‹ Notices sur la Finlande \Chapitre 43 sur 45 · I-:. jr i/j · texte numérisé non relu

I-:. jr i/j

Industrie métallurgique et mécanique . . .

,, de la pierre, ver-

rerie etc.

„ chimique

,, du cuir .

„ textile . .

,, <lu })apier

„ du bois .

„ du bâtiment

„ des denrées de

consommation

„ graphique . .

Total I 34 I 264 | 407 1 72,500| 4 I 6

Les accidents graves, entraînant la mort ou une invalidité totale ou partielle se répartissent de la manière suivante au point de vue de leur nature:

Mort . .

Perte d'un bras, d'une main ou

d'un doigt

Perte d'une jambe, d'un pied ou

d'un orteil

Fracture du bras ou de la jambe Ankylose

Nombre.

En7o

yoml)i'o. En "/(,

Accidents aux yeux 43 14

» aux oreilles 2 1

Lésions internes 8 • 1

Brûlures 2 1

Non indiqués 9 3

Total 298

Sur 1,000 ouvriers assurés, il y a donc en moyenne 0,47 cas mortels et 8,6 cas d'invalidité. Selon les moyennes ordinairement admises, ces chiffres sont resp. de 0,7 et 3,7. La moyenne des cas mortels est donc sensiblement inférieure à la moyenne ordinaire; celle des cas d'invalidité est à peu près la même.

Pour assurer à l'industrie les ingénieurs, contremaîtres etc. dont elle a besoin, on a organisé en Finlande divers établissements d'enseignement. Les débuts remontent à 50 ans: ce furent les » écoles réaies techniques», qui pourtant étaient très insuffisantes au point de vue technique. Cependant l'une d'entre elles, celle de Helsingfors, fut peu à peu développée en une école polytechnique, appelée maintenant » Institut polytechnique». Les autres continuèrent d'exister jusqu'à ce qu'en 1886 l'Etat eût créé des écoles industrielles, destinées à former des chefs d'équipe, contre-maîtres et mécaniciens. Ces écoles sont à deux classes; les cours sont d'un semestre par an, du V octobre au 1*^' avril; le reste de l'année est employé à des exercices pratiques. Les conditions requises à l'entrée sont d'avoir suivi

les cours d'une école populaire. Toutes les écoles de cette espèce, au nombre de 6, ont une section de mécanique et une de constructions ; la seconde est di\fisée en deux sous-sections: une pour la construction des édifices, l'autre pour celle des voies de communication. En outre une de ces écoles comprend une section métallurgique et deux une section chimique; une comprend une section de constructions navales, et deux des cours du soir pour Félectrotechnie. Dans une école, le travail pratique dans un petit atelier annexé à l'école entre aussi comme matière d'enseignement. Le nombre des élèves était en 1897 — 1898 de 323, qui est en même temps le chiffre maximum jusqu'ici atteint. Pour les apprentis qui ont une instruction inférieure à celle de l'école populaire, et qui ne peuvent suivre des cours dans la journée, on a organisé des écoles professionnelles du soir dans la plupart des villes du pays. Les matières enseignées dans ces écoles, dont les frais sont couverts en partie par la commune, en partie par l'État, sont la lecture, l'écriture, le calcul, la tenue des livres et le dessin. Dans les grandes villes, il existe aussi des écoles de ce genre, d'un degré plus élevé, avec un enseignement un peu plus approfondi du dessin etc.; dans la capitale du pays il y a en outre une école centrale de métiers artistiques. Le nombre des élèves dans ces écoles de métiers atteignait 1,600 pendant l'année scolaire 1897 — 1898; l'école centrale en comptait en outre 450.

L'Institut polytechnique de Finlande a des sections d'architecture, d'ingénieurs, de construction de

machines, de technologie chimique et de géodésie. Le cours des 4 premières est de 4 ans, celui de la dernière de 2 ans. Deux seulement de ces sections satisfont directement aux besoins industriels; mais parmi les élèves des autres sections, plusieurs, après une éducation professionelle à l'étranger, ont travaillé dans le domaine industriel. La plupart des élèves ont passé l'examen d'étudiant avant d'entrer à l'Institut. Le nombre des élèves était entre 1889 et 1898 en moyenne de 150; pendant les dernières années il a été de beaucoup supérieur à cette moyenne.

A mesure que le nombre des élèves s'accroît dans l'Institut, il est à penser qu'un nombre toujours plus grand se tournera vers l'industrie, oii le besoin se fait sentir d'employer des forces indigènes, et ce fait contribuera aussi pour sa part au développement de l'industrie nationale. C'est surtout le problème de l'utilisation croissante pour l'industrie de l'énorme force hydraulique de la Finlande qui offre un vaste champ à l'activité des techniciens nationaux, et qui sera sans doute résolu avec l'aide de la plus jeune de toutes les sciences techniques, l'électrotechnie.

La Société technique, à Helsingfors, qui compte parmi ses membres des représentants des sciences techniques aussi bien que des ingénieurs, des architectes et des techniciens occupés dans les différentes industries, constitue un organe central pour l'échange d'idées en matière technique. Les discussions au sein de cette Société, ainsi que les ex-

cursions organisées par elle, ont donné une impulsion utile aux études techniques et au travail industriel.

Forssa (Finlande), Avril 1900.

K. E. Palmén,

Ancien intendant des manufactures en Finlande.

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