ID
^) Comp
rend ans
si les autr
es poisson?
5 salés ou
fumés.
^) Comprend ai ■
Tableau détaillé de l'exportation du k
Saumon.
Lavaret.
Hareng baltique.
Harenguet.
Poiss< cifié f 1
Quant, kgs.
Valeur mks.
Quant.
kgs.
Valeur mks.
Quant, kgs.
Valeur mks.
Valeur mks.
Quant, kgs.
Quai
kgs
^) Conserves et chair d'écrevisse.
isson en Finlande de 1889 à 1898.
Autres es-
}>èces
séchées.
Poisson marine dans l'huile
dans dos vases à fermeture Irerin.
conservé ou farci
dans d'autres vases.
Caviar et
dans dos vases à fermeture herin.
Poisson
dans d'autres vases.
Crusl
tacés.
Valeur mks.
Quant.
kgs.
Vil leur mks.
Quant, kgs.
Valeur mks.
Valeur mks.
en S
16,-iOQ
s autres poissons sèches. ^) Comprend aussi les poissons dans d'autres vases,
îson de Finlande entre 1889 et 1898.
on spe- 1 vivant.
Valeur raks.
Poisson, non spécifié séché salé ou fumé.
Quant. =,p^
kffS. en 5'
Oeufs de poisson.
Conserves.
rO
(iq p en 3
Valeur mks.
Chair d'écrevisses.
Écrevisses vivantes.
3,p^ I Quant. Valeur 5; o' ktrs. ' mks.
si 133,469
Propriété des pèches et législation en matière de pèche. P]ii Finlande, ce sont en règle générale les propriétaires du sol qui possèdent aussi bien les eaux ({ue les pêcheries. Selon le droit suédois et finlandais en effet, un cours d'eau appartient au ou aux villages dont le territoire borde cette rivière. Dans la plupart des cas les pêcheries du village sont utilisées en commun par tous les propriétaires fonciers du village, tout propriétaire ayant le droit de pêcher où il veut dans ce domaine commun. Mais ce régime pouvant conduire facilement à la destruction du poisson, la loi, depuis plus d'un siècle et demi, a cherché à provoquer un partage des pêcheries entre les propriétaires, sans que cependant ce partage ait été exécuté, sauf dans des cas exceptionnels. Dans certaines régions, les propriétaires des pêcheries ont conclu des accords sur l'exploitation de la pêche commune: tantôt chaque propriétaire utilise les différentes places suivant un ordre fixé, ou bien le produit total de la pêche est réparti entre les propriétaires au prorata des impôts payés pour leurs terres, ou de la part (pi'ils ont dans les engins.
En dehors de Tarchipel et sur les rivages de mer libre, le droit du propriétaire riverain ne s'étend pas plus loin que le »fond de terre», à moins que des titres juridiques spéciaux, antérieiu'ement acquis, ne confèrent le droit à un territoire de pêche plus étendu. En l'absence d'une détermination légale de l'étendue du >fond de terre;, on le considère, en vertu de l'ordonnance sur les pêcheries, comme s'étendant vers le large à 20(V
brasses de la ligne qui marque la profondeur d'une brasse.
Ce droit du propriétaire riverain est restreint par certaines exceptions:
1) là où les pêcheries maritimes, fluviales ou lacustres ont été de tout temps la propriété spéciale de la couronne: c'est ainsi que la plupart des pêcheries de saumon dans les grandes rivières appartiennent à la couronne;
2) là où une personne possède \u\ droit de pêche provenant de la fixation de l'impôt, d'un jugement, d'une stipulation spéciale ou de toute autre disposition légalement prise, ou basé sur une tradition immémoriale;
8) la pêche du hareng baltique au filet le long de rivages où le sol est sol forestier ou pierreux a été de tout temps laissée libre pour les habitants, le propriétaire ayant cependant certains avantages;
4) la pêche à l'hameçon ou à la ligne de fond dans l'archipel extérieur et à la lisière maritime est permise à tous les habitants du pays.
En mer libre au delà de la limite du »fond de terre» et dans les limites des eaux territoriales, le long des rivages maritimes appartenant à la couronne, et des îles et îlots maritimes ne relevant d'aucun domaine privé, ou dont la possession est liée à certaines conditions, la pêche est libre pour tout habitant du pays.
he propriétaire du droit de pêche ne possède ce droit d'une manière illimitée que dans les eaux fermées, c. à d. celles qui sont sans communication
avec d'antres étendues d'ean, on ne commnidiinent que par des affluents ou émissaires ne permettant pas au poisson d'y pénétrer. Dans les autres eaux, le droit des particuliers est soumis à des restictions, dont le but est à la fois de permettre aux autres ce propriétaires de ces eaux de jouir de leur droit de pêche, et d'empêcher la dévastation du poisson. La plus importante de ces dispositions, au premier point de vue, est celle qui prescrit qu'on doit pendant toute l'année laisser le thalweg, dans les eaux courantes et détroits, libre sur un tiers de sa largeur de tout barrage pouvant empêchei' la montée ou la descente du poisson.
Si pourtant on ne peut placer d'engins des deux côtés du thalwegs on a le droit de fermer la moitié du cours, à condition (pie le poisson puisse aussi bien passer par l'autre moitié. Le droit de placer des engins de pêche mobiles ou fixes devant le débouché d'un détroit ou d'une eau courante dans un lac est de même limité par fa réserve que la disposition de ces engins ne doit pas empêcher le poisson de remonter le courant. Exception est faite seulement pour les petits cours d'eau où l'on ne peut entretenir de chenal, de sorte (pie le barrage ne nuit pas aux droits des riverains d'amont: pourtant, même dans ces cours d'eau, la montée et la descente des poissons de printemps et d'automne doit être laissée libre. Cependant les personnes qui sont (mi possession d'un droit légitime, antérieurement acquis, de barrer les cours d'eau dans d'autres (conditions que celles ci-dessus conservent le bénéfice de ces
dispositions antérieures. D'autre part, quand le thalweg a été légalement barré en tout ou partie pai' la construction d'une digue, on doit maintenir ouverte à la base de la digue une ouverture suffisante pour permettre le passage du poisson; cependant on peut dans les petits cours d'eau, par les grandes sécheresses, barrer cette ouverture. — Enfin il est interdit de détourner le poisson des places où il fraie et se tient d'ordinaire en creusant des émissaires ou affluents nouveaux.
Pour parer à la dévastation des pêcheries, il est prescrit par le règlement sur la pèche que celle-ci doit se faire en respectant le frai et l'alevin. De plus certains engins et certaines méthodes sont interdites; de même il est interdit de jeter dans l'eau des matières qui peuvent produire un envasement ou tous autres dégâts dans les eaux de pêche.
^ Le soin de régler par le détail la protection des pêcheries dans les différents cours d'eau est abandonné aux » associations de pêche». Ce ne sont pas du reste des sociétés au sens ordinaire du mot, mais des ententes conclues entre les propriétaires des eaux de pèche dans une commune sur la protection des pêcheries, donc des règlements locaux de pêche, proposés par la commune sur la base des dispositions du règlement général sur la pêche, et approuvés par le gouverneur provincial ou le Sénat, après avis de l'inspecteur des pêcheries. Ni le gouverneur ni le Sénat n'ont le droit de faire de changements aux règlements proposés par la commune, qui doivent être sanctionnés ou rejetés en bloc.
Oes règlements indiquent l'écartement des maille^ toléré et l'épocjue du printemps où la pêche à la traîne est interdite. Ce n'est que pour le saumon, la truite saumonée, la truite et le lavaret que les règlements fixent une durée de fermeture de la pêche, qui, pour les salmonidés, s'étend du 1'' ou du 15 septembre au 1" janvier, ou dans certains cas jusqu'à la débâcle du printemps. L'expérience ayant montré que les règlements actuels sur le droit dépêche et la pratique de la pêche, malgré leurs avantages incontestables, n'empêchent pas ce- pendant une diminution générale du poisson, on a dressé de nouvelles dispositions de loi que seront soumises à la diète de cette année.
Administration des pêcheries et mesures prises pour développer les pêcheries. Les affaires administratives concernant les pêcheries sont traitées par les gouverneurs et en dernier ressort par la Section de l'Agriculture dans le Département administratif du Sénat de Finlande. Cependant les questions (jui se rapportent aux pêcheries de la couronne sont traitées, comme les autres affaires concernant les domaines, par la Section des affaires camérales. En 1860 on créa une autorité consultative, l'inspecteur des pêcheries, chargé de donner au Sénat et aux gouverneurs les avis qu'ils demandent et de remettre les rapports nécessaires dans les affaires de pêcheries: règlements locaux de pêche (-associations de pêcheries»), règlements sur l'organisation du flottage des bois, création de réservoirs, conditions d'affermage des pêcheries do la couronne etc. L'instruction de l'inspecteur des
pêcheries (du 16 janvier 1861) le charge en général de travailler à la conservation et au progrès des pêcheries du pays, d'introduire et de développer la Xnsciculture dans les pêcheries de la couronne et les pêcheries privées, de prêter son concours à la surveillance exercée sur l'observation des règlements de pêche et au cas où des abus seraient constatés, d'en avertir le gouverneur compétent ou le Département administratif du Sénat; de donner aux pêcheurs et propriétaires de pêcheries des conseils et des renseignements sur la pisciculture, les méthodes pratiques de pêche, celles pour saler, sécher et fumer le poisson etc. En 1892 on créa un poste d'inspecteur adjoint des pêcheries.
Surveillance des pêcheries. La surveillance immédiate de l'observation des règlements sur la pêche revient aux représentants de la police et aux gardes-pêche choisis par les associations de pêcherie. Mais les premiers étant surchargés d'autres occupations et les seconds ne recevant pas de traitement, il faut reconnaître que la surveillance des pêcheries est très relâchée. Dans les rivières où la couronne possède des pêcheries de saumon importantes, et devant l'embouchure de ces rivières, la couronne ou les sociétés fermières âe ces pêcheries ont institué des gardes-pêche rétribués; aussi la surveillance y est ehe un peu plus satisfaisante.
Pisciculture. Depuis les temps les plus reculés, les paysans de Finlande ont pratiqué avec succès la pisciculture suivant une méthode très simple. Le procédé le plus répandu consiste à transporter au moment du frai d'un lac dans un
autre des poissons complètement développés et prêts à frayer. Mais il est arrivé fréquemment aussi qu'on transportait de l'alevin ou des oeufs fécondés, et qu'on les transplantait dans d'autres lacs; il arrivait même que les œufs ainsi transportés étaient fécondés artificiellement. Cependant cette dernière méthode doit être regardée comme une suite des efforts accomplis par les fonctionnaires des pêcheries pour répandre la connaissance des méthodes modernes de pisciculture. C'est suivant ces procédés simples qu'on a transporté dans une foule de lacs des espèces de poissons qui autrefois ne s'y trouvaient pas, et souvent on a réussi à créer ainsi avec une rapidité surprenante une pêche avantageuse. C'est surtout la corégone blanchâtre, le lavaret, la brème, le goujon et la perche qui ont été choisis pour cette pisciculture. On peut spécialement mentionner ici que, tandis que les efforts faits pour introduire le lavaret dans beaucoup de lacs d'Allemagne en transplantant des masses d'alevin éclos dans les établissements de pisciculture sont restés infructueux, les pêcheurs finlandais ont souvent réussi, en transportant quelques lavarets arrivés à croissance complète, à créer en quelques années une pêche abondante dans des lacs où le lavaret était inconnu. Il semble qu'il y ait là une indication pour la pisci- (♦ulture moderne, et que celle-ci devra attacher plus d'importance au transport du poisson capturé â Vctat libre et en pleine croissance.
Tandis ({ue cette forme de pisciculture a pour })ut d'introduire dans un cours d'eau une espèce
de poisson jusque-là manquante, il existe d'autres méthodes employées généralement en Finlande, et dont on peut dire qu'elles visent en même temps à augmenter une partie des espèces auparavant répandues dans un lac. C'est parmi ces méthodes qu'on peut ranger la pêche au cassier ou à la »katsa». Pour pêcher au casier, on plante en effet dans l'eau des branches de genévrier, de sapin ou d'arbres à feuillage caduc, entre lesquelles on l)lace les casiers. Le poisson (surtout le goujon et la perche, mais aussi la brème) est invité par les branches à y déposer son frai, et entre dans les casiers, où il fraie, les œufs fécondés s' accrochant aux branches et s'y développant. Quant aux >katsor», elles ont un barrière de branchages perpendiculaire au rivage, (pie le poisson recherche pour y déposer ses œufs, et un enclos à claire voie placé devant cette barrière, oii le poisson entre et d'où on le retire à l'épuisette. Ces deux institutions de i)êche favorisent donc l'augmentation du poisson, en ce qu'elles sont combinées avec des emplacements artificiels pour le frai.
Des établissements de pisciculture moderne pour la culture du saumon et du lavaret furent créés en Finlande à la fin de la période 1850 — 1<S60 par H. J. Holmberg, qui en 1860 devint le premier inspecteur des pêcheries de Finlande. C'est en 1858 que fut créé le premier établissement de pisciculture sur la branche de Stockfors dans le delta du Kymmene. (3n y pratiqua l'automne de de cette même année une fécondation artificielle d'œufs de saumon et de lavaret. En 186o il v
avait déjà dans le pays 9 établissements de pisciculture pour l'élevage du saumon, du lavaret et de la truite. La mort prématurée de Holmberg en 1864 retarda la création de nouveaux établissements de pisciculture; on cessa même peu à peu de se servir de ceux déjà existants, et de la fin des années 1860 au début des années 1890 il n'existait en Finlande aucun établissement de ce genre. Il faut chercher les raisons de cet état de choses en partie dans le fait que ces établissements, fondés par Holmberg d'une manière très peu pratique, ne parurent pas avoir accru sensiblement le poisson, en partie aussi dans le fait que le nouvel inspecteur des pêcheries, le i)rofesseur A. J. Malmgren (inspecteur de 1865 à 1889) était un adversaire de la pisciculture dont il niait Tutilité pratique. Il émit cette opinion dés 1868 dans un article intitulé de la nécessité de protéger le saumon pendant et longtemps avant l'époque du frai»; elle reparaît encore plus nette dans un avis célèbre et traduit en plusieurs langues, remis par lui à la section d'agriculture du Sénat de Finlande sur le caractère pratic^ue de l'introduction de la pisciculture en Finlande.
Pendant ces dernières années, on a vu reparaître quelques petits établissements privés pour la pisciculture. Ils ont poiu- but surtout de faire éclore et d'élever diverses espèces de truites que l'on garde dans des étangs endigués ou que l'on transplante dans de petits lacs et rivières, (^uant aux deux établissements de l'État, celui de la station d'essais d'Fvois et celui du musée de i)êcherie de
Helsingfors, on en parlera avec ces institutions elles-mêmes.
Station d'essais d'Evois. En 1892 on créa à l'institnt forestier d'Evois une station d'essais de pêcherie, dont l'objet est de rechercher de quelle manière la pêche, surtout dans les petits lacs, doit être organisée et pratiquée pour donner les meilleurs résultats. La station dispose de 25 petits lacs forestiers, les uns sans émissaires, les autres réunis entre eux par des rivières et ruisseaux. Elle est dirigée par un des maîtres de l'institut forestier.
Les travaux pratiqués dans cette station peuvent être rangés dans les trois catégories suivantes: l:o) exploration des lacs; 2:o) mesures pour rendre possible et améliorer la pêche et 3:o) pêche. Dans la première catégorie il faut i-anger le levé de cartes bathymétriques des lacs de la station à Téchelle de 1: 2,000; il en existe maintenant pour tous les lacs de la station. En on a institué outre dans une partie de ces lacs des mesures mensuelles de la température de l'eau tant à la surface qu'à des profondeurs diverses avec l'aide d'un thermomètre de profondeur de Negretti et Zambra, et on a pris des échantillons de planchthon aA^ec des épuisettes construites à cet effet par le professeur Henson. Dans une partie des lacs on a déterminé la composition et les limites de la végétation phanérogame, et dressé sur la base de ces recherches des cartes de la végétation de ces lacs.
Pour l'amélioration de la pêche, on s'est à peu près borné jusqu'ici à faire des essais de culture et d'ensemencement d'espèces de poissons
ayant une grande valeur. Dès 1892 on construisit dans la station un établissement de pisciculture, qu'on ne tarda pas cependant à trouver peu i)ratique, et en 1896 on en installa un nouveau à une meilleure place, avec* (piekpies bassins pour nouri'ir l'alevin.
Les espèces dont on a fait éclore les œufs dans l'établissement et (pi'on a transporté dans les lacs de la station ou du dehors ou nourri en bassins sont: la truite, la salveline du Ladoga, la truite irisée américaine, la truite de montagne américaine, la corégone blanchâtre et le lavaret.
En outre on a transporté dans les lacs de la station la brème, le lavaret, l'anguille, la tache et le Micropterus salnioides d'Amérique.
Musée de pêcherie. Dans le cours des années on a peu à peu acheté divers engins de pêche, modèles, appareils de pisciculture, etc., destinés à être montrés dans diverses expositions d'agriculture, de pêcherie et autres. C'est ainsi que se formèrent peu à peu les principaux éléments d'un musée de pêcherie, auquel on assigna en 1894 un petit local, annexé au local administratif de l'inspection des pêcheries. Pour rendre ce musée plus instructif pour le publics on y a installé un petit établissement de pisciculture, où Ton fait éclore des œufs surtout de salmonidés.
Société de pêcherie de Finlande. En 1891 fut fondée la » Société de pêcherie de Finlande» dont le but est de répandre les connaissances nécessaires pour la pratique rationnelle de la pêche, de travailler à l'obtention d'une législation i)rati(pie