaces d'encouragement à l'élevage de la race chevaline sont les courses attelées que l'État organise annuellement dans différentes villes, en présence d'un commissaire du gouvernement. A l'heure présente, l'État alloue à cet effet annuellement une somme de 20,000 marks, qui permet d'organiser deux grandes courses avec primes s'élevant à un total de 2,800 marks (l:er prix 1,000 marks), et 8 petites courses avec primes s'élevant à un total de 1,800 marks. Les grandes courses ont lieu tour à tour dans chacun des chefs-lieu de gouvernement, les petites sont organisées à raison d'une par an dans chacun des chefs-lieu, excepté ceux oii a lieu la grande course, et de plus dans les deux villes de Joensuu et de Jyvâskylâ. La première course eut lieu à Viborg en 1862, et depuis lors il y en a eu chaque année. Pendant les trente ans qui se sont écoulés depuis, l'État a récompensé plus de 3,000 chevaux, soit par des prix en argent, soit par des diplômes.

Sont seuls admis aux concours les étalons et juments nés en Finlande, dont un examen a montré qu'ils étaint aptes à l'élevage et de constitution saine. Tous doivent en outre avoir au moins 5 ans, mesurer au moins 148 cm. au garrot, et avoir parcouru aux courses d'épreuves une distance de 1,069 mètres (1 verste) en moins de 2 minutes et 20 secondes. Les courses se font généralement en hiver sur la glace des lacs; ilexiste toutefois dans les environs de Helsingfors une piste d'été. Grâce à sa nature vive, à son endurance et à ces courses attelées, le petit cheval du pays s'est développé et fournit des trotteurs qui ne sont dépassés que par les trotteurs américains et russes. On ne pratique l'entraînement que d'une manière exceptionnelle; dans la règle le cheval est amené au champ de courses directement de son travail régulier; cependant les résultats obtenus sont très remarquables, et, depuis l'introduction des courses au trot, on a pu remarquer une augmentation constante de la vitesse. Vers 1870, les premiers prix étaient distribués pour des records de 6 min. 10 sec, même de 6 min. 19 sec. pour un parcours de 8,207 mètres; vers 1880, ces mêmes prix furent obtenus avec des records inférieurs à 6 min., et la diminution du temps moyen paraît continuer. La plus grande rapidité développée dans des courses de ce genre fut atteinte en 1894 par l'étalon Hurra, né dans la paroisse de Petâjâvesi du gouvernement de Vasa, haut de 145,5 cm. au garrot et de 148 cm. à la croupe et âgé de 10 ans. Il parcourut la piste (8,207 mètres) en 5 min. 26,8 secondes.

Un des plus remarquables trotteurs du pays est l'étalon Kirppu*), dont le record est de 5 min. 34 sec; il est sorti vainqueur d'un très grand nom.bre de courses au trot, et s'est en outre montré excellent au point de vue de l'élevage. Il mesure

*) Voici au sujet de Kirppu quelques renseignements fournis par son propriétaire, le vétérinaire provincial Fabritius: Kirppu étalon alezan-rougcâtre, crinière rousse, étoile et pieds de derrière blancs, est né en 1879 à Kovaniemi (66" 32' 20" Nj dans le gouvernement d'Uleâborg. Son père était un étalon de course, sa mère une simple jument de labour. Kirppu est assez bien proportionné et possède des jambes remarquablement fortes. Long, ramassé, musculeux et fort robuste, il ressemble plutôt à un cheval de labour qu'à un cheval de course. Cependant, grâce à * son humeur vive et énergique et à ses mouvements remarquablement bien calculés, il s'est acquis sur le turf une réputation unique. Voici l'énumération des récompenses qu'il a remportées l:o) 18S4 à Uleâborg, 2:me prix pour une rapidité de 6 min. 25 sec. sur un parcours de 3 verstes (3,207 mètres). 2:o) 1SS6 à Uleâborg, l:er prix, 6 m. 8V2 sec. même parcours. 3:o) 18S7 à Jyvâskylâ, l:er prix, 6 m. 0 s.; à Tavastehus 2:me prix; à Tammela course américaine (heat) l:er prix, 2 m. 49,5 sec. pour 1 mille anglais; à Viborg, l:er prix, 5 m. 59 sec. (piste d'été). 4:o) 188S à Abo, l:er prix, 5 m. 45 sec; à Tavastehus, l:er prix, 5 m. 34,4 s. ; à Tavastehus (heat), l:er prix, 2 m. 45 s. pour un mille anglais. 5:o) 1889 Tavastehus, l:er prix, 5 m. 44,5 s.; Tavastehus, l:er prix, 5 m. 38,5 s.; Viborg, l:er prix, 5 m. 36 s. (piste d'été). 6:o) 1890 Abo, l:er prix, 5 m. 40 s.; Tavastehus, 2:e prix,! 5 m. 45 s. 7:o) 1891 Abo, l:er prix, 5 m. 35 s. 8:0) 1892 Abo, lier prix, 5 m. 34,7 s.; Tavastehus, 2:me prix, 5 m. 34,4 s. 9:o) 1893 Abo (Temp. — 17*^ Celsius, bourrasque de neige), l:er prix, 5 m. 57,5 s. 10:o) 1894 Âbo, l:er prix, 5 m. 40,4 s.; Helsingfors, 2:me prix, 5 m. 46,0 s. ll:o) 1895 Âbo, 2:nie prix, 5 m. 50,4 s.; Tavastehus, l:er prix, 5 m. 46 s. Sauf indication contraire, ces vitesses ont été obtenues sur des distances de 3 verstes (3,207 m.). Remarquons la régularité des vitesses: 5: 34,4; 5: 34,4; 5: 34,7; 5: 35; 5 : 36 ; 5 : 37 ; 5 : 38,5 etc. etc. Le trot a toujouj's été pur et énergique, et Kirppu n'est presque jamais tombé au galop. En tout, il a remporté pour 11,439 marks de prix, plus une médaille d'argent au 10:me concours agricole finlandais en 1894, pour ses belles formes et l'excellence de sa progéniture. Kirppu fut acheté en 1887 par son propriétaire actuel pour la somme de 2,000 marks. La photographie est prise par Mr L. Fabritius.

152,0 cm de hauteur au garrot, 151,5 à la croupe (voir PL XII).

En dehors des courses organisées par l'État, il existe des courses au trot organisées soit sur piste d'hiver soit sur piste d'été par des sociétés et des particuliers. C'est ainsi qu'au champ de courses d'Aggelby près de Helsingfors on court annuellement plusieurs coupes données par des particuliers. La coupe pour courses d'étalons en automne a une valeur de 2,500 marks; elle est accompagnée d'un prix de 1,000 marks. Pour les juments, il existe une coupe de 1,000 marks. Les plus grandes vitesses obtenues ont été: 5 m. 25 s. (Eol, étalon, 1899), 5 m. 27 s. (Kajen, jument, 1899) et 5 m. 31 s. (Kaukka, jument, 1899).

Les trotteurs finlandais ont acquis une réputation croissante d'année en année; ils sont actuellement recherchés même à l'étranger. Leur prix actuel varie de 2 à 5 mille marks.

Enfin citons encore comme moyen d'encouragement de l'élevage indigène la création de registres généalogiques officiels et de sociétés d'encouragement, dont les plus importantes sont les sociétés »Hippos».

Nombre des Le nombre des chevaux du pays s^est consi-

dérablement accru pendant le dernier quart du XIX^ siècle. Les données statistiques ci-dessous ne témoignent pas d'une manière suffisante de cette augmentation, ce qui tient à une modification dans la manière de rassembler les données premières, introduite vers 1875 et qui, tout en augmentant l'exactitude des données, entraîna une dimi-

chevaux.

niition des chiffres indiciués. Depuis 1880, les données ont été rassemblées selon la nouvelle méthode, et l'on remarque depuis cette époque une augmentation continuelle. Pendant les années 1891—1893, cette augmentation a été relativement faible, ce qui tient au manque de fourrage pendant les années 1891 et 1892.

Chevaux.

Poulains.

En 18()5 il y

avait

dans le pays

Depuis longtemps déjà la Finlande fait l'exportation des chevaux, en quantités toutefois peu considérables. Déjà au XVr siècle on voit la Finlande fournir des chevaux à l'étranger, particulièrement à la Suède; à l'heure actuelle l'exportation est dirigée principalement vers la Russie; le nord de la Suède constitue toutefois encore un très bon débouché pour les chevaux finlandais. Il faut remarquer que les chevaux demandés par l'étranger sont ceux de la race indigène, non les pur sang des grands propriétaires. Cette circonstance a contribué beaucoup à entretenir chez le paysan l'intérêt pour l'élevage, intérêt qui est singulièrement développé dans tout le pays.

Le cheval, ce compagnon fidèle des peines du paysan, se rencontre au nord jusque dans les toundras désolées de la Laponie. Les conditions d'existence sont toutefois si dures sous ces lati-

tildes élevées, que, plus on avance vers le nord, plus le cheval est remplacé par un animal encore Le renne, plus rapide et plus endurant que lui : le renne (Rangifer taraudus), qu'on rencontre en Finlande soit à Tétat sauvage, soit à l'état domestique. Sans le renne, les vastes déserts glacés du nord seraient inaccessibles. Le Lapon ne pourrait pas exister sans cet animal si extraordinairement endurant, qui remplit dans ces régions à la fois le rôle du cheval comme bête de somme, et celui de la vache par son lait, son excellente chair et sa fourrure si chaude. Sans le renne, la Laponie serait inhabitable. On ne rencontre actuellement le renne que dans le gouvernement d'Uleâborg; depuis 1880, le nombre de ces animaux s'accroît régulièrement, ainsi que le montre le tableau ci-dessous.

En 1865 le nombre des rennes était de 40,274

Le mouton. Le rôle du mouton {Ovis aries) dans l'économie

domestique finlandaise est des plus modestes. On remarque toutefois une amélioration, et déjà maintenant il n'est pas de propriétaire qui ne possède au moins une tête de ce bétail utile. Le mouton se trouve aussi dans le nord du paj^s.

Le mouton indigène est petit et chétif ; sa laine Le mouton est grossière; il est caractérisé par une croissance >"">g6ne. très lente. Sa fécondité est souvent très faible. En vue d'améliorer la race indigène, l'État et plusieurs particuliers ont importé dans le pays des moutons étrangers, spécialement des moutons de Races étranrace Southdown. gères.

Le nombre des moutons ne s'accroît que lente- Nombre des ment, et les troupeaux de ces animaux entretenus moutons, par les grands propriétaires sont actuellement moindres en quantité qu'il y a 30 ou 40 ans. Le nombre total des moutons ne s'en est pas moins accru en Finlande; la raison en est que les petits propriétaires, dont le bien-être a généralement augmenté, ont commencé à entretenir un certain nombre de ces animaux, ce que leur pauvreté ne leur permettait pas autrefois.

En 1865 il y avait en Finlande 909,678 moutons.

La chèvre ( Gapra hireus) était autrefois plus répan- La chèvre, due en Finlande qu'elle ne l'est actuellement. On ne la rencontre plus maintenant que dans certaines propriétés, généralement très pauvres, des gouvernements d'Âbo et Bjôrneborg, de Tavastehus et de Vasa. Son importance pour l'économie agricole du pays est nulle.

Le tableau suivant montre la diminution du nombre des chèvres.

En 1865 le pays possédait 24,935 chèvres.

Le porc. Le porc {Sus sci^ofa) est généralement répandu

dans tout le pays jusqu'à l'Uleâ, au nord duquel il devient plus rare. Dans l'intérieur et dans le sud du pays, on le rencontre même chez les petits propriétaires, quoiqu'il ne soit cependant pas aussi répandu qu'il mériterait de l'être. Il convient toutefois de noter que sous ce rapport les progrès sont constants.

Le porc in- L'espèce la plus commune est le porc indigène,

digène. répandu surtout dans l'intérieur et dans l'est, oii il n'est soumis à aucune méthode d'élevage. La tête est très grande, le cou mince, le dos voûté et étroit, les jambes longues et assez épaisses, la peau garnie de soies très longues surtout sur le dos. Cette race indigène est endurante et souvent très féconde, mais elle ne croit que très lentement et ne produit que fort peu de lard.

Races étran- Parmi les nombreuses races étrangères intro-

gères. (iuites dans le pays, on peut citer celles de Yorkshire, d'Essex, de Berkshire, de Cumberland et de Tamworth. Celle dont l'utilité a été la plus grande pour le pays paraît être la première. On

rencontre le iiorc étranger dans plusieurs grandes propriétés et dans plusieurs laiteries, oii l'élevage s'en fait' d'une manière assez rationnelle et avec succès. Il n'en est pas moins avéré que l'élevage du porc en Finlande est encore loin d'avoir atteint le développement qu'on en peut attendre. Comme le montre le tableau ci-dessous, les progrès réalisés durant les 30 dernières années du siècle ne sont pas considérables.

En 1865 il y avait dans le pays 226,910 porcs.

En fait de volailles, on élève dans le pays la Volailles, poule {Gallus domesticus)^ le dindon (Meleagris gallopavo), l'oie {Anser) et le canard {Anas). En général l'élevage des volailles est très peu important; seule la poule est assez commune. On a introduit dans le pays plusieurs espèces étrangères, spécialement de Russie et de Suède. On s'est efforcé de répandre l'élevage des volailles, en particulier celui de la poule, et une société s'est même formée à cet effet dernièrement. Dans le nord du pays surtout, l'élevage des volailles est fort peu répandu.

Les progrès réalisés sous ce rapport sont toutefois assez considérables, comme on le voit par le tableau ci-dessous.

Années.

Nombre des poules et dindons.

Autres volailles.

Le chien. Le chien (Canis familiaris) est selon toute pro-

babilité l'animal domestique le plus ancien en Finlande; il est encore répandu dans tout le pays. Dans les contrées boisées il sert à la fois de chien de garde et de chien de chasse ; dans les grandes propriétés, on emploie pour ces deux buts des espèces différentes. Le chien de berger est très peu répandu.

Il existe à Helsingfors une société d'élevage de la race canine.

Importance Pour donner une idée plus exacte de la grande

de l'élevage importance qu'a pour la Finlande l'élevage des anidu bétail. , ,. ., , , i i -

maux domestiques, on citera, en dehors des données

qu'on trouvera au chapitre sur l'industrie laitière, quelques résumés des tableaux précédents, ainsi que quelques extraits de F » Étude générale de la situation économique de la Finlande» pour les années 1891 — 1895, concernant la totalité des animaux domestiques du pays.

Ainsi qu'on le voit d'après le tableau suivant, où la valeur représentée par chaque bête a été calculée à son minimum, la totalité des animaux dômes-

tiques de la Finlande en 1895, représentait une richesse nationale très grande.

Nombre d'animaux.

Valeur

par tête

en marks.

Valeur totale.

Chevaux

Poulains .

Bêtes à cornes Taureaux et boeufs

» » Vaches

» » Veaux et génisses .

Moutons

Chèvres

Porcs j 197,356

Kcnnes | 129,984

Poules et dindons

Oies et canards

Total

Une comparaison du nombre de têtes de chaque espèce en 1895 et en 1890 montre les augmentations suivantes: pour les chevaux 7,259; pour les bêtes à cornes 103,996; pour les moutons 13,357; et pour les porcs 3,164. Le nombre des chèvres a diminué de 725. L'augmentation des autres catégories représente au bas mot un capital de 8 millions de marks.

En 1895 l'exportation du bétail dépassait de beaucoup l'importation. Tandis que cette dernière ne s'élevait qu'à 57,000 marks, l'exportation représentait une valeur de 2,810,000 marks. En d'autres termes, la valeur de l'exportation représentait 1,97%

de la valeur totale des animaux domestiques du pays, tandis que l'importation ne s'élevait qu'à 0,04 % de cette même valeur.

Durant cette même année, l'exportation des produits animaux dépassa de beaucoup l'importation, comme cela a toujours été le cas auparavant. La valeur des produits exportés s'élevait à 26,388,000 marks c. à d. à 18,46 ^\\^ de la valeur totale de l'exportation de la Finlande, tandis que l'importation ne se monte qu'à 3,123,000 marks, ou 2,08 ^/^ de l'importation totale.

Le tableau suivant montre la proportion entre le nombre des animaux domestiques et celui de la population dans chaque gouvernement.

Goiiverneineiits

Nombre de têtes animales pour 1,000 habitants,

Chevaux.

Espèces bovines.

Moutons.

Chèvres

Porcs

Nyland

Abo et Bjôi'neborg .

Tavastehus . . ,

Wiborg

Saint Michel . . .

Kuopio

Vasa

Uleaborg . . . .

Pays entier *) Pavs entier en 1890

*) Comme terme de comparaison, on citera les données statistiques suivantes, rassemblées par Conrad, sur le nombre de têtes d'animaux pour 1,000 habitants dans différents pays de l'Europe poui- Tannée 1880.

Nous voyons donc que, proportionnellement à la population, le nombre des betes à cornes a augmenté durant cette période de cinq ans, tandis que celui des chevaux, des moutons et des porcs a diminué. Le nombre des chèvres n'a pas varié.

Le nombre d'animaux domestiques d'un pays n'est toutefois pas suffisant pour permettre de juger de l'importance de l'élevage dans le pays; il faudrait avoir pour cela des données sur la qualité des animaux, leur poids, leur taille etc., qui n'ont malheureusement pas été rassemblées en Finlande,

Il ne suffit pas de connaître la proportion entre le nombre de têtes de bétail et la population

Xombrc do têtes pour l,0()r) habitants

Chevaux. ' Moutons,

cornes.

Chèvres.

Porcs.

Allemagne . . . .

Angleterre, Ecosse

et Irlande France .

Russie .

Autriche H ongrie .

Italie Suède .

Norvège Suisse .

Belgique Pays-Bas Danemark (en 1886

d'après Bagge) .

d'une contrée; il est aussi très important d'étudier le nombre d'animaux en proportion de la superficie du pays, car ce chiffre est très important lorsqu'il s'agit de juger de la manière dont on pratique l'agriculture dans les différentes parties d'un pays. Le tableau suivant indique le nombre de chevaux, bêtes à cornes, moutons et porcs entretenus par millier d'hectares de la superficie totale de chaque gouvernement.

Goii verii emen t s .

Nombre de têtes par 1,000 ha. du territoire total.

Chevaux.

Bêtes à cornes.

Moutons.

Porcs

Nyland

Abo et Bjôrneborg . . .

Tavastehus

Viborg

Saint Michel

Kuopio

Vasa

Uleâborg

Pavs entier

Il ressort de ce tableau qu'une comparaison directe entre la richesse générale en animaux domestiques de chaque gouvernement est rendue singulièrement difficile par le fait de la très grande inégalité des nombres représentant la quantité des animaux des différentes espèces. Afin d'obvier à cet inconvénient, on peut adopter, ainsi qu'on le fait dans les statistiques étrangères, comme unité gêné-

raie une certaine espèce animale, et représenter toutes les autres par des multiples de cette unité. L'espèce généralement adoptée comme unité est le boeuf, ou toute autre bête adulte de l'espèce bovine. Partant de ce principe, et en admettant que la valeur moyenne d'un boeuf en Finlande correspond à la moitié de celle d'un cheval, à 2 fois celle d'un poulain, d'un veau ou d'une génisse, à 8 fois celle d'un mouton et à 3 fois celle d'un porc, on obtient le tableau suivant, représentant le nombre ainsi réduit d'animaux domestiques par mille hectares de la surface totale de chaque gouvernement.

Gouvernement de Nyland 161

» » Âbo et Bjôrneborg 143

» » Tavastehus 132

» » Saint Michel 111

» » Vasa 92

» » Viborg 89

» » Kuopio 68

» » Uleâborg 12

Pays entier 61

Ces chiffres, se rapportant à des étendues de pays aussi considérables que les gouvernements de la Finlande, ne peuvent évidemment représenter que des moyennes générales. Les chiffres correspondants pour chaque commune par exemple différeraient souvent considérablement de ceux qu'indique le tableau pour le gouvernement dont fait partie la commune.

Industrie L'industrie laitière en Finlande n'est pas d'ori-

gme étrangère; ce n'est pas une de ces industries importées et artificielles, qui ne se maintiennent qu'à l'aide de mesures protectrices et d'encouragements de la part des autorités et des particuliers; elle est au contraire d'origine nationale et résulte naturellement des conditions locales et de la nature du sol du pays. Depuis des temps immémoriaux, l'industrie laitière, spécialement la fabrication du beurre, a joué un rôle important dans l'économie de tous les cultivateurs du pays, même des plus petits, et de tout temps le beurre finlandais a joui d'une grande réputation pour ses qualités de finesse et de conservation.

La fabrication du beurre joue, dans l'industrie laitière finlandaise, un rôle sans contredit bien plus considérable que celle du fromage. Il est très difficile de se faire une idée exacte de l'importance dont est la laiterie pour la Finlande; car les données sur l'exportation des produits de la laiterie ne sont pas suffisantes; il faudrait aussi prendre en considération la consommation dans le pays même, les relations commerciales et autres circonstances qui toutes ont une importance très grande, mais qui malheureusement échappent aux investigations de la statistique. On se trouve par suite obligé de baser cette étude de l'industrie laitière Finlande sur les seules données accessibles, celles qui concernent l'exportation du beurre, du fromage et du lait. Ces données, par elles-mêmes déjà insuffisantes et même trompeuses, ne sont en outre complètes qu'à partir du milieu du XIX^ siècle.

Quant aux périodes précédentes, la statistique ne s'en est occupée que d'une manière très défectueuse et incomplète.

Le tableau graphique ci-joint (N:o 1) indique les quantités de beurre exportées annuellement de Finlande de 1850 à 1898. On voit qu'en 1850 l'exportation était relativement faible; on remarquera toutefois qu'elle n'en était pas moins 10 fois plus considérable que celle de la Suède à cette même époque. Pendant la guerre de Crimée toute exportation de beurre fut bien entendu impossible. A partir de 1860, l'exportation augmente, lentement au début, puis vers 1867 d'une manière plus rapide, à mesure que les procédés rationnels de fabrication se répandent. Remarquons de plus que la terrible disette de l'année 1867 eut pour conséquence, comme l'a déjà indiqué plus haut, de donner un essor remarquable au développement tant matériel qu'intellectuel du pays. L'industrie laitière elle aussi profita de ce réveil d'énergie.

Quant à la qualité des produits de laiterie exportés à cette époque, il est certain que la majeure partie dti beurre exporté n'était que du beurre de paysan. Les procédés rationnels de fabrication étaient à peine connus, et l'on s'en tenait encore, aussi bien dans les grandes propriétés que chez les paysans et les tenanciers, aux méthodes primitives transmises de génération en génération. On laissait le lait se cailler dans un récipient quelconque en bois, dans lequel on versait préalablement, pour hâter l'opération, quelques gouttes de lait déjà aigre. Cela fait, on recueillait la crème au moyen

d'une cuiller en bois et on la battait dans une baratte à main des plus primitives, composée d'un cylindre vertical en bois dans lequel on agitait de haut en bas un bâton muni d'une planchette circulaire. On » battait» ainsi la crème jusqu'à que le beurre se rassemblât en une seule masse, après quoi on le retirait de la baratte et on le plaçait dans un baquet plein d'eau oii on le pétrissait au moyen d'une cuiller en bois. Pour l'exportation, on emballait le beurre dans des tonneaux en sapin à douves droites. L'exportation du beurre se faisait, de 1850 à 1860, principalement par les villes d'Âbo et de Torneâ; de 1860 à 1870 ce furent les villes de la Finlande orientale qui marchèrent en tête de l'exportation. Ainsi en 1865 l'exportation de Viborg montait à 340,790 kg, tandis qu'Abo n'exportait que 338,094 kg. La raison de ce déplacement du centre d'exportation fut l'ouverture en 1859 du canal de S aima, qui fit de Viborg le débouché naturel des produits de la Caréhe et du Savolaks.

A partir de 1870 les conditions se modifièrent beaucoup. La fabrication rationnelle du beurre selon la méthode Swartz avait déjà auparavant fait son entrée dans le pays, et de 1870 à 1880 ses progrès furent considérables. La qualité du beurre d'exportation s'améliora, et par suite l'exportation elle-même augmenta. Il est curieux de constater (voir le tableau graphique) que durant ces 10 années la statistique ne montre qu'une très faible modification de la quantité de beurre exportée du pays, malgré l'activité remarquable déployée par

les agriculteurs, malgré la création d'un grand nombre de nouvelles laiteries. La raison de cette anomalie est que l'énorme quantité de beurre de paysan exportée par la Finlande diminuait à mesure qu'augmentait l'exportation du beurre de laiterie. Le total restait ainsi sensiblement constant, et ce ne fut qu'au bout de plus de 10 ans que les effets de la modification profonde apportée dans l'industrie laitière par l'augmentation du nombre des laiteries modernes se firent sentir dans les chiffres bruts de la statistique d'exportation. Cette victoire du beurre de laiterie sur celui des paysans ne tient pourtant pas à ce que ceux-ci adoptèrent les méthodes rationnelles de fabrication, mais bien au fait que les grands propriétaires appartenant aux classes cultivées, et qui jusqu'alors n'avaient jamais exporté un seul kilogramme de beurre, entrèrent de plus en plus dans cette voie. Ce sont eux, et eux seuls, qui produisaient le beurre d'exportation. Quant au beurre de paysan, il disparut peu à peu de l'exportation. Cette disparition vient surtout de ce que, grâce aux bonnes récoltes de cette époque, le paysan renonça peu à peu à sa vie frugale et simple, et se mit à consommer luimême son beurre. C'était le moment où la > fièvre du bois» régnait en Finlande; les paysans vendaient leurs forêts et se trouvaient ainsi en possession de fortes sommes d'argent; les bonnes récoltes et les prix relativement élevés des produits agricoles contribuaient aussi au bien-être. La diminution de l'exportation du beurre de paysan de 1870 à 1890 doit donc être considérée comme une preuve

de bien-être. Ce n'est que vers 1890 que l'exportation de ce beurre augmenta de nouveau, sous l'action de causes tout autres, dont on parlera plus loin.

Durant toute cette période de 1870 à 1880, Viborg conserva la première place parmi les villes de Finlande au point de vue de l'exportation du beurre; Àbo dut céder la seconde place à Kuopio.

Après 1880 la fabrication du beurre de laiterie resta encore pendant quelques années presque exclusivement entre les mains des propriétaires des classes cultivées. L'industrie laitière de cette époque présente toutefois un symptôme nouveau: les grandes propriétés se mirent de plus en plus à acheter du lait des terres de paysan avoisinantes. Vers 1885 ce mouvement s'accentue et on voit se former les premières sociétés de petits propriétaires ayant pour but la création de laiteries coopératives et l'achat de lait. La plupart de ces laiteries furent toutefois dues à l'initiative privée de quelque capitaliste qui s'établissait dans les contrées les plus populeuses et achetait le lait des paysans voisins. Le tableau suivant donne une idée de l'intensité de ce mouvement dans le gouvernement de Vasa.

Annc'cs.

Nombre des laiteries possédant des séparateurs ù va])eur.

Nombre des stations d'écréma^i^e.

Nombre des laiteries n'ayant

que des séparateurs à main.

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