‹ Notices sur le Bas-CongoChapitre 2 sur 57 · I. - LES COURS D'EAU · texte numérisé non relu

I. - LES COURS D'EAU

LE CONGO. ~ Le bas-fleuve et son embouchure. — Le Congo se jette dans l'Océan Atlantique par environ 6" de latitude Sud et \2°3(y de longitude Est de Greenwicli, entre la pointe de Banana ou pointe française, au Nord, et la pointe portugaise, appelée aussi pointe des Requins ou Shark-Poini, au Sud. Entre ces deux pointes, rembouchure du Congo atteint une largeur d'environ Il kilomètres.

« A son arrivée dans l'océan, le Congo se heurte au courant maritime qui, venant du Sud, longe la côte. La masse sombre de ses eaux chargées de sédiments et charriant des matières flottantes de toute espèce, est refoulée vers le N.-O. Elle continue sa course dans cette direction, traçant un large sillon d'eau douce au sein des flots salins. A 20 kilomètres au large, on recueille encore de l'eau douce à la surface de l'océan.

y> Entre l'Ile de Bulabemba et la rive portugaise, le fleuve a une largeur moyenne de 5 kilomètres. » {Mouve^nent géographique, 1898.)

Les rives du fleuve. — Jusqu'à l'approche de Ponta da Lenha, les rives sont constituées par des criques profondes, des îles limoneuses

et basses, couvertes d'une végétation dense composée presque exclusivement de palétuviers.

En face de Ponta da Lenha, le Congo so divise en deux bras immenses qui se rejoignent un peu en amont du Monolithe, en vue de Homa. Ils contournent une île longue et basse, l'île de Mateba.

Bras supérieur, — Au delà de Ponta da Lenlia, les criques disparaissent. La rive nord du bras supérieur du fleuve continue d'être basse; elle n'est que la continuation vers le fleuve de la vaste plaine marécageuse de Kesa-Vungu et des marécages de la Lukunga. Ce n'est qu'en a:nont de l'embouchure de cette rivière que les collines se raj)prochent du fleuve, jusqu'à le dominer au Monolithe.

La rive sud du bras supérieur est également basse; c'est l'île Mateba, composée en majeure pnrtie de marais et de plaines. Elle se relève un peu au Sud-Ouest du Monolithe, où deux collinrs constituent le Cul de P>oma.

Bras inférieur. — L'île Mateba forme la rive nord du bras inférieur; la rive sud est en territoire ()ortugais. Ce bras est subdivisé en une quantité de bras secondaires par un véritable archipel d'îles basses. A partir du point se trouvant à peu près en face de Ponta da Lenha, en territoire portugais, les îles deviennent de moins en moins boisées, et le paysage de la rive change; on y aperçoit des montagnes assez élevées, très découpées, rougeâtres, avec des herbes et de rares palmiers. C'est un aspect singulièrement âpre. Une chaîne de collines vient mourir au bord du fleuve : c'est la roche Fétiche. {Bd. Dupont.)

M. Jungers divise la partie navigable du Bas-Congo en trois zones : l" la zone des eaux saumâtres; 2** celle des sables; 3° celle du granit.

F — La zone des eaux saumâtres, ou zone argileuse, s'étend depuis Hanana jusqu'à Mateba. Sa végétation se compose presque exclusivement de palétuviers dans sa partie inférieure, c'est-à-dire depuis Banana jusqu'à Malela; de palmiers et grosses essences depuis Malela jusques et y compris la partie ouest de l'île Mateba. Dans cette zone, le lit du fleuve est parsemé, vers ses bords, d'une foule d'îles allongées, basses, en grande partie submergées à marée haute, et séparées par des bras secondaires, dont la largeur

varie entre 500 et 600 mètres. Le bras principal du fleuve a une largeur allant de 5 à 10 kil. On peut prévoir qu'il dégradera constamment ses bords, s élargira, tandis que sa profondeur actuelle, grâce à la vitesse du courant, restera sensiblement la même; ainsi, son débit augmentera au détriment des criques qui, bordées d'une végétation fort touffue ou de palétuviers aux racines multiples, arrêteront constamment les sables charriés et se combleront.

2° — La zone des sables s'étend depuis Mateba jusqu'à Boma. C'est la partie du fleuve où la navigation est le plus difïicilc,à cause des nombreux bancs de sable, dont les déplacements coniinuels se constatent à la sonde, dans des temps fort courts. Les îles de cette zone ne sont que des bancs plus élevés. Elles divisent le lit en trois bras secondaires dont la largeur varie.

3° — Pour la zone granitique, voir la notice de la feuille 4.

Le lit sous-marin du fleuve. — Les sondages qui ont été opérés à l'embouchure du Congo démontrent clairement que le vaste chenal du fleuve se prolonge jusqu'à une distance de 300 milles (550 kil.). Le chenal est produit d'abord par l'action du courant, ensuite par les détritus de tout genre roulés par les eaux du fleuve et qui, en se déposant en mer, de chaque côté de celui-ci, y constituent deux hauts talus.

Ces sondages ont permis de constater qu'actuellement, a la partie supérieure de ces talus, il n'y a plus qu'une profondeur de 180 mètres, tandis que le chenal maritime qu'ils forment aux eaux du fleuve a des profondeurs de 1,800 mèlres et plus. En d'autres termes, depuis la période de formation du Congo, il s'est formé en mer, de chaque côté du courant, deux immenses montagnes sous-marines composées de débris et de vase, montagnes qui se sont progressivement élevées et atteignent, à l'heure présente, une hauteur de 1,640 mètres. {Cap. Thomson.)

Débit du fleuve. — En prenant le fleuve à la hauteur de la pointe de Bulabemba, où il a une largeur de 5 liilom., une profondeur allant jusqu'à 600 pieds (183 mètres) et une vitesse de 2 mètres à la seconde, on peut estimer son débit à 1,000,000 de mètres cubes par seconde.

Vitesse du courant. — A Boma, la vitesse du courant varie entre 2 et 5 nœuds (I m. à 2 m. 50 par seconde).

En face de Malela, la vitesse moyenne est de 2 m. 50 à la seconde.

A Banana, pendant le flux, le maximum de vitesse relevé varie entre 0.2 nœud (0 m. 10) et 2.1 nœuds (1 m. 08 par seconde); pendant le reflux, entre 0.5 nœud (0 m. 25) et 3.2 nœuds (1 m. 65). (Voir tableau, page 22.)

La marée. — I-a marée se fait sentir jusqu'à Boma.

A Banana, la différence de niveau de l'eau entre la marée haute et la marée basse varie entre 0 m. 40 et 1 m. 82. (Voir tableau, p. 22.)

A Ponta da Lenha,il y a encore une marée de 0 m. 53; à la roche Fétiche, 0 m. 15; à Boma, elle n'est plus que de 4 à 7 centimètres.

La Lukung^a. — AfHuent de la rive droite du Congo. De Zambi au village de Lukunga, les rives de la Lukunga sont constamment basses et marée '«geuses. Elles se relèvent seulement aux approches de ce dernier village, situé sur une des collines qui entourent le grand marais de Vungu,

La Lukunga est un cours d'eau important. C'est le tributaire le plus considérable que le Congo reçoive, sur la rive droite, en aval des chutes.

La Lukunga coule généralement dans une direction Nord-Sud, mais la vallée de son cours supérieur, vu le grand nombre de ses affluents, est d'une très grande largeur en longitude.

La Lukunga forme à peu près la limite eiitre la zone des schistes cristallins et celle des alluvions; à l'Ouest, sur la rive droite, le pays est très plat, tandis que sur la gauche commence la région des collines déréglées. (Rolin.)

La Lukunga reçoit, sur sa rive droite, le Kwilu qui est alimenté lui-même par de nombreux sous-affluents. Le bassin du Kwilu est richement arrosé. Le paysage est féerique : ses magnifiques vallées sont remplies de palmiers élaïs, les pentes et les croupes sont couvertes par la forêt vierge dans toute sa sauvage beauté. Les villages se montrent les uns à la suite des autres « en files bien entretenues ». (von Schwerin.)

La Lusana-Bola. — La rivière Lusana-Bola prend sa source tout près de celle de la rivière Luibi. La ligne de faite entre ces deux rivières, à leurs sources, se réunit à la grande ligne de faîte du Kwezi, par un mince éperon dont la largeur n'excède pas trois

mètres au sommet, et dont les pentes, presque à pic, forment deux précipices où se découvrent, à l'Ouest, la source du Luibi ; à l'Est, celle de la Lusana-Bola.

« Au point où le sentier la traverse, près de Shiboali, dit le capitaine Cabra, la rivière Bola, dont le courant est presque insensible, a une largeur de 400 mètres et une profondeur moj'enne de 1 m. 10 (mois d'octobre). Elle est complètement couverte de papyrus (ou plutôt de ce qu'on appelle ici papyrus). «

La vallée du Bola s'épanouit déjà à Kola dans la grande plaine de Kesa-Vungu, en un vaste marais dont les indigènes utilisent, en saison sèche, les parties émergeant, comme champs de culture.

La rivière s'y distribue en marigots, dont les derniers enchevêtrements se confondent avec les extrémités des criques de la rive Nord.

La vallée du Bola est plus importante que celle de la rivière Luibi, qui cependant conserve de l'eau à l'étiage. {Sterpin, Cabra.)

La Bugulu ou Mungu. — Petite rivière qui se perd dans les criques du Nord, à l'Ouest de la plaine de Kesa-Vungu; elle court un instant parallèlement au fleuve, entre deux montagnes.

La Mungu ne paraît pas avoir un cours bien étendu; le peu de largeur du lit, à sec une partie de l'année, semble annoncer qu'elle n'est quel'exutoire de torrents quelque peu éloignés. (Sterpin.)

La Tshienda-Kububu. — Rivière prenant sa source non loin de Kuku et se déversant dans les criques du Nord. A hauteur de Bota, la rive est obstruée par la végétation. En cet endroit, la rivière coule du Nord au Sud et est large d'une vingtaine de mètres à la saison des pluies. On la passe à gué.

La Luibi. — « La traversée des forêts qui avoisinent la source de la Luibi et une partie de son cours supérieur, dit Sterpin, est particulièrement pénible. C'est la forêt vierge dans toute sa beauté, mais aussi avec tous ses obstacles. «

« A Tshikai, la rivière est encaissée entre deux hautes montagnes présentant une large expansion en face de ce village. Elle coule dans une direction S.-O. La vallée est admirablement boisée, contrastant en cela avec les immenses plateaux dénudés qui la bordent des deux côtés. »

Aux eaux hautes, la rivière est ditficile à traverser.

A Lemvu, il y a un gué. Aux eaux hautes, elle atteint, à. cet endroit, une largeur de îiOO mètres et une profondeur de 1 m. 80 à 3 m. 45. Une végétation dense envahit les rives jusque dans la rivière. Pour traverser celle-ci, les indigènes doivent se frayer un passage à la hache. A Kamba, il y un gué. (Slerpin, D>' Etienne.)

Son embouchure. — En entrant dans le Zadia-Kanzi (crique de Banana à Tshimpozo), que Sterpin appelle Sakane, la Luibi se décompose en un labyrinthe de criques tortueuses qui se perdent dans les palétuviers et lui font une embouchure des plus compliquées. {Sterpin.)

Les petits fleuves du littoral de lEtat. — Tout le pays, depuis Moanda jusqu'à Cabinda, région essentiellement marécageuse, constitue une sorte d'immense réservoir ayant quelques débouchés sur la mer : ce sont les rivières Tonde ou Moanda. Kumbi, Masambo, Lumbo, Lunga, etc. Par suite de l'accumulation naturelle des eaux en un point déterminé, ou par suite des travaux auxquels se livrent les indigènes en vue de la pèche ou de la récolte du sel, il se fait que, tantôt l'un, tantôt l'autie des débouchés se trouve ouvert, et qu'alors l'eau s'y précipite avec une violence extraordinaire pendant plus ou moins longtemps, jusqu'à ce que ce débouché se ferme de lui-même, lorsque les eaux sont, soit évacuées, soit arrêtées par le sable apporté par la mer, ou lorsqu'elles ont trouvé une autre issue par l'une des embouchures voisines.

Toutes ces rivières communiquent entre elles, de sorte que toute modificalion apportée naturellement ou artificiellement au régime de l'un des cours d'eau se répercute infailliblement sur les autres. C'est ce qui explique que toutes ces rivières sont intermittentes. I/expérience de la chose a été faite de tout temps.

En l'espace de moins d'un mois, on rencontre la rivière Lumbo à sec et coulant à plein bord en un rapide formidable, que nul ne pourrait songer à fianchir ni à la nage ni en canot. Son courant est alors d'au moins 30 milles à l'heure, sa largeur de 40 mètres, sa profondeur moyenne de 1 mètre, de sorte que l'on peut estimer à 2 millions le nombre de mètres cubes d'eau qu'elle déverse, à l'heure, dans la mer.

Il en est de même pour la Tonde ; après l'avoir traversée à sec, on la trouve, huit jours plus tard, déversant des masses d'eau considérables dans la mer, sans que, durant ce temps, aucune pluie ne soit tombée.

La Kumbi présente les mêmes pnrticularités : tantôt ses trois débouchés sont ouverts sur la mer, tantôt elle se déverse par un unique exutoire de 1 m. 50 de largeur, précisément parce que, à cette époque, la Tonde, la Masambo et la Lunga forment des rapides très abondants.

A ce propos, il est curieux de constater la diversité qui existe entre les cartes de la région du littoral dressées d'après des itinéraires ou des voyages exécutés à des époques différentes.

La carte de Gomes de Souza indique une Tonde au Sud de Moanda, une Masambo a la pointe du Diable.

La carte de Chavannes, outre la Tonde et la Masambo, indique une Kumbi au Nord immédiat de Vista.

La carte dOliveira n'indique ni de rivière au Sud de Moanda ni au Nord immédiat de Vista, ni à la pointe du Diable, mais en revanche, elle place deux embouchures entre Moanda et Vista, là où les cartes précédentes n'en placent aucune.

La Kumbi, au temps de sa plus forte crue, se jette dans la mer par trois petites ouverlures : la plus septentrionale n'est qu'un filet d'eau incapable d'en déverser 10 mètres cubes à l'heure ; la deuxième, un peu plus importante, peut donner 50 mètres cubes à l'heure ; l'ouverture méridionale, la plus considérable (courant : 10 mètres à la minute ; largeur : 1 m. 50 ; profondeur moyenne : 0 m. 20) peut amener 200 mètres cubes au maximun à l'heure.

Au pied de Tshiama, la Kumbi est resserrée et n'a qu'une largeur d>i 15 mètres, mais son courant peut atteindre une vitesse de 3 à 4 milles et une profondeur moyenne de 1 m. 25: il peut donc donner un débit d'eau de 1 12,500 mètres cubes a l'heure.

Une aussi grande quantité d'eau ne peut se déverser dans la mer par les seules embouchures de la Kumbi ; une pariie se déverse dans le-; ch naux reliant entre eux les petits lleuves du littoral. {D'après Vexposé des litiges j^cndants entre l'État Indépendant et le Portugal en 180 1.)

La Moanda, d'après M. A. Bolle, se déverse dans un lac d'eau salée qui se trouve au bord de l'Océan. A la saison des pluies, la rivière submerge, sur une très grande étendue, les teries qui la

bordent. En saison sèche, ses eaux n'ont pas d'issue apparente, l'écoulement se fait probablement par infiltration. Dans les moments de forte mer, les vagues escaladent la barre et se déversent dans le lac situé à l'embouchure de la rivière.

Tableau récapitulatif des cours d eau

Bambu. — Affluent de la rive Ouest du Lumbula ou Sang-u- Sangu.

Bemba. — Affluent de la rive gauche du Kirabasa.

Bengo. — Petite rivière qui sort du marais de Sumbi et se jette dans la Lunga.

liiNZA. — Affluent de la rive gauche du Kwilu.

BoLA. — Rivière affluent du Congo. Cette rivière est aussi connue sous les noms de l>olo, Sona-Bolo et Lusana-Bola. (Voir pp. 4, 5». 15, 17, 18 et 47.)

BoNZA. — Affluent de la rive droite du Kwilu.

BuGULU ou MuNGU. — Afflucut du Congo, près de Lukila. (Voir page 5.)

BuiNDiNi. — Affluent de la rive droite du Kwilu.

BusELiLi. — Voir Selili.

Congo. — Fleuve : depuis la roche Fétiche jusqu'à son embouchure. Dans cette section, le fleuve reçoit, sur sa rive droite, les rivières Lukunga, Lusana-Bola, Bugulu ou Mungu, Tshienda- Kububu, Luibi et Netombe. (Voir pp. 1 à 4.)

Dinga-Manga. — Chenal entre la mare de Bude et la lagune de Lunga.

FuATo. — Rivière marécageuse, affluent de la rive gauche de la Venzo.

FiîMBA. — Affluent de la rive droite de la Luibi, en aval de Tshikai. (Voir p. 15.)

Ganzi. — Affluent de la rive droite de la Lukunga. (Voir p. 4.) GoMUiLA. — Affluent de la rive gauche de la Lukunga. (Voir p. 4.)

Itumba. — Affluent de la Kumbi occidentale.

Kanga. — Affluent de la Kumbi occidentale. (Voir p. 24.)

Kanzi. — Affluent de la Kumbi.

KiMBAZA. — Affluent de la crique de Netombe.

KoKOGANDu.. — Affluent de la rive gauche de la Lukunga. (Voir p. 4.)

KoMBO. — Affluent de la rive gauche de la Bemba.

KuBUBU. — Voir Tshienda-Kububu.

Kumbi. — Rivière qui se jette dans l'Océan Atlantique, un peu au Nord de Vista. El'e est formée de la Kumbi orientale et de la Kumbi occidentale. (Voir pp. 6, 7, 23 et 25.)

KwiLU. — Affluent de la rive droite de la Lukunga. (Voir pp. 4, 19 et 41.)

LoNZE. — Affluent de la rive gauche de la Gomuila.

LuLOPE. — Cours d'eau qui prend sa source sur le versant Ouest du plateau de Nime-Tshiama, traverse le marais Libunzi,et devient, au sortir de celui-ci, la rivière Venzo.

Luibi. — Affluent du Congo. Cette rivière sort de la lagune Bamba-Kulu (territoire portugais). (Voir pp. 5, 6, 16 à 18 et 23.)

Lukunga. — Affluent du Congo. (Voir pp. 2, 4, 14 et 19.)

LuMANYA. — Voir Mayoyo.

LuMBO. — Rivière-chenal du littoral, au Nord de la mare de Bude. (Voir pp. 6 et 11 et rivière Venzo.)

LuMBULA ou Sangu-Sangu. — Rlvière-chenal reliant entre eux les petits fleuves du littoral de l'Etat. Gué près de Sensitu. Elle traverse des terrains marécageux qu'elle inonde en plusieurs endroits. (Voir p. 23.)

Lunga. — Rivière-chenal du littoral qui se jette dans la lagune de ce nom. Cette dernière communique avec l'Océan, mais d'une manière intermittente. Elle est en communication avec la lagune de Malumba. (Voir pp. 0 et 7.)

LusANA-BoLA. — Voir Bola et pp. 4, 5, 15, 17, 18, 47.

Magunga. — Voir Talamanga et p. 18.

Mangu. — Affluent de la rive Est de la Lumbula ou Sangu-Sangu.

Masambo. — Rivière-chenal du littoral, qui se déverse dans la lagune de Malumba. (Voir pp. (>, 7 et 11.)

Mayoyo-Lumanya. — Chenal entre la mare de Budc ou de Malongo et la lagune de Lunga. (Voir p. 11.)

Mazi-Nikoma. — Affluent du Sangu-Sangu.

MoANDA. — Voir Tonde.

MuNA-DuNDJi. — Chenal entre la mare de Bude ou de Malongo et la lagune de Lunga. (Voir p. 11.)

MuNGu. — Autre appellation du Bugulu. {Slerpm.)

Netombe. — Rivière formant crique au Nord de Banana. (Voir pp. 13 et 17.)

NuMBULA. — Affluent de la rive Est de la Lumbula ou Sangu- Sangu.

Panzo. — Petit affluent du marais de Libunzi. Panzu. — Voir Shimpubo et p. 18.

RuBiLA. — Affluent de la rive Est de la Lumbula ou Sangu- Sangu.

Sambo. Ruisseau coulant vers la rivière BoIm.

Samvi. — Affluent de la rive droite du Kwilu.

Sango. — Affluent de la Tomazi.

Sangu-Sangu. — Voir Lumbula.

Selili. — Affluent de la rive gauche du Luibi. (\o\v Buselili et p. 24.)

Shiexzo. — Affluent de la rive droite du Luibi. Sort de lotang de roio et reçoit la Talamanga. (Voir pp. IG et 18.)

Shikote. — Rivière de la région frontière coulant au Sud de la borne d'IIomba et se déversant dans la lagune Bamba-Kulu (territoire portugais) de laquelle sort la rivière Luibi.

Shilianga. — Affluent de la rive gauche de la Luibi.

Shimpubo ou Panzu. — Affluent du Talamanga.

Siadede. — Affluent du Selili.

SoKA-MoNGo. — Affluent de la crique de Netombe.

SoNA-BoLo. — Voir rivière Bola.

SuLi. - Petite rivière qui sort du marais du Sunya et se jette dans la I.unga.

Talamanga ou Magunga. — Affluent de la Shienzo. (Voir p. IS.) ToAiAZi. — Affluent de la rive droite de la rivière Luibi. Tonde ou Moanda. — Rivière du littoral, qui se déverse dans la mer à Moanda (Mission). (Voir pp. 6 et suivantes.) TsHiENDA-KuBUBu. — Affluent du Congo. (Voir pp. 5, 16 et 17.) TsHisENGi. — Affluent de la rive gauche de la Lukunga.

Vaduxgu. — Ciienal parallèle à la Lunga.

Venzo. — Kivière qui se Jette dans la mare de Budo d'où ses eaux coulent tantôt vers le Nord dans le chenal de Lumbo, tantôt vers le Sud, dans les chenaux Mayoyo-Lumanya et Dinga-Manga, lesquels aboutissent à la lagune de Lunga.

Yanga. — Petit affluent du marais de Libunzi.

Marais, lagunes, étangs.

Bide ou Malongo. — Mare qui reçoit les eaux de la A^enzo. (Voir Venzo ci-dessus.) Elle communique avec la lagune de Lunga par deux chenaux principaux, le Mayoyo-Lumanya et la Dinga-Manga. (Voir pp. 8,9 et 10.)

Kesa-Vungu. — Immense plaine marécageuse où se déverse la rivière Bola. (Voir rivière Bola et pp. 2, 4, 5 et 15.)

LiBUNzi. — Marais de la région du littoral. Il communique avec la Lulofe et la Venzo. (Voir pp. 9 et 10.) Lunga. — Lagune du littoral. (Voir rivière Lunga et p. V.\.)

Malongo. — Voir lîude.

Malumba. — Lagune du littoral. (Voir rivières Lunga et Masambo.)

Olo. - Voir rivière Siiienzo.

Shikanga-Pungi. — Marais sur la rive gauche de la Venzo. SuMBi. — Voir rivière Bengo.

SuNYA. — Voir rivière Suli.

Veva. — Marais au Sud de la Venzo.

VuNQu. — Marais compris entre les collines de la Lukunga, près du village de Lukunga. (Voir pp. 4, 14 et 19.) VuiLA. — Marais de la région du littoral au Sud de la Venzo.

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