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Modifications quantitatives des albumines du sérum

Notre thèse inaugurale a été consacrée aux modifications quantitatives des albumines du sérum sanguin à l’état pathologique (1). Les protéines totales étaient dosées par réfractomé-

trie le rapport —- ou quotient protéique, par la méthode ’ globuline,

de Rôhrer ; la réfractométrie et la viscosité du sérum étant connues on en déduit, grâce à des tables, le quotient protéique (2).

C’était là la partie la plus intéressante de notre travail, car ce sujet n’était pas du tout étudié en France, à cette époque, s’il l’a été beaucoup depuis, et en particulier à propos de la néphrose lipoïdique.

La méthode que nous avions employée n’était certes pas sans reproches. La réf ractométrie donne un taux d’albumine trop fort (normalement 80 à 83 grs au lieu de 75 environ par litre de sérum), et cela d’autant plus que le sérum contient plus d’urée (cette cause d’erreur pouvant être corrigée par des tables) et surtout de lipides. Nous mêmes avons attiré plus tard, et après d’autres, l’attention sur ces faits (3). De plus la méthode de Rôhrer est bien approximative. Pour mener à bien ces recherches, il eut fallu employer les méthodes chimiques : azotométrie pour les protéines- totales — ce que nous avons fait bien des fois plus récemment — et méthode de Howe pour apprécier le taux respectif de la sérine et de la globuline. Le rapport

—— est normalement de 1,5.

globuline

(1) Index n- 27.

(2) Index n' 48

(3) Index n° lafi, avec MM . Cristol et Monnier.

Quoi qu’il en soH de ces réserves prudentes, nous avions vu à peu près ce qu’ont vu beaucoup d’autres par la suite. L’hypoalbuminose est fréquente — et beaucoup plus interprétée actuellement comme liée à une déperdition en albumine qu’à l’œdème du sang, ce que nous avions eu soin de faire remarquer. Quant aux modifications du quotient protéique, elles se font presque toujours dans le sens de l’augmentation ; le quotient devient égal ou même inférieur à l’unité, le taux de la sérine diminuant par rapport à celui de la globuliue.

Notre attention n’avait pas été attirée en 1924 sur l’inversion du quotient constatée dans la néphrose avec œdème. Mais nous l’avions trouvée dans bien d’autres circonstances, et notamment chez les hépatiques ; d’une façon générale, les détails observés par nous dans les différents états pathologiques ont été retrouvés par les très nombreux auteurs qui se sont occupés de cette question.

Au demeurant, la baisse du quotient protéique, comme l’hypoalbuminose, est une éventualité relativement fréquente, qui se rencontre dans des états variés, et qui ne saurait guère caractériser une maladie bien déterminée, encore qu’on doive reconnaître, à l’heure actuelle, qu’elle est surtout accentuée dans les cas d’œdèmes, surtout rénaux (ou dits rénaux), particulièrement accusés.

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